Hadopi : l'Adami condamne l'instrumentalisation des artistes

Le par  |  7 commentaire(s)
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Petit coup de gueule de la société de gestion collective des droits des artistes-interprètes visiblement exaspérée du rôle donné dans les médias aux artistes dans le cadre de la défense ou non du projet de loi Création et Internet.

adami-logoCertains signent des pétitions pour défendre le texte du projet de loi Création et Internet alors que d'autres y sont hostiles, chacun défendant avec virulence son point de vue et c'est l'unité du monde artistique qui donne l'impression de voler en éclats. Pour l'Adami, le débat public dérape et perd en qualité et d'en appeler à cette unité des artistes.

" Non, il n'y a pas zizanie, et si les artistes ne sont pas alignés comme un seul homme, pour ou contre l'Hadopi, c'est tout simplement parce que personne ne l'est. Quand on sait la diversité des pratiques et des carrières artistiques, pourquoi les créateurs seraient-ils seuls tenus de parler à l'unisson ? […] Toutes les tentatives de récupérer la parole des créateurs sont vouées à l’échec. L'Adami condamne cette instrumentalisation qui méprise les artistes à double titre : elle les réduit à des rôles d'utilité dans une surenchère dont personne ne sortira gagnant, et elle néglige leurs intérêts fondamentaux "

, indique la société de 23 000 artistes associés qui regrette un grand absent dans la loi dite Hadopi : la rémunération. " Un sujet essentiel qui réunirait tous les artistes " et de se tourner alors vers une concertation promise après l'Hadopi.

" Les créateurs et les interprètes ont encore le droit de vouloir vivre de leur art, avec Internet et par Internet. Le temps passé à ergoter sur les possibilités techniques d'une régulation des usages sur le Web est perdu pour tout le monde, et en premier lieu pour les artistes. "

Complément d'information
  • L'après-Hadopi est déjà demandé pour rémunérer les artistes
    La loi Hadopi appellera-t-elle une nouvelle loi ? C'est presque le souhait de l'Adami qui pointe du doigt un média Internet peu rémunérateur pour les artistes, à raison de 0.001 euro pour un titre diffusé en streaming légal.
  • Rejet de l'Hadopi : un bras d'honneur aux artistes
    Dans un texte intitulé " Hadopi : mauvais film à l'Assemblée " et publié dans Libération, une vingtaine de cinéastes disent tout le bien qu'ils pensent de la manœuvre de l'opposition qui a abouti au rejet du projet de loi Création ...

Vos commentaires

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Le #455821
Bien dit l'Adami !

Effectivement je pense que l'avis des artistes n'a pas plus de valeur que celui des internautes (pour le cas où ils seraient regroupés en confreries de surfeurs de tous horizons et de toutes habitudes).
Après on peut aussi publier l'avis des boulangers, des plus de 65 ans, des ouvriers de la pisciculture... chaque groupe n'a pas fondamentalement vocation à s'exprimer sur le sujet mais il n'est pas dit que ces points de vue soient moins pertinent que celui des artistes pro-Hadopi.
Le #455891
@viktor : Les internautes sont les premiers concernés car c'est eux qui sont visés

Le principal problème de l'Hadopi c'est que cela introduit le filtrage de masse, l'atteinte à la vie privée avec la possibilité de filtrer les mél et les messageries instantanées (MSN, etc.), la présomption de culpabilité, la quasi impossibilité de se défendre efficacement puisque l'IP est considérée comme une preuve (ce qui est faux), en Allemagne par exemple l'IP ne suffit pas, ce n'est qu'une présomption et il faut une perquisition pour avoir une preuve
En fait l'Hadopi n'est qu'une approche du filtrage généralisé à venir du web, la preuve l'UMP n'a pas cessé de rajouter des domaines de surveillance
A part ça bravo à l'Adami, cela nous montre qu'il y a encore des gens qui réfléchissent
Le #455951
L'HADOPI ne sert pas les artistes, auteurs et compositeurs (à part quelques gros canons et amis du président, comme Monsieur Hallyday), mais des producteurs, autrement dit des investisseurs. Ce sont ces derniers qui ramassent 80 à 90 % du prix de vente des disques.

Prix de vente purement arbitraire, puisqu'un même CD est souvent vendu entre 21 et 22 euros en France et entre 15 et 20 dollars (10 à 15 euros) en Amérique du Nord.

Ceux qui nous imposent cette loi scélérate sont, par pouvoir interposé, les mêmes que ceux qui volent la population par des prix aussi abusifs qu'arbitraires
Le #455961
Il est clair que notre empereur vise a avoir la main mise sur tout.
je crois que tout le monde a compris ça maintenant.
il veut regner sans partage
on dit qu'hitler n'avait qu'une gonade ce qui le rendit méchant.
combien en manque t il donc au nabot ?




Le #456101
"Les créateurs et les interprètes ont encore le droit de vouloir vivre de leur art"

z'ont qu'a avoir un vrai travail ce tas de feignace !
Le #456521
Allez, un point Godwin à mapool, parce qu'il l'a bien mérité
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Anonyme
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