Enchères pour la 4G : levée de boucliers face à Orange
À l’approche des enchères pour l’obtention des fréquences 4G en France, on a droit à une levée de boucliers face à l'opérateur Orange. Bouygues Télécom, Free et SFR craignent en effet qu'il ne rafle une trop grande partie, coupant ainsi l'herbe sous le pied à la concurrence.
Les opérateurs Bouygues Télécom, Free et SFR viennent de s’adresser à l’État au sujet des enchères qu'il organisera durant l'été prochain pour l’obtention des fréquences 4G. Ils craignent en effet qu’Orange, de par sa puissance financière, ne fasse une razzia, ne laissant ainsi aucune possibilité de concurrence.
Bouygues Télécom, Free et SFR réclament de ce fait la fixation d’un plafond d’achats, comme cela s'est vu en Allemagne, en Espagne et en Grande-Bretagne, afin d’éviter qu’un opérateur ne dispose de la moitié des fréquences, seuil à partir duquel on parle de position dominante. Ils demandent aussi l’intégration, dans les modalités d’acquisition, d’une obligation de partage de réseau, de façon à ne pas pénaliser les petits opérateurs qui ne pourront pas obtenir de fréquences.
Reste que l’État n’entend pas non plus être trop contraignant lorsqu’il proposera ses fréquences 4G, afin d’engranger un maximum d'argent. Car avec les enchères en question, il espère faire rentrer au moins deux milliards d’euros dans ses caisses.
- L'Inde, deuxième marché mondial de la téléphonie mobile, s'apprête à lancer les enchères sur les fréquences qui lui permettront d'entrer dans l'ère de la 3G et du WiMAX.
- Selon le journal La Tribune, le gouvernement français ne souhaiterait plus distribuer la quatrième licence 3G en une fois sous forme d'un appel d'offre mais pourrait proposer une mise aux enchères des blocs de fréquences.



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Après ils vont vendre l'air ?
Quant à l'air, la provisoirement défunte taxe carbone ou les actuels projets d'interdire l'accès de certaines villes à des voitures de plus de X ans ressemble bien à une taxe sur l'air à peine déguisée.