Alors que la technologie s'invite dans plusieur disciplines sportives depuis des années, il est un sujet qui revient régulièrement en avant lorsque l'on évoque le football : l'absence du recours à l'arbitrage vidéo.

fifa  Malgré des dizaines de caméras scrutant chaque angle d'une confrontation en permanence, le réseau qui pourrait se révéler d'une aide précieuse dans certaines situations ( situation de hors-jeu, sortie de balle, but ) est systématiquement mis de côté par la FIFA qui préfère laisser le seul soin de la gestion du match aux arbitres.

Mais les choses devraient changer lors de cette 20e coupe du monde qui se tiendra au Brésil, puisque la FIFA inaugurera enfin l'aide à l'arbitrage. À défaut de privilégier le système ultra performant Hawk Eye qui a recours à des caméras disposées autour du terrain pour reconstituer précisément les trajectoires de balle en 3D, la FIFA a confirmé la technologie de la ligne de but.

C'est donc timidement que le football entrera dans l'ère technologique. Le système se limitera ainsi à confirmer ou non les buts lors des confrontations. Puis qu'un but ne peut être validé que si le ballon a totalement dépassé la ligne de but, le système Goal-Control 4-D développé par GoalControl GmbH se focalisera précisément sur les cages des gardiens.

7 caméras seront installées dans chaque but, toutes étant reliées à un système profitant d'un lourd traitement informatique qui communique sans fil avec une montre portée par les arbitres.

Lorsque le ballon franchit complètement la ligne de but, le système analyse la scène, et envoie un signal immédiatement aux arbitres qui se traduit par un message qui s'affiche sur l'écran de leur montre accompagné d'une vibration.

À ce stade, c'est l'arbitre qui décidera ou non de valider ou d'annuler le but, selon les diverses conditions amenant à la finalisation de l'action. Les images sont archivées par le système pour les revoir par la suite, mais seuls les arbitres seront capables de recevoir le signal sur le terrain, un bon moyen d'éviter contestations et débordements dans les gradins.

Face à Hawk Eye ou encore à GoalRef, une technologie qui repose sur l'utilisation de champs magnétiques, la FIFA a sans doute choisi l'option la plus simple et la moins évoluée, mais on se félicite déjà de l'effort fourni par la fédération qui ne voulait pas entendre parler de ce type d'assistance il y a de cela quelques années encore.