
Dans un
communiqué de presse, l'éditeur espagnol de solutions de sécurité dans le domaine de l'informatique,
Panda Software, s'inquiète particulièrement de la recrudescence de la cyber-criminalité avec une augmentation importante et symptômatique du nombre de chevaux de Troie utilisés dans le cadre d'actions délictueuses affectant les services bancaires proposés en ligne.
A chaque service bancaire son troyenEntre janvier 2005 et août 2006, PandaLabs a ainsi détecté l'apparition de 6 995
nouveaux chevaux de Troie qualifiés de type
Banker avec un fort pic de progression enregistré entre février et mars 2005 qui a donné le coup d'envoi à un rythme d'apparition de
200 troyens inédits par mois.
Ces derniers sont conçus pour intercepter lors de connexions à des services bancaires en ligne opérées par des internautes dont l'ordinateur a été infecté à leur insu (téléchargement discret au cours de la visite d'un site corrompu, ...), leurs informations personnelles comme les mots de passe, les numéros de cartes de crédit, les codes PIN, etc. Ces informations sensibles sont par la suite utilisées par des pirates mal intentionnés qui s'en servent notamment pour usurper l'identité de leurs victimes.
Une tendance à la hausse qui se confirme actuellement et si entre janvier et août 2005, 2 468 nouveaux chevaux de Troie ont été détectés, en 2006 ils étaient 3 086 pour la même période, soit
+25%.
Une menace à ne pas prendre à la légèreAfin de stigmatiser quelque peu ce phénomène des chevaux de Troie
Banker, PandaLabs évoque le cas du troyen
Britz qui avant d'être neutralisé a été exploité par plusieurs cyber-criminels qui ont ainsi pu recueillir 2 033 fichiers contenant 70,6 Mo de données, dont 62 Mo étaient des fichiers au format texte, soit l'équivalent d'environ 62 000 pages d'informations confidentielles.
Pour Luis Corrons, le directeur de PandaLabs : "
Le concept d'épidémie de virus a radicalement changé avec la nouvelle dynamique des malwares, dont l'appât du gain est le seul objectif. Actuellement, une épidémie silencieuse empoisonne Internet, elle n'est pas causée par un seul virus, mais par des centaines de virus en circulation avec le même but : le cyber-crime. "
Du bon sensPandaLabs préconise donc la vigilance et une solution logicielle de sécurité adéquate et quotidiennement mise à jour, intégrant des technologies
proactives capables de détecter les nouveaux malwares sans qu'ils n'aient été clairement identifiés au préalable.
N.B : Panda Software propose un
outil anti-malware gratuit et disponible en ligne.