Musique mobile : le streaming dominant d'ici 2016

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L'avenir de la musique consommée sur mobile est au streaming, suggère le cabinet d'études ABI Research, suggérant que l'accès aux contenus est préféré à la possession des albums ou morceaux de musique.

logo ABI ResearchPendant que les Deezer et Spotify affermissent leur modèle économique et voient leur base d'abonnés payants croître progressivement, le cabinet d'études ABI Research suggère que, pour la musique mobile, la bascule en des faveurs des services de streaming plutôt que de l'achat des albums et morceaux de musique interviendra d'ici 2016.

Les analystes estiment que la possession de la musique ne sera plus un facteur dominant à l'heure de la consommation étendue de musique depuis son téléphone portable. " Le nombre des abonnés à des services de musique mobile en streaming devrait approcher des 5,9 millions de clients d'ici la fin de l'année. ABI Research prévoit que cette base va dépasser les 161 millions d'utilisateurs en 2016, représentant une croissance annuelle de 95% d'ici là. En 2012, la zone Asie-Pacifique deviendra le plus gros marché pour le streaming de musique sur mobile ", indique Aapo Markkanen, analyste ABI Research.


Et les artistes dans tout ça ?

Le cabinet d'études y voit un effet bénéfique pour les consommateurs et les fournisseurs de services de streaming, bien sûr, mais aussi pour les maisons de disques et les producteurs, dans la mesure où ils pourront monétiser ce fort appétit de consommation musicale après des années de piratage des contenus ( autrement dit, qui ne serait de toute façon pas entré dans le modèle économique classique ).

Restent les artistes, qui vont avoir de plus en plus de mal à vivre de leur musique, en dehors des grosses pointures, même s'ils pourront bénéficier de possibilités de diffusion plus larges que jamais.

Les analystes estiment que les prix des services vont mécaniquement baisser du fait de l'accès au marché de masse, à moins que les ayants droit ne conservent de hautes prétentions sur les royalties versées en retour.

Mais pour ABI Research, ce serait comme de se tirer une balle dans le pied et inciter les consommateurs à chercher la musique qu'ils veulent écouter ailleurs, faute d'accéder à des alternatives légales et à prix attractif. Or, combien de pieds non mutilés reste-t-il à l'industrie du disque ?

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