Création et Internet : nouveau coup de gueule de l'UFC
La veille de l'examen du projet de loi Création et Internet, l'association de consommateurs UFC-Que Choisir fustige à nouveau le texte.
Le texte du projet de loi Création et Internet commencera finalement à être débattu sur les bancs de l'Hémicycle à partir de mercredi, au plus tôt. L'UFC-Que Choisir qui avait déjà pris position contre le texte en remet une couche, se posant même la question de la nécessité d'une telle loi qui a toujours été légitimée par la crise que traversent l'industrie du disque et du cinéma.
" Ce projet présuppose que les secteurs culturels sont en faillite. Or cela est faux car, pour la musique par exemple, la baisse indéniable des ventes de CD est compensée par la croissance significative des recettes provenant des concerts, des sonorisations publiques et des produits dérivés, écrit l'UFC. "
Une loi dont l'essence même est sujette à caution pour l'UFC et qui de surcroît va à l'encontre de principes fondamentaux comme la présomption d'innocence :
" Le projet de loi propose un dispositif pouvant conduire à la suspension de la connexion d'un internaute simplement suspecté. Ce dernier serait alors fiché pour empêcher qu'il ne s'abonne chez un autre opérateur. Le principe de la présomption d'innocence est bafoué dans la mesure où, identifié par son adresse IP comme téléchargeur présumé, c'est à lui qu'il revient de faire la preuve de sa bonne foi. "
Une adresse IP utilisée pour confondre un internaute qui suscite toujours autant d'inquiétude de la part de l'UFC, indiquant avoir fait constaté par huissiers et dans un rapport d'expert que " pirater la connexion Internet sans fil de n'importe qui est à la portée de tous ".
Face à un texte qui n'apporte à ses yeux rien de bon tant pour les consommateurs que pour les artistes, l'UFC-Que Choisir tente de refaire vivre l'idée d'une licence globale :
" La priorité doit être à la réconciliation des artistes avec leur public. Dans cette perspective, l'association propose la licence globale, un système d'abonnement donnant un droit d'accès à la culture. Cette solution est plébiscitée par des organismes représentants des artistes comme la SPEDIDAM ou l'ADAMI et même par le groupe Warner aux Etats-Unis. "
- Un député socialiste a tenté en vain d'introduire la notion de licence globale pour la musique dans le cadre du projet de loi Création et Internet.


Poser une question


certain qui se plaignent d'être piraté mais qui ne veulent pas payer d'impôts et qui essaie de se barrer en suisse ou en Belgique.et en plus on leur filent encore la légion d'honneur des fois,même ça c'est brocardé.pauvre (dans tous les sens du terme)France
Non franchement ,ce n'est pas ceux là que je vais pleurer,faudrait qu'il redescende sur terre (de même que nos sinistres) et qu'ils se posent les vrais questions...
p. réveillez vous ils sont devenus cinglés.
Et d'accord avec mapool sur ces soit disant star qui touche du fric des majors qu'ils nous pompent sur nos supports numérique vierges.
et pour les offres "légal" il faudrait déjà augmenter la qualité du son (on devrait avoir de qualité studio lossless) marre du 128,256 kbits.
Et j'effleure seulement le sujet on pourrait parler des années 80 90 ou l'industrie du disque pouvait faire ce qu'elle voulait en terme de distribution en employant des prix excessifs
et entre nous c'est peine perdu de contrôler le web, mais bon ça donne du boulot a nos cher politiciens qui devrais se creuser la tête au lieu de se pignoler dans l'hémicycle
tout les maux de la société sont liés à la crise sauf la chute des ventes de cd-dvd , bizarre quand même