Google_Chine Surprise ? Pas vraiment. La Chine, qui officiellement condamne les cyberattaques, réfute tout implication dans celle médiatisée suite aux révélations de Google. Le 12 janvier dernier, la firme de Mountain View a indiqué que, mi-décembre 2009, des attaques venues de Chine ont tenté de compromettre des comptes Gmail appartenant à des militants des droits de l'Homme en Chine. Des informations peu sensibles sur deux comptes ont pu être obtenues. Une trentaine d'autres entreprises ont toutefois été visées dont Adobe, Yahoo!, Symantec, et du code source aurait été volé.

Dans un entretien accordé à l'agence de presse officielle de la République populaire de Chine, Xinhua, un porte-parole du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'Information a déclaré dimanche :

" L'accusation selon laquelle le gouvernement chinois a participé à une cyberattaque, d'une manière explicite ou non, est sans fondement et vise à dénigrer la Chine. Nous nous y opposons fermement. La politique de la Chine sur la sécurité informatique est transparente et constante. […] La Chine est la plus grande victime de cyberattaques, son Internet étant sous la menace constante des pirates informatiques et des virus en ligne. "

La semaine dernière, le ton est monté entre Washington et Pékin. La secrétaire d'État Hilary Clinton a demandé à ce que toute la lumière soit faite sur ces cyberattaques. Elle a également enjoint les entreprises technologiques américaines à " refuser de soutenir la censure politique ". Google mène actuellement des pourparlers avec le gouvernement chinois afin de lever les mesures de filtrage sur son moteur Google.cn, menaçant de quitter ce marché.

Selon le Global Times, journal publié par le Quotidien du Peuple ( organe du Parti communiste chinois ), les États-Unis sont le premier pays à avoir lancé la cyberguerre, et sont à l'origine d'une " source majeure d'attaques informatiques ". Citant un expert de la défense américain, Joel Harker, le Global Time affirme que les USA disposent d'une cyberarmée de 80 000 personnes équipée avec plus de 2 000 virus informatiques.