
Après une présentation à la presse fin 2007,
Google lève aujourd'hui véritablement le voile sur
Knol, son " encyclopédie " collaborative en ligne qui propose déjà dans le cadre d'une
phase bêta quelques articles très orientés santé/médecine, et surtout s'ouvre à la contribution pour tout détenteur d'un compte Google à l'aise dans la langue de Shakespeare.

Abréviation de
Knowledge pour connaissance, Knol escompte solliciter l'aide de contributeurs pour produire des
articles faisant autorité dans des domaines spécifiques. Avec Knol,
l'anonymat ne fait pas force de loi et chaque auteur d'un article devra en passer par une petite biographie le présentant. Pour chaque contributeur plusieurs niveaux de collaboration sont proposés et il peut ainsi éditer un article, soumettre des modifications et le cas échéant les valider ce qui est réservé aux co-auteurs d'un article, Google précisant n'exercer
aucun contrôle éditorial. Knol est aussi ouvert aux commentaires.
Par ailleurs, Google encourage la création de plusieurs articles parlant d'un même sujet afin d'avoir des
avis différents. L'idée est louable même si cela risque de vite devenir la foire d'empoigne.
La fausse bonne idée AdSense ?Reste sans doute le point le plus polémique de Knol... la rémunération. Via
AdSense, les auteurs d'un article peuvent tirer profit de leurs publications. La hauteur de cette rémunération sera donc assujettie à la popularité d'un article, d'où le risque de voir passés sous silence certains thèmes considérés comme moins " glamours ", et fait donc perdre à Knol sa couleur d'encyclopédie. Un auteur n'est toutefois pas dans l'obligation d'intégrer dans son article des publicités (liens textuels) choisies par Google.
Knol semble encore bien perfectible et ne paraît pas pour le moment en mesure d'inquiéter Wikipedia, et ce malgré l'appât du gain. Mais avec Google, Knol bénéficie du soutien du
moteur de recherche le plus utilisé au monde, et donc de son pouvoir d'indexation. C'est probablement à ce niveau que Wikipedia peut nourrir quelques inquiétudes, puisque près de la moitié de son trafic est issu de Google.