Sites .co.cc désindexés : la décision de Google critiquée
L'oubli volontaire par les robots d'indexation du moteur de recherche Google des près de 11 millions de sites en .co.cc suscite l'incompréhension du supposé directeur général de la société CO.CC. Trend Micro juge par ailleurs la méthode inefficace pour lutter contre le phishing.
En tout début de mois, Google n'a pas tergiversé pour bannir de l'index de son moteur de recherche tous les sites utilisant le sous-domaine .co.cc. Une décision prise pour lutter contre le spam, tout en faisant disparaître de la recherche Google des sites dits de faible qualité ( voir notre actualité ).
Une décision qui n'est pas sans conséquence puisque la société CO.CC ( basée en Corée du Sud ), qui propose gratuitement des services de redirection, revendique plus de 11 millions de sites avec un tel nom de domaine de second niveau.
D'après une étude de The Anti-Phishing Working Group, plus de 40 % des attaques de phishing qui ont utilisé des services de sous-domaine sont passés par CO.CC au second semestre 2010. Toutefois, le rapport ( PDF ) note que CO.CC est très réactif face aux rapports d'abus.
Search Engine Roundtable a repéré dans les forums Google Webmaster Helps un post dont l'auteur se présente comme le directeur général de CO.CC ( est-ce réellement lui ? ). Le dénommé James Kim tacle la décision de Google en soulignant que le taux de sites malveillants en .co.cc n'excède pas 0,01 %, et de mettre justement en avant la réactivité de sa société pour bloquer des domaines malveillants.
Si l'on peut mettre en doute un tel chiffre, un argument fait mouche concernant non plus les sites malveillants mais les sites de faible qualité que Google n'apprécie manifestement pas : " nous n'avons pas le droit de forcer les internautes à concevoir des pages Web de haute qualité ".
Pour le prétendu James Kim, de nombreux sites Blogger ( voire des pages sur le domaine Facebook.com ) sont de faible qualité. Présents sur la Toile sans qu'aucun soin ne soit réellement apporté. Il estime donc qu'en toute équité, " *.blogspot.com et facebook.com
