
L'
Organisation de
Coopération et de
Développement
Economique dont nous vous avons parlé
récemment, vient de publier les résultats d'une enquête qu'elle a conduite au sein de ses 30 pays membres ( 23 en réalité ) et concernant la compétitivité des différentes
offres multi-play proposées par les divers fournisseurs d'accès Internet du marché ( 87 FAI dont 48 passés à la moulinette ).
Pour l'offre
triple-play, très en vogue à l'heure actuelle, c'est le FAI
Free Telecom qui tient le haut du pavé.
Une distinction toujours bonne à prendrePremier FAI à avoir proposé en France le transfert de la vidéo, de la voix et des données à travers l' ADSL, la filiale du groupe de télécommunications français
Iliad, vient d'être très officieusement intronisée numéro 1 du triple-play par l'étude de l' OCDE. Selon cette dernière, Free propose
l’offre la moins chère à la fois en terme absolu et lorsqu’on ajuste son prix par rapport aux indices de pouvoir d’achat.
Dans le classement ainsi établi sur le triple-play avec téléphonie illimitée, Free monte sur la plus haute marche du podium au nez et à la barbe des néerlandais Casema et Versatel. L'opérateur historique, France Télécom, prend lui la 8
ème place et le cablô-opérateur
Noos, la 12
ème.
Une nouvelle suffisamment réjouissante pour Iliad qui s'exprime par voix de communiqué de presse : "
Cette étude souligne que Free propose un des débits les plus élevés et un nombre important de chaînes de télévision pour un prix tout compris ".
Free sur tous les frontsLe deuxième FAI français ( près de 1,6 million d'abonnés en ADSL ) est donc dans une période qui lui est très favorable. Après la sortie de la
Freebox HD ( du
quadruple-play en perspective avec la téléphonie mobile ) et son
effet boursier plus que spectaculaire, la publication de l'étude de l' OCDE ne pouvait pas mieux tomber pour permettre au FAI de " narguer " ses concurrents ( si ce n'était pas déjà le cas ).
Néanmoins, Free a également tendance à stigmatiser beaucoup de critiques ( plaintes diverses,
pétitions pour suspicion de bridages, ... ) et sa compétitivité supposée n'est pas forcément gage de fiabilité.
Force est de relativiserL'étude a également ses limites. En effet, elle n'a retenu uniquement que
3 FAI par pays :
- un opérateur " établi " ( France Télécom pour la France )
- un alternatif ( en l'occurence Free )
- un cablo-opérateur ( Noos )
D'autre part, bien que publiée récemment, l'enquête est datée de septembre 2005 et depuis, l'état de l'art en matière de télécommunication a quelque peu changé.
De plus, les classements présentés sont multiples et Free a choisi de communiquer sur celui qui le montre sous son meilleur jour. Pas de scandale pour autant car le FAI est souvent bien placé ( à quelques exceptions près ).
Un sacré début d'année pour Free qui avait déjà été élu
meilleure infrastructure en 2005.