Steve Ballmer mérite-t-il toujours d'être CEO de Microsoft ?
Non, Steve Ballmer ne va pas soudainement quitter Microsoft comme a pu le faire Dirk Meyer chez AMD, mais la pression s'accentue sur ses épaules après plusieurs ratés et le piétinement des performances boursières.
D'autres l'ont fait avant lui depuis quelque temps mais le Financial Times relance ouvertement la question : Steve Ballmer est-il encore en mesure d'assurer la croissance de Microsoft à long terme ? Le journal économique indique que plusieurs membres du conseil d'administration du groupe de Redmond seraient en train de se poser la question.
Il ne s'agit pas encore d'imaginer un remplaçant à l'emblématique CEO mais il est clair que ses résultats seront étroitement surveillés et que de nouveaux faux pas stratégiques seront préjudiciables. Entre l'échec du lancement de Windows Mobile 6.5, l'abandon des terminaux Kin au bout de quelques semaines, la quasi-absence de Microsoft sur le segment des tablettes ( et pas de vrai changement avant l'arrivée de Windows 8 en 2012 ) et un cours en Bourse qui s'obstine à stagner, les motifs d'inquiétude ne manquent pas.
Selon le Financial Times, Steve Ballmer garde la confiance du conseil d'administration mais il devient urgent de trouver des arguments positifs. Les deux grandes inquiétudes viennent ce cours en Bourse qui ne veut toujours pas décoller alors que Microsoft devrait profiter de l'engouement pour le cloud computing et être vu comme l'un des acteurs majeurs, avec de belles perspectives de croissance, et donc la confiance des investisseurs.
La concurrence n'attend pas
L'autre point noir, c'est l' iPad d' Apple, et sa capacité potentielle à détourner les consommateurs des ordinateurs. Les derniers résultats des ventes de PC pour le dernier trimestre 2010 semblent confirmer cette crainte, les consommateurs ayant plus de possibilité pour dépenser leurs précieux deniers.
Or, après avoir reconnu être passé à côté de la révolution des smartphones amorcée depuis 2007 avec l' iPhone, c'est le marché des tablettes qui est en train de passer sous le nez de Steve Ballmer, de la même façon que Windows Phone 7 arrive bien tard sur un créneau que d'autres ont déjà refaçonnés, en l'espace de seulement deux ans.
Pourtant, Microsoft a des arguments : Windows et tout l'environnement de développeurs et de partenaires qui y sont liés, sa position dans le cloud computing qui peut lui permettre de développer des services innovants et adaptés à l'informatique nomade. Encore faut-il qu'ils servent une vision.
Les choses ont commencé à bouger avec des changements de poste annoncés aux plus hauts niveaux. Cela suffira-t-il à empêcher le conseil d'administration de chercher un nouveau CEO si la situation ne s'améliore pas rapidement ?
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Steve Ballmer, patron de Microsoft, n'a pas obtenu la totalité du bonus auquel il était éligible pour la seconde année, sanctionnant une stratégie mobile smartphones et tablettes désespérément lente à décoller.
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Malgré les critiques régulières sur sa gestion et la dynamique donnée au groupe, Steve Ballmer, patron de Microsoft, conserve toute la confiance du conseil d'administration, affirme Reuters.



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Z'ont oublié que la croissance infinie n'existait pas et que, forcément, à un moment ça s'arrête voire ça tombe.
Ballmer a réussi à imposer Bing, Kinect, le Cloud et ça ce ne sont pas des visions ?
Par le passé µsoft n'a pas su prévoir le débarquement d'Internet ni du tactile sur les mobiles.
Aujourd'hui il est en retard sur les tablettes mais le marché n'a pas vraiment décollé encore.
On peut reprocher également à µsoft d'être rivé à son OS et à sa suite Office.
Mais c'est normal : c'est ce qui engrange le maximum de bénéf. Le reste c'est pinuts.
C'est toujours facile de critiquer depuis son fauteuil hein ?
Mais lorsqu'il s'agit de réellement faire son boulot d'analyste (prévoir l'avenir) là il n'y a plus personne !
db
Or l'industrie mobile / nomade pourrait être un moteur, d'autant plus que Microsoft y a de l'expérience, mais pour le moment, ce sont les autres qui en profitent.