Licences 4G : à quel prix les proposer ?
Arcep et Ministère de l'Industrie s'opposeraient sur le montant à fixer pour l'attribution des licences d'exploitation des fréquences qui permettront la mise en place de réseaux mobiles proto-4G LTE ou WiMAX, selon le journal Les Echos.
Après avoir distribué les derniers lots de fréquences 3G, c'est l'attribution des fréquences pour les réseaux mobiles proto-4G LTE et WIMAX qui se profile à l'horizon. Le régulateur français, l' Arcep, a déjà indiqué que l'attribution de ces lots de fréquences dans la bande 2,6 GHz interviendra d'ici le mois de mars 2011, tandis que celle côté de la bande 800 MHz, qui constitue le dividende numérique issu de la libération de fréquences après l'extinction de la diffusion analogique de la télévision, sera effective en juillet 2011.
Toute la question est maintenant de décider du montant à fixer. Et selon le journal Les Echos, elle est l'objet d'un vif débat entre l' Arcep et le Ministère de l'Industrie. Le premier table sur un retour de 2 milliards d'euros, en tenant compte d'objectifs de couverture ambitieux, " au moins égale à celle des deux précédents réseaux " ( GSM et UMTS ), comme l'avait indiqué le président de l' Arcep, et pour lesquels il faudra bien ne pas assécher les réserves financières des opérateurs si l'on veut qu'ils puissent y parvenir dans des délais raisonnables.
Tirer le maximum des opérateurs ou déployer la couverture plus rapidement
Mais d'un autre côté, le Ministère de l'Industrie espère pouvoir en tirer un montant plus important dans un climat de rigueur budgétaire, quitte à faire passer les objectifs de couverture au second plan. Pourtant, l' Arcep préconise un plan de couverture fixé à l'échelle des départements, avec un taux minimal de 90%, qui évitera à certaines régions d'être mal desservies tandis que d'autres le sont presque trop.
Si l'attribution des licences 4G devrait passer par un prix de réserve, le président de l'Arcep souligne qu'il va falloir trouver un équilibre entre montant à espérer et obligations de couverture ( sachant aussi que plus cette dernière est mise en place rapidement, plus les retombées économiques qui en découlent sont rapides ).
Pour le moment, la balance penche plutôt en faveur d'un prix plus élevé pour des obligations de couverture allégées. Le processus des enchères devrait intervenir avant la fin de l'année 2010, à moins d'un retard provoqué par un remaniement ministériel.
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L' ARCEP ( Autorité de Régulation des Communications Electroniques et Postales) a fait ses choix : il y aura donc deux licences par région plus deux pour la Guyane et trois pour Mayotte.


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L'équation devient hautement problématique : un nouveau réseau hertzien (4G) et un nouveau réseau câblé (fibre optique) sont à déployés en parallèle !
Alors certes, en contre-partie, les opérateurs bénéficient aujourd'hui des revenus tirés des réseaux précédents (3G et ADSL). Mais si la situation est plus ou moins similaire à ce qu'elle était il y a 15 ans pour les opérateurs, à cette époque, le réseau téléphonique était déjà tiré (ce qui n'est pas le cas de la fibre optique) ! On profitait des installations existantes.
Et dans le cas de la fibre optique, il est exclu de la faire passer en aérien : tout doit être enterré ! Ce qui signifie des coûts autrement plus importants...
"il est exclu de la faire passer en aérien : tout doit être enterré"
C'est complètement faux ...
En ardèche, ils "enroulent" la fibre autour des lignes haute tension
Mais, si je ne m'abuse, enterrer la fibre reste la seule solution appliquée à partir du moment où elle s'approche d'une agglomération.