Jeux vidéo et violence: les jeunes instables seuls concernés
Le par Toviraaj A. Source : Daily Tech
Depuis toujours, l’homme se repose sur des boucs émissaires tout trouvés afin d’essayer de cerner les causes de ses divers soucis.

Depuis toujours, l’homme se repose sur des boucs émissaires tout trouvés afin d’essayer de cerner les causes de ses divers soucis. En effet, si au Moyen Age, c’était le mauvais œil de la voisine – sorcière puisque vieille fille – qui faisait tourner le lait, et, plus près de nous, si la sècheresse est définitivement « planifiée » par les Américains qui contrôlent le climat, aujourd’hui, il est de bon aloi pour certains de pointer un doigt accusateur vers le phénomène videoludique.
En effet, après les interminables débats sur la violence et les jeux vidéo (pensez à la croisade de l’inénarrable Jack Thompson) où divers intervenants s’y sont immiscés – Benoît XVI, des élus UMP etc. – maintes recherches ont été menées afin d’essayer de circonscrire ce « problème de société ». Les raccourcis étant tentants, les recherches s’imposaient d’elles-mêmes.
Ainsi, une étude publiée dans le magazine Psychology, Crime & Law conclue que les individus possédant une « personnalité stable » ne sont pas affectés par la violence qu’ils côtoient dans les jeux vidéo. Sur un panel de 110 adolescents et 15 adolescentes (moyenne d’âge de 14,6 ans) qui ont joué à Quake II pour une durée de 20 minutes, les chiffres sont édifiants, avec 3 groupes se détachant clairement :
- 77 « cobayes » avaient le même niveau d'agressivité qu’avant le lancement du jeu,
- 22 jeunes étaient deux fois plus agressifs après les 20 minutes,
- 8 adolescents ont vu leur agressivité augmenter avant même le début du jeu mais se sont calmés après les 20 minutes de jeu.
Pour information, des profils individuels ainsi que des jauges d’agressivité avaient été faits avant l’expérience. Après analyse des données, les chercheurs ont pu discerner 2 groupes distincts : des personnalités stables et d’autres esprits qui peuvent être influencés par le jeu. Des joueurs agressifs dans la vraie vie ont tendance à se calmer après avoir joué tandis que des joueurs calmes sont plus sujets à l’énervement ou à l’agitation.
Conclusion des chercheurs : toute corrélation entre agressivité et jeux vidéo demeure vague, indéterminée et abstraite. L’équipe de scientifiques ajoute que des expériences plus poussées sont nécessaires. Nous voilà bien avancés…
Plus d'informations (en anglais) sur cette page.
Complément d'information
- Les résultats de ces recherches publiés dans The Sun risquent de modifier le regard de certaines personnes sur les jeux vidéo violents, car il a été démontré que ces derniers sont capables de nous rendre plus intelligents.
- Tous les ans, un bilan est fait sur le comportement des Français face au jeu vidéo. L'occasion d'en savoir un peu plus sur des pratiques désormais bien installées.



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J'ai jamais compris les joueurs qui balancent la manette contre le mur...
Les enfants n'ont pas attendu d'avoir des consoles pour faire des "bétises" (plus ou moins grave of course).
Les JV restent le bouc émissaire idéal pour les parents qui ne sont pas foutus de fournir une éducation correct.
l'analogie jeux vidéo = perturbation pour l'enfant est et restera un cliché encore pendant longtemps dans les foyers.
C'est vrai qu'il est politiquement mieux de présenter des morts tous les jours a la télé dans les JT
Les Jeux vidéo seront bientôt utilisé dans le domaine médical pour localiser les futur délinquant en puissance