En 2016, 60% du trafic data mobile ne passera plus par le macro-réseau

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La majeure partie du trafic data mobile ne passera plus vraiment par le macro-réseau cellulaire des opérateurs qui servira plutôt d'appoints entre des poches de connectivité WiFi et de micro-stations de base.

Jusqu'à présent, le principe de base des réseaux mobiles cellulaires a été d'implanter des stations de bases à diffusion plus ou moins large sur lesquelles se connectent les utilisateurs. Si cette disposition était suffisante pour des services voix, l'essor de la demande pour du data mobile crée une pression sur le macro-réseau qui oblige à repenser sa composition.

Les explorations de nouvelles voies sont en cours et les évolutions techniques y contribuent, avec des réseaux mobiles plus " intelligents " capables d'écouter et de répondre sélectivement à des demandes ponctuelles de trafic data.

Les antennes seront même bientôt en mesure de conjuguer leur diffusion pour lisser les débits fournis et éviter les engorgements. Au-delà de cette auto-gestion du réseau macro-cellulaire, l'avenir est au WiFi et aux micro-stations de base ( comme les femtocells ou les picocells ) pour soulager le réseau principal d'une partie du trafic.

Juniper Research logo proLe cabinet d'études Juniper Research anticipe que d'ici 2016, 60% du trafic data mobile ne passera pas par le macro-réseau mais bien par les accès WiFi et les " small cells" souvent fournies directement aux clients.

Cette évolution permettra tout à la fois d'éviter l'engorgement du réseau cellulaire principal sur l'un de ses points de diffusion mais elle pourra aussi constituer une nouvelle source de revenus : en densifiant le réseau WiFi, les opérateurs pourront proposer des offres de connectivité pour des produits mobiles / nomades ou des gadgets dépourvus de modem mais disposant d'une connectivité WiFi ( comme la plupart des tablettes tactiles vendues dans le monde ).

Juniper Research cite l'exemple de réseaux WiFi denses mis en place spécialement à Londres à l'occasion des Jeux Olympiques de 2012, à proximité des sites sportifs et dans le métro, de façon à réduire le risque d'engorgement des réseaux mobiles sur ces points où l'on rencontrera une forte concentration d'utilisateurs désireux d'accéder au Web mobile ou à leurs réseaux sociaux.

C'est en Europe et aux Etats-Unis ( c'est à dire là où les risques d'engorgement des réseaux mobiles sont les plus élevés par rapport à la demande en data mobile ) que se développera plus spécifiquement cette tendance, ces deux zones devant représenter plus de 75% du trafic data mobile déporté durant les cinq prochaines années.

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Et encore un peu plus d'ondes dans le airs...
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