
Pour contrer cette accusation et maintenir la pression sur Qualcomm, qui refuse de payer les royalties demandées, Broadcom a proposé plusieurs initiatives montrant sa bonne foi. Tout d'abord, la société a annoncé son intention de ne pas réclamer de droits sur les terminaux destinés aux agences gouvernementales et organisations, leur permettant de passer outre l'interdiction d'import.
Un accord privilégié avec Verizon Wireless

En contrepartie, Verizon s'engage à ne pas tenter de contrer la décision de l' ITC ( International Trade Commission ), à l'origine de la sanction à l'encontre de Qualcomm. D'autre part, Broadcom et Verizon vont renforcer leurs partenariats sur de nombreuses solutions sans fil, Bluetooth, GPS, réseaux optiques, xDSL, etc.
Qualcomm joue l'apaisement et salue l'initiative de son adversaire (ce qui l'arrange aussi puisque ce sont des puces Qualcomm qui sont embarquées dans les téléphones), mais signale que les conditions de l'accord sont beaucoup plus favorables que celles que Broadcom tente de lui imposer et que les risques de provoquer un goulot d'étranglement sur le marché de la téléphonie mobile existent toujours.
Son dernier recours repose sur la décision du président Bush, qui peut encore casser la décision de l'ITC. Le gouvernement a jusqu'au 6 août prochain pour évaluer la situation et exprimer son avis. Les manoeuvres de Broadcom visent à réfuter l'argument d'obstruction du marché émis par Qualcomm.