L'Iran bannit les serveurs VPN jugés " illégaux"

Le par  |  0 commentaire(s) Source : Reuters
drapeau iran

La censure de l'Internet en Iran frappe depuis 2009 et l'instauration d'une théocratie souhaitant contrôler l'ensemble des informations accessibles au peuple. Si les solutions permettant de contourner le blocus existaient jusqu'ici sous la forme de serveurs VPN, leur avenir est devenu aujourd'hui très incertain.

L'Iran est un pays dans lequel Internet n'est pas vu d'un très bon oeil par le gouvernement en place, et des filtres très restrictifs en place depuis plusieurs années limitent largement les informations accessibles à la population.

mehr Pour autant, il existait des parades permettant de contourner partiellement la censure imposée, la principale étant l'utilisation de serveurs VPN, des serveurs externes sécurisés.

Malheureusement, Reuters vient d'annoncer qu'une grande partie des VPN les plus largement utilisés en Iran répondent depuis quelques jours aux abonnés absents. Ramezanali Sobhani-Fard, dirigeant du comité des technologies de communication au parlement a confirmé que le régime en place durcissait actuellement sa politique de censure. Un durcissement qui s'est traduit par le blocage des serveurs VPN déclarés illégaux.

Le gouvernement a ainsi précisé que « seuls les VPN légaux , enregistrés et validés par l'État pourront continuer à fonctionner et à être utilisés. » Des VPN qui donneront l'illusion aux Internautes iraniens d'un peu plus de liberté, mais qui seront largement contrôlés par le gouvernement.

Ces décisions pourraient simplement être rapprochées des différentes politiques annoncées jusqu'ici concernant Internet, dont la création d'un réseau équivalent à YouTube spécialement dédié au pays, ou les différentes annonces de mise en place d'un Intranet national.

Pourtant, cette nouvelle censure est loin d'être anodine fait partie d'une politique plus large qui tend à contenir les foules à l'approche des élections présidentielles de juin. En contrôlant un peu plus Internet, l'Iran souhaite ne pas reproduire les incidents intervenus en juin 2009 lorsque les électeurs ont protesté contre les résultats.

Une révolte qui s'était rapidement propagée sur les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou YouTube et qui avaient entrainé une censure de ces sites.

Actuellement, l'Iran travaillerait sur des solutions permettant au peuple de profiter de ces réseaux dans le cadre d'un accès limité. Dans l'attente, les Iraniens devront se contenter des équivalents locaux de ces réseaux.

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