Le numéro deux de France Télécom remplacé

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L'enchaînement des cas de suicides de salariés au sein du groupe France Télécom n'a pas encore entraîné le départ de son président Didier Lombard, mais elle coûte sa place au numéro deux, Pierre-Louis Wenes, remplacé par Stéphane Richard, plus à l'aise avec les syndicats.

France Telecom logo proAlors que les partis de gauche réclament la démission de Didier Lombard, président de France Télécom, et l'ouverture d'une enquête parlementaire concernant la vague de suicides qui touche l'entreprise depuis début 2008, c'est finalement le numéro deux du groupe qui est remplacé.

Dans un court communiqué, France Télécom annonce que Pierre-Louis Wenes, qui occupait le poste de directeur général adjoint, a présenté sa démission à Didier Lombard, qui l'a acceptée. M. Wenes est vu par les syndicats comme l'un des instigateurs du management dur mis en cause à plusieurs reprises dans les cas de suicides.

Il est remplacé par Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde et proche de Nicolas Sarkozy, dont le journal Le Point souligne que, s'il n'est pas expert en technologies, il est bien placé pour composer avec les syndicats grâce à une expérience acquise sur de précécents postes où la dimension sociale était importante et sensible. C'est aussi lui qui a été désigné il y a plusieurs mois pour remplacer Didier Lombard à la tête du groupe en 2011.


Faire oublier les ratés de communication du mois de septembre

Une arrivée bienvenue à un moment où Didier Lombard, tout en étant soutenu par la droite, se voit fortement affaibli et dont les erreurs de communication n'aident pas à l'apaisement du climat social de plus en plus tendu au sein de France Télécom.

Si sa propre démission n'est pas à l'ordre du jour, l'arrivée de Stéphane Richard doit permettre d'assouplir les relations entre les salariés et la direction. Le Point ajoute que c'est lors de la convocation de Didier Lombard par Christine Lagarde, en fin de semaine dernière, qu'aurait été suggéré le changement de tête.

Désormais, il va falloir reconstruire un modèle social cohérent, moins axé sur le résultat à tout prix, et redonnant aux salariés une importance que beaucoup avaient le sentiment d'avoir perdu. Les mesures accumulées depuis le mois de septembre et la fin de la mobilité systématique des cadres tous les trois ans doivent aussi y contribuer.

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Le #529091
Ne nous faisons AUCUNE illusion : le modèle du "plus à tout prix" et sans compensation reviendra tôt ou tard.

db
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Anonyme
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