Faire poser des gens, vous avez des trucs ?
Le
YouDontNeedToKnowButItsNoëlle
Des décennies de photo et ça fait un an que j'aborde timide la photo
avec des gens dedans. Des gens qui acceptent de poser, parce que la
photo de spectacle, quelque part ça ne compte pas.
Je sais déjà une chose, le 200 ne me convient pas, c'est propre avec
l'arrière plan bien dégagé, et je ne capte rien.
Bon. Et maintenant que j'ai des gens qui posent, je trouve difficile de
leur dire quoi faire !
En groupe c'est terrible, mais même avec une seule personne, j'ai du mal
: parler tout le temps ? Ne rien dire ? Juste le moins possible ?
Conseils, trucs bienvenus, ou simplement : comment vous faites, vous ?
Noëlle Adam
avec des gens dedans. Des gens qui acceptent de poser, parce que la
photo de spectacle, quelque part ça ne compte pas.
Je sais déjà une chose, le 200 ne me convient pas, c'est propre avec
l'arrière plan bien dégagé, et je ne capte rien.
Bon. Et maintenant que j'ai des gens qui posent, je trouve difficile de
leur dire quoi faire !
En groupe c'est terrible, mais même avec une seule personne, j'ai du mal
: parler tout le temps ? Ne rien dire ? Juste le moins possible ?
Conseils, trucs bienvenus, ou simplement : comment vous faites, vous ?
Noëlle Adam

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j'ai fait des essais, des gens ont aimé le résultat mais pas moi.
En général, quand je peux, j'essaie justement de ne pas faire poser.
Au temps de la pellicule je faisais des tas de photos... sans mettre
de pellicule.
Au début les "modèles font des mines. Au bout d'un moment ils ne font
plus attention, là je mettais de la pellicule
mais les modèles posés, je sais pas
jdd
discussion : jaeiu5$qh6$
Puisque je suis dans Susan Sontag je cite encore:
"Ainsi, dans les photos d'Arbus (Diane), la fontalité implique aussi, avec
le plus grand éclat, la coopération du modèle. Pour faire poser ces gens la
photographe a dû gagner leur confiance, a dû se lier d'une sorte d'amitié
avec eux."
Diane Arbus montre son sujet dans son milieu privé, de face, dévisagé. La
scène est nue, intime. Le sujet dévisage l'objectif et se livre. Un ou
l'autre a du solliciter l'intervention photographique et cela n'a pu se
faire sans un minimum de relation entre les deux.
Et comme je ne retrouve pas je dis de mémoire: Si certains ont besoin
d'établir une relation avec leurs modèles, Avedon affirme avoir fait ses
meilleurs photos avec des gens qu'il n'avait jamais rencontré.
Avedon utilise des modèles professionnels, je le pense. Il y a mise en
scène, demande et direction d'une part, professionnalisme et exécution de
l'autre. C'est une relation de travail.
Ce sont deux savoir faire différents surement pas interchangeables.
Je remarque que beaucoup de jeunes photographes ont commencé durant leurs
études en se photographiant mutuellement. Un bonne manière de développer le
langage nécessaire du photographe au modèle ainsi qu'à aiguiser l'instinct
nécessaire pour choisir un modèle coopératif.
Mon expérience personnelle est très limitée. Dans un défilé de mode il n'y a
pas de relation, c'est technique (il faut dire que je ne suis ni du milieu
ni sociable). Dans un vernissage je fais le plus de photos possibles, il en
reste plusieurs bonnes et quelque unes intéressantes. En famille j'observe à
l'écart, on m'accepte, pour certains seulement après avoir vu une première
photo qui leur fait enfin dire "Ah je suis bien sur cette photo". Il faut
rompre le dégoût de la photographie, la peur de mal paraitre.
Dans le milieu du verre on m'accepte un peu comme faisant parti du jeu.
Quand les photos sont bonnes j'en donne et les gens sont heureux; après ils
se laissent photographier facilement.
C'est toujours de la photo sur le vif, mais la majorité des gens se mettent
à poser et à figer lorsqu'ils se voient photographiés. Seule ma nièce sais
comment d'instinct, sans poser, naturelle, gracieuse, présente, sans effort.
Pour moi elle serait la personne idéale en studio; en fait la seule que je
connais avec qui je pourrais travailler avec plaisir. Je crois qu'il est
très difficile pour l'amateur de trouver un bon modèle, celui qui convient
naturellement à son projet.
René
Puisqu'on parle de Diane Arbus, son expo au Musée du Jeu de Paume est
simplement superbe, allez y allez y... (le mieux est de réserver sa
place avant, il y a une certaine queue, voire une queue certaine).
FiLH
--
Le fondement du constat bourgeois, c'est le bon sens, c'est-à-dire
une vérité qui s'arrête sur l'ordre arbitraire de celui qui la parle.
Roland Barthes.
http://www.filh.org
J'ai encore plus difficile : faire poser un chat...
--
Le travail n'est pas une bonne chose. Si ça l'était,
les riches l'auraient accaparé
Je crois qu'il faut avant tout que les gens photographiés
sachent *pourquoi* ils sont devant un objectif. Souvent
c'est implicite et ne nécessite pas forcément un dialogue
mais parfois en parler améliore sensiblement les choses et
fait passer le "sujet" de cobaye paralysé à acteur plus ou
moins naturel...
Les groupes là, c'est moins évident. Sauf si c'est vraiment
un groupe et non des gens se trouvant ensemble plus ou moins
par hasard.
--
Jean-Pierre Roche
enlever sanspub pour m'écrire...