Internet et vie privée: les Français pour le droit à l'oubli

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Nathalie Kosciusko-Morizet tire le bilan de la consultation publique sur le droit à l'oubli numérique qui remporte l'adhésion des internautes français.

Facebook-open-graphLundi a eu lieu la journée pour quitter Facebook avec près de 34 000 membres ( 0,0085 % du total des utilisateurs ) qui ont pris l'engagement de se détourner du réseau social, principalement en raison de son respect de la vie privée à géométrie variable. Facebook est en effet coutumier de quelques couacs médiatiques à ce niveau qu'il s'évertue à corriger le plus rapidement possible dès que la grogne monte, comme des paramètres par défaut trop bavards.

C'est ce même lundi que la secrétaire d'État chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique a dressé le bilan de la consultation publique sur le droit à l'oubli initiée mi-avril. Un " simple hasard du calendrier ", a assuré Nathalie Kosciusko-Morizet.

De cette consultation publique, il ressort que 74 % des votants ( 464 participants ) sont favorables à l'instauration d'un droit à l'oubli numérique. La semaine dernière, un baromètre Microsoft réalisé par TNS Sofres indiquait que 75 % des Français ( 1 200 personnes interrogées ) sont inquiets en matière de respect de leur vie privée sur Internet et de l'usage qui peut être fait de leurs traces numériques. Ils sont 48 % à estimer qu'il est facile de contrôler les données personnelles sur Internet.

Les priorités identifiées comme absolues d'un tel droit à l'oubli sont la possibilité de résilier facilement des comptes sur des réseaux sociaux, de faire effacer un profil publicitaire et pour l'Internet mobile de toujours demander le consentement explicite pour l'utilisation de données de géolocalisation.

Nathalie Kosciusko-Morizet a également pris acte de contributions libres parmi lesquelles une date de péremption pour les données publiées, la possibilité pour l'internaute de désindexer son nom des moteurs de recherche.

Du fait de son caractère international avec les limites du droit européen et français, la secrétaire d'État appelle les acteur de l'Internet à l'élaboration d'une charte sur le droit à l'oubli numérique :

" Cette charte que nous négocions sera le symbole d'une action collective contre certaines dérives constatées aujourd'hui. Elle donnera une traduction concrète aux principes de consentement, de droit à l'information, et de droit d'accès, de rectification et d'opposition. "

Juste une charte donc... Autant dire qu'il demeure à la charge de l'internaute d'avoir bien conscience de ce qu'il fait et publie sur le Net.

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Le #650051
464 participants, si on enlève tous les membres du gouvernement et assimilé, y'a encore du manque. ET cela est sensé être une opération succès représentant la france ... mais achevez les .
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Anonyme
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