
Dans le cadre du passage au passeport biométrique, le ministère de l'Intérieur a très récemment passé commande auprès des constructeurs Atos et Sagem, afin d'équiper 2 000 maries et 350 préfectures et sous-préfectures avec 5 000 machines permettant de numériser les empreintes digitales et le visage. Ce service sera proposé
gratuitement aux citoyens.
En sachant que les professionnels de la photo, parmi lesquels Photomaton, facturent entre 4 et 6 euros les 4 photos d'identité, il n'y a comment dire... pas photo pour le consommateur, il est gagnant. Reste que cette activité génère
75 % du chiffre d'affaires de Photomaton et 10 à 30 % pour d'autres. Bref, ce choix ne fait les affaires des professionnels de la photo.
C'est pourquoi, le 30 juin dernier, l'API ( Association pour la Promotion de l'Image ), la CFP ( Confédération Française de la Photographie) ainsi que la société Photomaton ont déposé un recours devant le Conseil d'État afin de dénoncer une
concurrence déloyale.
Interrogé par nos confrères du site
ZDNet, Marc Heraud, secrétaire général de l'API :
" Il s'agit pour nous d'une concurrence déloyale qui porte atteinte à notre activité. L'État n'a pas le droit de se substituer à un acteur privé tant que ce dernier n'est pas défaillant. "
Ils demandent plus précisément un
nouvel appel d'offres pour des machines ne proposant pas la prise de vue.