Industrie musicale : au tour du podcasting
Au Rouyaume-Uni, l'industrie de la musique se penche sur le cas des podcasts et échafaude un plan dans le but d'en tirer de substantiels revenus.
Très
en vogue sur la toile, le podcasting, ce moyen de diffusion de
fichiers sonores ou vidéo sur le Net via les fils RSS ( Really
Simple Syndication ) notamment, est un phénomène qui
tend à prendre de l'ampleur, aiguisant par là-même
l'appétit économique des majors.
Sites warez, réseaux P2P ou plus récemment newsgroups, tous ont subi les foudres de l'industrie cinématogaphique ou musicale, cette dernière ayant décidé de s'en prendre désormais à la baladodiffusion, comme l'appelle nos cousins de la Belle Province.
Pour l'heure, peu de podcasters ( les diffuseurs ) payent des droits d'auteur sur la musique qu'ils incluent dans leurs diffusions. Il n'en demeure pas moins que cet état de fait est parfaitement malhonnête, c'est du moins ce que soulignent au Royaume-Uni, la PRS ( Performing Right Society ) et la MCPS ( Mechanical Copyright Protection Society ), deux associations aux objectifs convergents qui viennent de sceller une alliance.
La PRS et la MCPS ainsi réunies veulent collecter ces royalties pour les redistribuer par la suite aux différents labels, compositeurs ou musiciens propriétaires des droits. Pour se faire, la PRS-MCPS, vient de lancer une expérimentation prévue sur 10 mois, abondant dans ce sens.
Ainsi, le coût à débourser pour chaque podcast concerné par des droits d'auteur, sera de 12 % des revenus bruts engrangés par celui-ci avec cependant un minimum de 1,5 % pour chaque titre diffusé et 0,75 % pour un demi-titre.
Les frais s'appliquent au téléchargement du podcast : si un podcast contient une chanson et qu'il est téléchargé 1000 fois, le podcaster devra s'acquitter de 15 £. Dans leur grande mansuétude, l'alliance précise que les podcasts à faibles revenus bénéficieront de quelques largesses tarifaires.
Si pour l'heure il ne s'agit que d'un projet à visée éducative ou plutôt d'un test, qui sera pleinement opérationnel en 2007, il n'en demeure pas moins que la PRS-MCPS convie vivement chaque podcaster concerné à y prendre part pour être dans la légalité, sous peine de se voir assigné en justice.
Côté français, le cas des podcasts est relativement flou ( assimilable à une radio ' ). Et la SACEM ( Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique ) qui finalement est le pendant francophone de la PRS-MCPS, n'a jamais caché qu'elle attendait une ébauche de solution venue d' Outre-Atlantique. C'est peut-être finalement d' Outre-Manche que l'inspiration va venir.
A moins que la loi sur les Droits d' Auteur et aux Droits Voisins dans la Société de l' Information qui sera adoptée ( faut plus rêver ) en mai prochain par le sénat, n'ait déjà la réponse à cette épineuse question.

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Cette démarche vise-t-elle également à l'instar du DAVSI et, surtout, de la loi allemande, tous 2 en ce qui concerne le P2P, à criminaliser ceux qui écoutent '
Pourquoi pas '
Pauvre peuple qui n'a le choix qu'entre subir ou mourir.
db
En l'occurence le patron de bar ou le buraliste qui diffuse la radio ou des cd en fond sonore léger reçoit la visite des agents (sacem je crois) et doit leur remettre un chèque, et ce, même s'il n'a eu aucun client de la journée.
Quand au podcast, ils vont réussir à trouver le revenu maximum journalier qu'il peut générer, et baser leur redevance là-dessus. Tant pis pour ceux qui gagnreont peu.
Va bientôt falloir s'appeler Yahoo!Music ou M6 pour survivre online.
"Vous voulez la protection face à la méchante légalité '"
"Heu... mouais '"
"Alors PAYE !"
J'avoue, moi, il m'arrive même de siffler sous la douche des titres que je ne n'ais jamais payés, et pire, parfois, je le fais en public quand j'ai un peu trop bu.