Film argentique vs Photo numérique

Le
Guilbert STABILO
Bonjour à tous,

Je viens de faire développer un appareil argentique jetable (modèle =
à
8 euros).
L'optique vaut ce qu'elle vaut et l'on est bien sûr loin du piqué des
photos numériques.

J'ai donc reçu mes photos et j'ai décidé de scanner le négatif
argentique (scanner à plat avec lampe dans le couvercle pour le
rétroéclairage) ce qui m'a permis de voir que l'une des photos était
surexposée : les sujets de premier plan apparaissent blanc alors que
l'arrière plan a une exposition correcte.
Pourtant la photo papier argentique reçue du labo est correctement
exposée : les sujets de premier plan sont correctement colorés et
l'arrière plan sombre (normal puisque la lumière a été rééquili=
brée).
Bref, la labo argentique a fait du bon boulot !

Par contre, avec mon scanner, j'ai eu un mal fou à rétablir
l'exposition correcte.
Pour bien commencer, j'ai décidé de scanner en 48 bits en 2400 DPI
(16 bits par couleur) avec rétroéclairage afin de réduire les erreurs
cumulées de traitement.

1/ En scannant sans correction scanner mais en corrigeant après dans
Photoshop, j'obtiens des couleurs correctes mais une image bruitée de
qualité médiocre.

2/ J'ai diminué la luminosité/augmenté le contraste au niveau de mon
scanner mais j'ai constaté que cela n'agissait pas sur ma source de
lumière scanner analogique (intensité constante de la lampe du
scanner) mais que le traitement était exclusivement numérique et
s'appliquait sur l'image scannée.
Ainsi, comme sous Photoshop, j'ai obtenue une image bruitée médiocre.

3/ Finalement, j'ai découvert que mon scanner avait une option de
suréchantillonage (pixels scannés plusieurs fois puis moyennage de la
valeur ce qui réduit considérablement le bruit). En appliquant cette
option combinée à mes réglages précédents, j'ai enfin obtenu un
résultat correct.
Par contre, il ne faut pas être pressé : 5 minutess pour le scan et
l'image obtenue est loin d'être aussi belle que la photo argentique
obtenue par traitement analogique (effet de pixelisation mais si les
couleurs sont OK).


Cette expérience m'amène à deux questions:

Q1/ La plage de contraste d'un film argentique même de piètre qualité
(appareil jetable) a une plage de contraste bien plus grande que mon
capteur CCD numérique (Nikon D70). Sur mon numérique, quand les blancs
"mordent" à droite, l'information est définitivement perdue.
Avec l'argentique, le labo a pu récupérer les couleurs sans problème =
à
partir du négatif.

=> Savez-vous pourquoi et surtout existe-t'il des capteurs CCD ayant
des propriétés équivalentes aux films argentiques ?


Q2/ Le labo est probablement automatisé mais leur robot a su retrouver
l'exposition correcte automatique là où j'ai peiné.

=> Pour le numérique, existe-t'il un algo permettant de retrouver
l'exposition correcte automatiquement et ainsi gagner du temps ? Sinon
y-a-t'il des trucs ? (j'ai dû jouer à maintes reprises avec le
contraste et la luminosité).


Merci d'avance à tous.
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YouDontNeedToKnowButItsNoëlle
Le #21508172
Le 06/04/10 13:17, Guilbert STABILO a écrit :

=> Savez-vous pourquoi et surtout existe-t'il des capteurs CCD ayant
des propriétés équivalentes aux films argentiques ?


À ma connaissance, les capteurs ont une dynamique intermédiaire entre
celle du film et celle du négatif.
Certains modèles font une augmentation apparente de la dynamique des
ombres avec le D-Lighning, en augmentant le gain là où le signal est
faible.

Q2/ Le labo est probablement automatisé mais leur robot a su retrouver
l'exposition correcte automatique là où j'ai peiné.

=> Pour le numérique, existe-t'il un algo permettant de retrouver
l'exposition correcte automatiquement et ainsi gagner du temps ? Sinon
y-a-t'il des trucs ? (j'ai dû jouer à maintes reprises avec le
contraste et la luminosité).


Après exposition ? Ou à la prise de vue ?
À la prise de vue je prend contraste moyen, l'idée c'est que
l'histogramme occupe la place sans être tassé en bas ou tape dans le
plafond. Par contre le fait qu'il ne soit pas réparti partout, c'est une
autre histoire, ça dépend du contenu de la scène.
À mon goût et dans mes observations le D70 surexpose un peu, donc j'ai
pris l'habitude de sous-exposer avec de -1/3 IL à -2/3 IL.
Dans le genre automatique, dans le doute il y a le bracketing auto :).

Noëlle Adam
Jean-Claude Ghislain
Le #21508572
"Guilbert STABILO" a écrit :

Je viens de faire développer un appareil argentique jetable (modèle à
8 euros). L'optique vaut ce qu'elle vaut et l'on est bien sûr loin du
piqué des photos numériques.



Si c'était un Fuji, tu as même eu droit à une lentille asphérique !

J'ai donc reçu mes photos et j'ai décidé de scanner le négatif
argentique (scanner à plat avec lampe dans le couvercle pour le
rétroéclairage) ce qui m'a permis de voir que l'une des photos était
surexposée : les sujets de premier plan apparaissent blanc alors que
l'arrière plan a une exposition correcte.



Donc, sur ton négatif les personnages apparaissent très sombres.

Pourtant la photo papier argentique reçue du labo est correctement
exposée



Les analyseurs des tireuses sont sans commune mesure avec les pilotes
des scanners grand-public.

1/ En scannant sans correction scanner mais en corrigeant après dans
Photoshop, j'obtiens des couleurs correctes mais une image bruitée de
qualité médiocre.



Avec un négatif surexposé tu devrais au contraire avoir peu de bruit,
sur ton négatif les personnages sont bien très foncé ?

Q1/ La plage de contraste d'un film argentique même de piètre qualité
(appareil jetable)



Un jetable est un appareil de piètre qualité, par contre le film qui est
dedans ne l'est pas forcément. Le Superia 800 qui équipe les Fuji est
une des meilleures pellicules de l'histoire argentique, une petite
révolution à sa sortie.

a une plage de contraste bien plus grande que mon capteur CCD
numérique (Nikon D70).



Le D70 commence à dater et même à son époque, ce n'était pas vraiment un
foudre de guerre. Les négatifs couleurs ont, depuis très longtemps, une
énorme plage dynamique, néanmoins les grands capteurs actuels font aussi
bien et même mieux. Ceci dit, pour exploiter au mieux toute la plage
dynamique du capteur, il est impératif de travailler en raw et de post
traiter image par image comme le fait une tireuse argentique.

=> Pour le numérique, existe-t'il un algo permettant de retrouver
l'exposition correcte automatiquement et ainsi gagner du temps ?



Il existe différents automatismes comme les "Niveaux automatiques",
"Contraste automatique" ou "Couleur automatique" de Photoshop, ces
automatismes peuvent aider et parfois tomber pile, mais en général ça
reste inférieur à un opérateur rompu aux corrections.

--
JCG
Castor Nageur
Le #21509342
"Jean-Claude Ghislain" @news.brutele.be:

Si c'était un Fuji, tu as même eu droit à une lentille asphérique !



Oui tout à fait, c'était bien un Fuji.

Donc, sur ton négatif les personnages apparaissent très sombres.



Exact. J'ai oublié de dire que le logiciel de mon scanner inverse le
négatif du coup j'en ai oublié que c'était un négatif.

Pourtant la photo papier argentique reçue du labo est correctement
exposée



Les analyseurs des tireuses sont sans commune mesure avec les pilotes
des scanners grand-public.



En tout cas, c'est épatant car pour obtenir presque le même résultat,
j'ai dû me servir de leur photo ! Il faut dire que c'est dur de
déterminer à l'oeil quelle est la bonne couleur, le bon contraste, la
bonne luminosité. Mais bon, je pense qu'il doit y avoir des techniques
quand on est plus pro !

Avec un négatif surexposé tu devrais au contraire avoir peu de bruit,
sur ton négatif les personnages sont bien très foncé ?



Oui, les personnages sont foncés et le bruit (ou plutôt la pixelisation)
apparaît après le traitement Photoshop. La photo argentique du labo,
elle, est nickel (pas de grain).

dedans ne l'est pas forcément. Le Superia 800 qui équipe les Fuji est
une des meilleures pellicules de l'histoire argentique, une petite
révolution à sa sortie.



C'est bien le Fuji donc j'en déduis que j'ai un bon film.

Il existe différents automatismes comme les "Niveaux automatiques",
"Contraste automatique" ou "Couleur automatique" de Photoshop, ces
automatismes peuvent aider et parfois tomber pile, mais en général ça
reste inférieur à un opérateur rompu aux corrections.



Oui, j'ai joué avec tout ça mais pour obtenir un bon résultat, j'ai dû
diminuer la luminosité et augmenter le contraste, le tout entièrement
manuellement.

Sinon, je suis en train de regarder le scanner à négatifs Nikon Coolscan
V ED d'occaze car j'ai pas mal de négatifs à scanner.
Castor Nageur
Le #21509332
=?UTF-8?B?WW91RG9udE5lZWRUb0tub3dCdXRJdHNOb8OrbGxl? news:4bbb6cea$0$28953$:

=> Pour le numérique, existe-t'il un algo permettant de retrouver
l'exposition correcte automatiquement et ainsi gagner du temps ?
Sinon y-a-t'il des trucs ? (j'ai dû jouer à maintes reprises avec
le contraste et la luminosité).


Après exposition ? Ou à la prise de vue ?
À la prise de vue je prend contraste moyen, l'idée c'est que
l'histogramme occupe la place sans être tassé en bas ou tape dans le
plafond. Par contre le fait qu'il ne soit pas réparti partout, c'est
une autre histoire, ça dépend du contenu de la scène.
À mon goût et dans mes observations le D70 surexpose un peu, donc
j'ai pris l'habitude de sous-exposer avec de -1/3 IL à -2/3 IL.
Dans le genre automatique, dans le doute il y a le bracketing auto :).



De mon côté et comme je n'ai que des optiques non automatiques, je prend
une série de clichés juste pour vérifier l'histogramme puis je fixe un
réglage pour ma scène.
Je n'ai jamais trop joué avec le bracketing car je ne maîtrise pas l'outil.
Castor Nageur
Le #21509322
"Jean-Claude Ghislain"

@news.brutele.be:

Ah oui, j'ai oublié de préciser : je suis Guilbert STABILO, le 1er posteur,
Castor Nageur, c'est mon pseudo configuré dans XNews !
A force je me fais avoir :-(
Jean-Claude Ghislain
Le #21510152
"Castor Nageur" a écrit :

Sinon, je suis en train de regarder le scanner à négatifs Nikon
Coolscan V ED d'occaze car j'ai pas mal de négatifs à scanner.



Les Nikon Coolscan sont à peu près les meilleurs scanners possibles
avant les rotatifs, le pilote (Nikon Scan) est sans reproche avec les
dias, mais avec les négatifs il est très moyen et il faut mettre la main
à la pâte.

Jadis, il y a eu un scanner qui avait un excellent pilote pour les
négatifs, c'était le petit HP PhotoSmart en version SCSI car, pour une
raison incompréhensible, la version USB fonctionnait nettement moins
bien.
http://photo.net/equipment/hudepohl-photos/ComputerSetup_W.jpg

J'avais de bons points de comparaison car, à cette époque, je
travaillais sur des tireuses de labo très douées en tout auto.

--
JCG
Jean-Pierre Roche
Le #21510862
Le 06/04/2010 13:17, Guilbert STABILO a écrit :

Pour bien commencer, j'ai décidé de scanner en 48 bits en 2400 DPI
(16 bits par couleur) avec rétroéclairage afin de réduire les erreurs
cumulées de traitement.



Hum... Oui mais avec quel scanner ? Car il ne faut pas
confondre dynamique théorique et dynamique réelle : sur un
scanner grand public, la dynamique réelle n'est jamais égale
à celle permise par 48 bits...

2/ J'ai diminué la luminosité/augmenté le contraste au niveau de mon
scanner mais j'ai constaté que cela n'agissait pas sur ma source de
lumière scanner analogique (intensité constante de la lampe du
scanner) mais que le traitement était exclusivement numérique et
s'appliquait sur l'image scannée.



La source lumineuse est toujours constante, en revanche le
traitement n'est pas forcément exclusivement numérique. On
peut jouer sur le gain des circuits électroniques !

Q1/ La plage de contraste d'un film argentique même de piètre qualité
(appareil jetable) a une plage de contraste bien plus grande que mon
capteur CCD numérique (Nikon D70). Sur mon numérique, quand les blancs
"mordent" à droite, l'information est définitivement perdue.
Avec l'argentique, le labo a pu récupérer les couleurs sans problème à
partir du négatif.

=> Savez-vous pourquoi et surtout existe-t'il des capteurs CCD ayant
des propriétés équivalentes aux films argentiques ?



Même un D70 offre une dynamique importante si on prend la
peine de bien l'exploiter : exposition correcte et fichiers
raw ! Suivi naturellement d'un traitement adapté.

=> Pour le numérique, existe-t'il un algo permettant de retrouver
l'exposition correcte automatiquement et ainsi gagner du temps ? Sinon
y-a-t'il des trucs ? (j'ai dû jouer à maintes reprises avec le
contraste et la luminosité).



Faudrait en dire plus sur le matériel utilisé... Il existe
des logiciels et des matériels très performants !


--
Jean-Pierre Roche

enlever sanspub pour m'écrire...
Guilbert STABILO
Le #21512472
On 7 avr, 08:38, Jean-Pierre Roche
Le 06/04/2010 13:17,Guilbert STABILOa écrit :

Hum... Oui mais avec quel scanner ? Car il ne faut pas
confondre dynamique théorique et dynamique réelle : sur un
scanner grand public, la dynamique réelle n'est jamais égale
à celle permise par 48 bits...



Oui, j'aurai d'ailleurs dû commencer par là : c'est un Canon 5200F

La source lumineuse est toujours constante, en revanche le
traitement n'est pas forcément exclusivement numérique. On
peut jouer sur le gain des circuits électroniques !



Est-ce que ça se fait implicitement au niveau des réglages du driver
du scanner ou y-a-t'il autre chose à faire ?

Faudrait en dire plus sur le matériel utilisé... Il existe
des logiciels et des matériels très performants !



Oui donc c'est le Canon 5200F et je recherche un algo qui
rééquilibrerait la luminosité sans faire pâlir les couleurs comme
c'est arrivé avec la fonction "Auto level" d'IrfanView ou Photoshop.

Sinon, comme j'ai vraiment beaucoup de négatifs à scanner et que le
scanner à plat est vraiment très lent, je suis en train de regarder le
Nikon Coolscan V ED que l'on trouve autour de 700 euros d'occasion.
D'accord, c'est beaucoup mais l'investissement en vaut peut-être la
peine (j'ai des centaines de pochettes d'anciens négatifs à scanner).

Merci d'avance.
Jean-Pierre Roche
Le #21512452
Le 07/04/2010 13:47, Guilbert STABILO a écrit :
On 7 avr, 08:38, Jean-Pierre Roche
Le 06/04/2010 13:17,Guilbert STABILOa écrit :



Hum... Oui mais avec quel scanner ? Car il ne faut pas
confondre dynamique théorique et dynamique réelle : sur un
scanner grand public, la dynamique réelle n'est jamais égale
à celle permise par 48 bits...



Oui, j'aurai d'ailleurs dû commencer par là : c'est un Canon 5200F



C'est donc très loin de la dynamique théorique !

La source lumineuse est toujours constante, en revanche le
traitement n'est pas forcément exclusivement numérique. On
peut jouer sur le gain des circuits électroniques !



Est-ce que ça se fait implicitement au niveau des réglages du driver
du scanner ou y-a-t'il autre chose à faire ?



Ca dépend des scanners et du logiciel du fabricant, je ne
connais pas ce modèle.

Oui donc c'est le Canon 5200F et je recherche un algo qui
rééquilibrerait la luminosité sans faire pâlir les couleurs comme
c'est arrivé avec la fonction "Auto level" d'IrfanView ou Photoshop.



Les fonctions "Auto Level" donnent rarement des résultats
parfaits !

Sinon, comme j'ai vraiment beaucoup de négatifs à scanner et que le
scanner à plat est vraiment très lent, je suis en train de regarder le
Nikon Coolscan V ED que l'on trouve autour de 700 euros d'occasion.
D'accord, c'est beaucoup mais l'investissement en vaut peut-être la
peine (j'ai des centaines de pochettes d'anciens négatifs à scanner).



Les scanners Nikon sont ce qu'un amateur peut
raisonnablement se procurer de mieux... La qualité est
largement supérieure à celle d'un scanner à plat, ils sont
plus rapides et disposent d'un système anti poussières et
rayures beaucoup plus efficace. Ensuite à chacun de voir le
prix qu'il accorde à ses photos...

--
Jean-Pierre Roche

enlever sanspub pour m'écrire...
Guilbert STABILO
Le #21513252
On 7 avr, 13:58, Jean-Pierre Roche
Les scanners Nikon sont ce qu'un amateur peut
raisonnablement se procurer de mieux... La qualité est
largement supérieure à celle d'un scanner à plat, ils sont
plus rapides et disposent d'un système anti poussières et
rayures beaucoup plus efficace. Ensuite à chacun de voir le
prix qu'il accorde à ses photos...



Oui, c'est exactement ce que je pense, le Nikon Coolscan V ED me
semble le meilleur compromis (tout de même 600 ~ 700 euros d'occasion
mais on est loin des scanners pros à 4000 euros) et j'ai rarement été
déçu par la marque.
J'accorde un prix élevé à mes vieux négatifs que je ne regarde jama is
car un grand nombre n'est pas développé et surtout, ils sont enfouis
au fin fond de cartons qu'on finit par oublier. Numérisés, nommés et
classés sur un disque dur, c'est beaucoup mieux !
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