
Quand on n'a pas beaucoup d'argent et qu'on n'est pas prêt à mettre 70
euros dans un jeu, plusieurs solutions s'offrent à nous, comme attendre
une baisse des prix ou recourir à des moyens illégaux ( copie pirate,
télécharchement ), ce qui est mal. Et puis il y a bien sur le marché de
l'occasion, parfaitement
toléré par la législation.
Problème pour les fabriquants de consoles et les éditeurs de jeux, ils
ne touchent pas un centime sur cette vente et doivent parfois assurer
le support technique auprès de possesseurs de seconde main de leurs
titres. Leur colère à cet égard ne date pas d'hier mais avec la montée
au créneau du plus puissant des acteurs du marché l'espoir dans leurs
rangs renaît de voir s'ouvrir une brèche.
Acheter une licence pour jouer plutôt qu'un jeu
Le bruit court en effet que Sony entendrait sérieusement remettre en
cause le principe de la revente des jeux sur sa future console
next-gen. Par quel moyen ' En instituant un système selon lequel le
consommateur achèterait non plus un jeu mais une licence l'autorisant à
jouer à ce jeu. Sony disposerait dejà de la
technologie lui
permettant
de lier un jeu à une seule console et donc de le rendre impropre à la
revente.
On imagine sans mal les protestations des consommateurs si cette
information devait être confirmée, surtout qu'on peut se demander si un
tel système ne remettrait pas aussi en cause des actes relevant du
privé comme les parties chez des amis ou encore le prêt. Et que dire
des commerçants spécialisés dont une grosse partie du chiffre
d'affaires est liée au marché de l'occasion. Sony se refuse pour
l'heure à tout commentaire.
Plusieurs observateurs interrogés par le site
Next Generation
émettent néanmoins de sérieuses réserves sur la probabilité de voir une
telle idée réalisée. Si puissant que soit Sony, la firme japonaise
aurait bien du mal à rallier l'opinion publique à sa cause. Sans parler
des tribunaux.