Etude : la peau affectée par les radiations des mobiles ?

Le par  |  1 commentaire(s) Source : BMC Genomics
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Une nouvelle étude finlandaise parue dans le journal BMC Genomics suggère que les émissions électromagnétiques des téléphones portables altèrent certaines protéines du tissu épidermique. Cela signifie-t-il pour autant que ces modifications ont un effet néfaste ?

STUK logoL'étude sanitaire réalisée par le STUK, l'autorité finlandaise de sûreté nucléaire, et publiée dans la dernière édition du journal BMC Genomics va dans le sens d'un effet des radiations électromagnétiques des téléphones portables sur les tissus vivants.

Si de précédentes recherches ont montré des altérations de protéines au niveau de lignées de cellules endothéliales ( cellules constituant les vaisseaux sanguins ) cultivées en laboratoire, l'étude du STUK s'est intéressée à l'effet des émissions à un niveau local, sur de la peau humaine, dans des conditions plus proches de la réalité.

Dix volontaires féminines ont vu une petite partie de l'épiderme de leur avant-bras exposée à une radiation équivalente à celle d'un téléphone portable pendant une heure, puis des biopsies de zones irradiées et saines ont été réalisées et leurs protéines extraites.


Des protéines altérées...et après ?
Sur les 580 molécules analysées, 8 d'entre elles étaient altérées de façon statistiquement significative. Pour Dariusz Leszczynski, membre du STUK, " les émissions électromagnétiques des mobiles produisent un effet biologique. Même si les modifications sont faibles, elles existent. "

Est-ce que ces altérations observées présentent un risque pour la santé ? Il est trop tôt pour le dire. L'expérimentation du STUK cherchait seulement à évaluer si les radiations des mobiles produisaient un effet sur la peau et si cet effet était observable à partir de l'extraction des protéines.

Malgré la pauvreté de l'échantillon analysé, qui limite fortement les déductions statistiques que l'on peut en tirer, les résultats obtenus semblent être suffisamment parlants pour décider d'une nouvelle étude, cette fois sur un échantillon de 50 à 100 individus, pour laquelle le STUK cherche un financement et qui pourrait débuter en 2009.
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Le #197750
580 molécules étudiées, 572 pour lesquelles aucune différence significative n'a été trouvée.
Cela tend à prouver l'absence d'effets réels dans cette expérience. Quelle drôle d'idée, en effet, que d'analyser autant de molécules. Il est sûr qu'en multipliant le nombre de paramètres étudiées, on finit par en trouver des "hors-norme", qui sont en général établis avec p<0.05.

Maintenant, admettons que ce soit quand même vrai, n'est-ce pas simplement dû à l'augmentation locale de température ? Autant se méfier des radiateurs...
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Anonyme
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