Les nouveaux réalisateurs profitent de la vidéo en ligne
Le par Clément D.
En 2006, plus de 348 millions de téléphones mobiles équipés d'une caméra numérique ont été vendus et, selon le cabinet d'études Strategy Analytics, 2007 pourrait voir ce chiffre augmenter jusqu'à 490 millions.
En 2006, plus de 348 millions de téléphones mobiles équipés d'une caméra numérique ont été vendus et, selon le cabinet d'études Strategy Analytics, 2007 pourrait voir ce chiffre augmenter jusqu'à 490 millions.Le numérique à la portée de tous
Si vous voulez prendre la mesure de cet engouement, rendez-vous sur YouTube, où plus de 65.000 vidéos sont mises en ligne chaque jour, principalement par des enfants, ados ou de jeunes adultes, un segment de la population qui n'avait pas pour habitude d'utiliser un caméscope.
Alors, bien sûr, ces vidéos n'ont pas été montées et sont souvent mal tournées et mal éclairées mais, si l'on s'en réfère aux 100 millions qui sont visionnées chaque jour, le public serait a priori demandeur de ces vidéos au format brut.
La plupart du temps, les outils disponibles gratuitement sur le web, comme ceux offerts par les sites Jumpcut.com ou Eyespot.com, sont utilisés pour éditer un minimum les vidéos.
Pour David Dudas, co-fondateur de Eyespot, " Nous avons lancé notre service parce que nous avions des téléphones avec des caméras numériques mais qu'il était très difficile de faire le montage ". Son site prévoit d'avoir cinq millions d'utilisateurs mensuels d'ici fin mars.
Une autre 'Nouvelle Vague''
Les puristes pourront toujours reprocher à ces autodidactes la mauvaise qualité des vidéos, mais les fonctions de montage disponible sur Internet ainsi que les possibilités en matière de qualité d'enregistrement devraient sensiblement s'améliorer d'ici quelques années.
Il faut de toute façon bien se rendre compte que les règles en vigueur jusqu'à maintenant ne s'appliquent pas sur internet : " Le montage est devenu moins important. Si les gens trouvent qu'un passage est trop lent, ils le passent en accéléré ", explique un utilisateur assidu de Google Vidéo, qui publie des heures de films non-montés de salons professionnels.
L'engouement pour le montage vidéo a également eu pour effet de doper le nombre de personnes souhaitant faire de ce hobby une profession.
Hans van Haagen, qui s'occupe des informations et des documentaires à la télévision publique néerlandaise NOS explique que " Le nombre d'autodidactes augmente rapidement. Nous avons de plus en plus de candidatures de ce type ".
Joel M., un réalisateur de cinéma, commente son expérience personnelle sur le blog DVGuru: " Je n'ai pas fait d'école de cinéma. Je me suis entraîné, j'ai fait des centaines de petits films et j'ai regardé des milliers de films. Et je travaille aujourd'hui comme réalisateur. Je pense que ce type de parcours deviendra la norme dans l'avenir plutôt que l'exception ".
Complément d'information
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Orange vient d'annoncer la signature de nouveaux accords avec les industriels du cinéma pour l'enrichissement de son service de télévision numérique.


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Mouai, je trouve cela tout simplement absurde et ridicule. Faire croire que l'on peut devenir un vrai réalisateur de ciné avec un appareil photo numérique est malhonnête. Et irrespectueux du talent et des connaissances dont font preuve les véritables réalisateurs tels qu'on les connait. On nous avait tenu le même discours à l'époque des premiers caméscopes. Et puis bien entendu rien n'en est ressorti...
Tout juste bon à apprendre quelques rudiments, à la rigueur. A tourner des "Blairwitch Project" en pagaille, sans doute. Rien de plus.
Réaliser un film nécessite tellement plus que cela. Le simple fait de prétendre que le montage n'a plus d'importance prouve que l'on nie ce qui fait l'essence même du langage cinématographique.
Comme d'habitude (et comme de plus en plus souvent sur le Net), la recherche de la facilité avant tout désir de qualité.
Directement ou non (cela dépend justement du réal), le réalisateur est celui qui décide des placements de caméras, des cadrages, de la tonalité picturale du film, qui dirige les acteurs, etc... Il peut délèguer à l'envie (ou au besoin) et profite bien sûr du talent conjugué de multiples autres artistes et / ou techniciens, dont le chef op dont tu parles. Le réal est donc aussi bien souvent EN PLUS de son rôle purement artistique une sorte d'architecte et de chef de chantier conjugués.
Tu ne peux réduire cela à la simple conception d'un storyboard, ce dont tu sembles parler.
L'image de ce "métier", qui est bien souvent une passion avant tout, est malheureusement trop dévalorisée dans l'esprit du grand public. Lorsqu'un film marche, c'est grâce aux acteurs, et lorsqu'il se plante, c'est la faute au réal.
Le grand public connait davantage Samy Naceri ou Djamel en tant que pseudo-acteurs, que Ridley Scott ou Michael Mann en tant que génies créatifs. Edifiant.
Bref, on est TRES loin de ce que voudrait faire croire cet article.
Et puis d'ailleurs, pourquoi je parle à un Rouennais, moi '
Je ne reduis pas le role d'un realisateur à la conception d'un storyboard, mais sur tous les tournages sur lesquels j'ai bossés, le role du chef op est tout aussi important.
"Le grand public connait davantage Samy Naceri ou Djamel en tant que pseudo-acteurs, que Ridley Scott ou Michael Mann en tant que génies créatifs. Edifiant."
->Le talent c'est subjectif. Il me semble qu'il y a quelques temps tu enoncais des films que tu avais aimé ou detesté, je n'etais pas d'accord avec ton jugement. C'est justement la richesse de l'art.
- Les réals que j'admire sont bien plus que des chef op, et de loin. Franchement, réduire le rôle de Spielberg, Melville, Leone et quelques dizaines d'autres à celui de chef op sera toujours inacceptable à mes yeux, aussi respectable que soit le rôle de chef opérateur. Ce dernier est avant tout au service de la vision du réal. Il n'imprime pas sa patte, mais doit aider le réal à concrétiser sa vision artistique. De plus, son rôle se "limite" essentiellement à l'aspect visuel du film, l'image, même si ce n'est bien sur pas une règle en soi. Le réal s'implique à tous les niveaux. Les plus grans impriment leur style à la moindre image, à la moindre ligne de dialogue ou au plus insignifiant des gestes d'un acteur. Difficile donc de prétendre que les deux soient tout aussi importants.
- Je persiste et signe, et j'insiste sur plusieurs points : Oui, bien évidemment que le talent est subjectif. Mais il est tout aussi évident que l'on peut porter des jugements quasi-objectifs sur certains d'entre eux, du moins en partie. Peux-t-on prétendre qu'Henry Guibet est un acteur aussi fondamentalement impressionnant qu'un Pacino, un Hoffman ou un DeNiro ' De même, il est évident à mes yeux que Nacéri ou Djamel sont avant tout des phénomènes de mode passagers, tout comme la présence d'un Danny Boon à l'affiche. Et ce genre d'exemple est extrêmement courant de nos jours. Pourtant, le grand public reconnait bien davantage ceux-là qu'un Welles ou un Visconti. Aussi subjectifs que soient ces réflexions, ne prétends pas que cela soit justifiable.
Tu n'as pas aimé mes exemples ' Je suis tout disposé à en discuter pendant des heures avec toi (en fait, j'adore ça
Que tu n'aimes pas "Il était une fois en Amérique" ou "L'armée des Ombres", "E.T." ou "Memories of murder" ne me surprend pas. Que tu prétendes qu'un Nacéri ou un Djamel est comparable, même subjectivement, à un Edward Norton ou une Hilary Swank me navre. Trop de gens se cachent derrière cette sacro-sainte subjectivité de l'Art pour ne pas émettre d'avis personnel.
N'hésite pas à me répondre si tu veux continuer à discuter Cinéma mais sache que je ne pourrai pas te répondre avant demain.
Bonne soirée.
P.S : Tu as bien noté, j'espère, l'immense effort que j'ai fait pour entretenir une relation d'humain à humain avec un Rouennais. J'ai pris sur moi, là