citation Rouillé (7)

Le
Octave
" Du "ce qui est" barthésien" au "ce qui se fait" bergsonien, c'est
toute une conception du temps, en particulier du présent, et, par
conséquent, de la photographie, qui est en jeu. Le "ça a été" fait place
à un "ça s'est fait", ou plutôt à un "ça s'est passé". Cela présente
l'immense intérêt de briser avec la conception platement constative, de
faire passer la photographie de domaine des choses, de la présence et de
l'existence, à celui des événements."

"La photographie" d'André Rouillé,
folio essais, page 290




"L'enjeu n'est rien moins que de soustraire l'image à la dictature de la
référence qui verrouille la pensée sur la photographie - la théorie de
l'indice et la notion de "ça-a-été" n'étant que les derniers avatars de
cette hégémonie. La Chambre Claire (Barthes) n'est-il pas cet ouvrage
paradoxal qui se présente comme une "Note sur la photographie", mais qui
décrète l'invisibilité des images ? Et le "ça-a-été", ne rapporte-t-il
pas la temporalité photographique à celle de la chose ?"

page 291




"L'image photographique ne coïncide pas avec la chose, ni
matériellement, ni spatialement, ni temporellement."

page 291





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Charles Vassallo
Le #24027131
Octave a écrit :


"L'image photographique ne coïncide pas avec la chose, ni
matériellement, ni spatialement, ni temporellement."



Et ceci n'est pas une pipe...


Sur Barthes et sa chambre claire, avant de verser la béatitude:
http://www.galerie-photo.com/la-chambre-claire.pdf

charles
Bour-Brown
Le #24027191
Octave a écrit
( 4ed9e5ff$0$3207$ )

"La photographie" d'André Rouillé,
folio essais, page 290



Pour le lecteur courageux (attention, c'est looooong), une critique sérieuse
de ses positions ici :
http://etudesphotographiques.revues.org/index764.html

Plouf.

Piqué au vif, André Rouillé a exigé un droit de réponse :
http://etudesphotographiques.revues.org/index1502.html

Procédé d'une rare élégance, comme cela a été souligné :
http://etudesphotographiques.revues.org/index1362.html

Bon, perso je n'ai jamais aimé Rouillé et son goût pour l'enfilage de
formules toujours définitives, je l'aime encore moins pour ce genre
d'intervention.
YouDontNeedToKnowButItsNoëlle
Le #24027371
Le 03/12/11 11:15, Charles Vassallo a écrit :
Octave a écrit :


"L'image photographique ne coïncide pas avec la chose, ni
matériellement, ni spatialement, ni temporellement."



Et ceci n'est pas une pipe...



Oui dans le genre grosse évidence c'est pas triste.
Enfin je suppose que le but est de provoquer des discussions ici, pas
d'annoncer la découverte de la formule de l'eau tiède.

Finalement, il aurait été plus courageux de la part de Rouillé de
risquer quelques mots sur le statut des images nouvelles que l'on crée
de toutes pièces, dont l'apparence est parfois indicernable de photos
numériques. Ou dont le mode de création s'apparente un peu à la photo
par les outils employés, mais dont la réalité (?) est un fichier
modifiable à l'infini, ou l'affichage de celui-ci, toujours un peu
différent aux yeux du spectateur.

Il était une fois un astrologue royal, dont les prédictions toujours
exactes était étaient prisées. Un jour le roi fait venir son voyant et
lui demande de prédire l'avenir. Celui-ci répond "Le soleil ne se levera
pas demain, ni plus jamais". Comme les prédictions de son devin sont
toujours bonnes, le roi est très inquiet, il convoque sa cour et règle
ses bons et mauvais comptes, puis fait venir ses femmes, ses musiciens
et du vin pour passer une dernière nuit dans l'oubli.
Le lendemain il se réveille il fait jour, il a très mal aux cheveux et
furieux demande qu'on aille chercher le devin. Qui est tranquillement
mort dans son lit.

La photographie n'est pas morte, pour Rouillé par contre j'ai un doute.

Noëlle Adam
Charles Vassallo
Le #24027571
Bour-Brown a écrit :
Octave a écrit
"La photographie" d'André Rouillé,
folio essais, page 290



Pour le lecteur courageux (attention, c'est looooong), une critique
sérieuse de ses positions ici :
http://etudesphotographiques.revues.org/index764.html

Plouf.

Piqué au vif, André Rouillé a exigé un droit de réponse :
http://etudesphotographiques.revues.org/index1502.html

Procédé d'une rare élégance, comme cela a été souligné :
http://etudesphotographiques.revues.org/index1362.html




Sérieuse, la critique de Poivert ? Mmmm... je ne me permettrai pas d'en
juger (pas assez armé pour ça), mais que Rouillé se soit senti très
chatouillé ne m'étonne pas trop. Je ne trouve pas anormal qu'il soit
passé par le droit de réponse pour s'assurer que sa réplique soit
publiée, j'ai comme l'impression qu'il n'est pas de la chapelle des
Etudes Photographiques.

Quant à la réaction effarouchée de Gunthert (le patron desdites Etudes)
à ce droit de réponse, je trouve assez amusant qu'il écrive

Il est très exceptionnel qu’on y [ce droit de réponse]
recoure dans le contexte des publications scientifiques

ce qui implique qu'il considère son journal comme une publication
scientifique. Scientifique ?


Bon, perso je n'ai jamais aimé Rouillé et son goût pour l'enfilage de
formules toujours définitives, je l'aime encore moins pour ce genre
d'intervention.



Je sens pourtant qu'Octave va nous en distiller encore un paquet (de ces
formules). Bah ! Si ça peut faire cogiter...


J'espère qu'il passera ensuite à la prose de Poivert et de son ouvrage
sur la photo contemporaine. Je dois bien en être à la dixième lecture
(pignochage, plutôt). Comprends-je mieux ce qu'il veut dire, ou bien en
ai-je simplement un peu plus l'impression chaque fois que j'y reviens,
par une simple imprégnation qui pénètre chaque fois un peu plus mes
couches neuronales ? Background insuffisant, je ne le cache pas. Mais
puisque BB donne dans la citation biblio, je peux jouer aussi :
http://culturevisuelle.org/regard/archives/235
Ça se conclut par un commentaire de lecteur qui vaut son pesant de
moutarde. Néanmoins, je ne regrette pas mon achat car c'est un très beau
livre d'images -- contemporaines, of course, mais pas vraiment
délirantes. Ou serait-ce que je m'y habitue par imprégnation ?

charles
Stephane Legras-Decussy
Le #24027561
Le 03/12/2011 10:03, Octave a écrit :




on commence à avoir pas mal de matière
pour coder un générateur de Rouillétitudes :-)
Octave
Le #24027601
Le 03/12/2011 11:15, Charles Vassallo a écrit :
Octave a écrit :


"L'image photographique ne coïncide pas avec la chose, ni
matériellement, ni spatialement, ni temporellement."



Et ceci n'est pas une pipe...


Sur Barthes et sa chambre claire, avant de verser la béatitude:
http://www.galerie-photo.com/la-chambre-claire.pdf




Merci. Très intéressant.
Moi qui n'ai jamais été enthousiaste avec "la chambre claire", je
retrouve ce qui n'est pas entièrement pertinent pour la photographie en
général dans cette critique, et entre autre dans ces deux parties du texte:
"Limites tenant à la façon de poser la question"
"Un texte d’amour"

--
www.octav.fr
Octave
Le #24027651
Le 03/12/2011 12:31, YouDontNeedToKnowButItsNoëlle a écrit :
Le 03/12/11 11:15, Charles Vassallo a écrit :
Octave a écrit :


"L'image photographique ne coïncide pas avec la chose, ni
matériellement, ni spatialement, ni temporellement."



Et ceci n'est pas une pipe...



Oui dans le genre grosse évidence c'est pas triste.
Enfin je suppose que le but est de provoquer des discussions ici, pas
d'annoncer la découverte de la formule de l'eau tiède.




:)Cette phrase est sans doute évidente, mais elle me paraît utile à
marteler régulièrement. Il me semble que même si tout le monde le sait,
peu en tiennent compte.


Finalement, il aurait été plus courageux de la part de Rouillé de
risquer quelques mots sur le statut des images nouvelles que l'on crée
de toutes pièces, dont l'apparence est parfois indicernable de photos
numériques. Ou dont le mode de création s'apparente un peu à la photo
par les outils employés, mais dont la réalité (?) est un fichier
modifiable à l'infini, ou l'affichage de celui-ci, toujours un peu
différent aux yeux du spectateur.



Il s'agit de notes prises et mises ici dans l'ordre du livre qui est
lui-même une histoire de la photographie.



--
www.octav.fr
YouDontNeedToKnowButItsNoëlle
Le #24027671
Le 03/12/11 13:23, Charles Vassallo a écrit :

J'espère qu'il passera ensuite à la prose de Poivert et de son ouvrage
sur la photo contemporaine. Je dois bien en être à la dixième lecture
(pignochage, plutôt). Comprends-je mieux ce qu'il veut dire, ou bien en
ai-je simplement un peu plus l'impression chaque fois que j'y reviens,
par une simple imprégnation qui pénètre chaque fois un peu plus mes
couches neuronales ? Background insuffisant, je ne le cache pas. Mais
puisque BB donne dans la citation biblio, je peux jouer aussi :

http://culturevisuelle.org/regard/archives/235



Je reste perplexe car bien qu'ayant une certaine étendue de vocabulaire,
et ayant consulté les dictionnaires, pas moyen de me faire une idée
claire de ce que veux dire performée.
Je connais la notion de performance en art, est-ce que ici l'acte de
faire une photo est considérée comme une performance, un spectacle, ce
qui donnerais cette « image performée » ?
Bref, je veux bien quelque éclaircissemnt.

Noëlle Adam
Octave
Le #24027771
Le 03/12/2011 11:20, Bour-Brown a écrit :
Octave a écrit
( 4ed9e5ff$0$3207$ )

"La photographie" d'André Rouillé,
folio essais, page 290



Pour le lecteur courageux (attention, c'est looooong), une critique
sérieuse
de ses positions ici :
http://etudesphotographiques.revues.org/index764.html

Plouf.

Piqué au vif, André Rouillé a exigé un droit de réponse :
http://etudesphotographiques.revues.org/index1502.html

Procédé d'une rare élégance, comme cela a été souligné :
http://etudesphotographiques.revues.org/index1362.html

Bon, perso je n'ai jamais aimé Rouillé et son goût pour l'enfilage de
formules toujours définitives, je l'aime encore moins pour ce genre
d'intervention.



Oui, on voit bien qu'il y a deux positions dans la photo aujourd'hui (ça
dure depuis 1829!). Moi, Rouillé m'a tout de suite intéressé, il a une
vision détachée sur la photo.

Droit de réponse de Rouillé cité ci-dessus:
"Aussi la photographie ne peut-elle être pour moi qu’un passage, un
point d’observation, un lieu d’expérience, un outil de compréhension de
phénomènes qui l’incluent et heureusement la dépassent : l’art
contemporain, les images, les médias, le numérique, la politique
culturelle, etc."


Citation de la critique de Poivert envers Rouillé, ci-dessus:
"L’histoire commune à l’art et à la photographie n’est en rien l’affaire
des photographes, mais bien celle, et uniquement celle, des artistes."

Je suis assez d'accord avec cette phrase, même dite par Poivert en tant
que critique de Rouillé.
Les photographes ont un rapport à la photo trop étroit, trop proche,
trop exclusif!



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Bour-Brown
Le #24027801
Charles Vassallo a écrit
( 4eda14dc$0$2499$ )

Sérieuse, la critique de Poivert ?



Oui, quand même. Ce sont tous les deux des universitaires, spécialistes en
photographie contemporaine, enseignant et écrivant sur le sujet.

Querelle d'intellos parisiens bien sûr, mais d'universitaires aussi, avec le
professeur qui examine le travail d'un maître de conf', chaud.


j'ai comme l'impression qu'il n'est pas de la chapelle des Etudes
Photographiques.



Ben oui, les Études, c'est Poivert (comité de rédaction).


ce qui implique qu'il considère son journal comme une publication
scientifique. Scientifique ?



Bah, ça fait partie du jeu...
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