Leica Telerama 2005

Le
higgs158
Marques de légende Leica

Télérama n° 2901, 17 août 2005

Pages 28, 29 et 31.

?

"?Le Leica, C'est un refus du fini. C'est un volume, une ambiance, une
atmosphère qui se décèlent au premier coup d'oeil.?"

?

?

Avec son format de poche et sa mécanique de précision, le boîtier allemand a
révolutionné la photo et conquis les plus grands. Mais "l'oeil du XXe
siècle" survivra-t-il au numérique ?

Il aura tout vu

Boucher à Vence, dans les Alpes-Maritimes, Robert Jouhannet expose sa
collection de Leica dans sa petite boutique, aux côtés des gigots, des
entrecôtes, des pâtés de tête. Et se promet de se faire enterrer dans un
cercueil en forme de Leica. Sa tenue professionnelle ? Une chemise blanche
frappée du logo rouge de la marque allemande. Il porte même au cou un petit
Leica en or, confectionné à sa demande par un bijoutier de la région.

Nicolas Muro, lui, vient de consacrer son mémoire de maîtrise en histoire de
l'art au Leica. Comment a-t-il réussi à convaincre ses professeurs ? "?
Cézanne, dit-il, critiquait le fini qui fait l'admiration des imbéciles. Le
rendu Leica, c'est justement un refus du fini. La netteté n'est pas
parfaite. C'est autre chose, un volume, une ambiance, une atmosphère, qui se
décèle au premier coup d'oeil. "


Résidant à Saintes, en Charente-Maritime, le jeune homme se montre
intarissable sur le Leica, capable de vous entretenir sans fin sur les
qualités techniques de l'appareil, sa solidité à toute épreuve, le " son
parfait " de son déclencheur. Chez les Muro, depuis l'arrière-grand-père
espagnol - un reporter qui utilisait un Leica de deux cent cinquante vues de
1933, toujours conservé par la famille comme une sainte relique -, on est
leicaïste de père en fils. Le père de Nicolas en vend d'ailleurs, non pas
dans une boutique donnant sur la rue, mais dans le salon familial.
L'atmosphère y est plus propice à la confidence, au calme et aux égards dus
à cet appareil décidément pas comme les autres.

Sa mécanique de précision est en effet entièrement montée à la main.
L'opération, qui prend en moyenne une douzaine d'heures par appareil,
s'effectue à Solms, un petit village du centre de l'Allemagne, dans cette
région vallonnée de la Hesse qui semble totalement coupée du pays. Pour les
quatre cents employés, entrer chez Leica, c'est un peu entrer en religion,
se retirer de l'agitation du monde. Francfort, la ville la plus proche, est
à 80 kilomètres. Cet atelier ultramoderne, où l'on fabrique aussi les
célèbres objectifs de la marque, est cerné par les champs. Le beuglement
d'une vache ou le son clair de la cloche du village constituent les seuls
événements susceptibles de distraire les techniciens de leur tâche
minutieuse. Si Leica possède une usine de fabrication de pièces au Portugal,
l'assemblage final n'est confié qu'au sérieux légendaire des mains
allemandes. Tous les boîtiers sont montés dans cette grande pièce à
l'ambiance monacale décorée d'un simple portrait, celui d'Oskar Barnack,
l'homme qui a donné à voir, avec son invention, une réalité insoupçonnable
pour l'époque. Indiscutablement, cet homme avait du génie. Sur la photo, il
ne sourit pas. Tempes grisonnantes, il est revêtu d'une blouse blanche et
d'un noeud papillon, son regard ne fixe pas l'objectif et semble beaucoup
plus intéressé par ce qui se passe hors champ. Comme si cette séance de pose
le distrayait de son travail, de ses pensées d'inventeur. On essaie de
l'imaginer plus jeune, lorsqu'à 31 ans (en 1910) il obtient le poste de
directeur de la recherche de l'usine d'optique Ernst Leitz, spécialisée dans
la fabrication de microscopes et de jumelles. Celle-ci se trouve alors dans
le gros bourg villageois de Wetzlar, situé à une dizaine de kilomètres des
ateliers actuels. Depuis longtemps, Oskar Barnack se passionne pour la
photographie et rêve de mettre au point un appareil qu'on puisse glisser
dans sa poche. La raison ? Asthmatique, il peine à trimballer dans la
campagne le lourd équipement composé d'une chambre en bois, d'un trépied et
des fragiles plaques de verre recouvertes d'une émulsion de collodion sur
laquelle s'impressionnent les photos. Il met trois ans à confectionner son
premier prototype, le " Ur-Leica?" (le Leica primitif, Leica étant la
contraction de Leitz Camera). Son vrai

coup de génie est d'envoyer les encombrantes et peu maniables plaques de
verre au rayon des antiquités. Il a l'idée de les remplacer par de la
pellicule cinématographique, dont il double la surface du négatif. Celui-ci
passe de 24 x 18 au format toujours actuel de 24 x 36. Contrairement aux
plaques de verre, qu'on devait changer à chaque cliché, on peut désormais
prendre des photos en série et les agrandir. Pas sûr qu'Oskar Barnack
mesurât alors toute la portée de son invention. En tout cas, d'emblée, le
Ur-Leica est doté des meilleures caractéristiques de nos boîtiers
contemporains. Il est léger (377 grammes), se recharge par-dessous, et se
tient dans la main comme un bloc-notes. Cet appareil révolutionnaire va
pourtant mettre encore pas mal de temps à trouver la place qu'il mérite. La
Première Guerre mondiale éclate et empêche Oskar Barnack de déposer son
brevet Au sortir du conflit, l'Allemagne est exsangue. Et il faudra encore
attendre l'année 1924 pour que Ernst Leitz II, le nouveau patron, se
souvienne que l'invention de son chercheur pourrait bien sortir l'entreprise
des difficultés financières.

Au départ, les photographes professionnels qui découvrent le Ur-Leica à la
foire de Leipzig de 1925 rejettent cette "?lilliput camera " qu'ils
considèrent comme "?un jouet?", incapable de faire le poids face à leurs
lourdes chambres. Seul l'un d'eux, Erich Salomon, finira par comprendre son
étonnant potentiel. L'homme est à l'affût de toutes les nouveautés de son
époque. Avant le Leica, il se sert du tout récent Ermanox, qui fonctionne
sans flash grâce à l'étonnante luminosité de son objectif. C'est avec lui
qu'il saisit, sans les réveiller, les délégués de la Société des Nations
assoupis lors d'une réunion à Genève, en 1928.

Voilà ce que rêve de réaliser Erich Salomon : des photos chocs qui
saisissent le naturel. Surnommé " le roi des indiscrets?", ce spécialiste
des affaires internationales hante tous les sommets européens et cherche
sans cesse à montrer la vie derrière le protocole. En fait, il ne lui
manquait qu'un Leica pour totalement s'exprimer. La discrétion de
l'appareil, qu'on peut dissimuler dans une poche, sa capacité à tirer
trente-six poses d'affilée à l'insu de ses cibles, vont lui permettre de
piéger plus d'un diplomate. Ainsi, Erich Salomon n'hésite pas à louer une
échelle à incendie et à se déguiser en peintre en bâtiment pour surprendre,
à travers une fenêtre, les ministres qui participent à la première
conférence de La Haye, en 1929.

Père du photojournalisme moderne, Salomon fait école. Dès les années 30, la
presse allemande - avec le Berliner Illustrierte Zeitung et la Münchner
Illustrierte Presse - remplace les dessins illustratifs par des séries de
photographies. La revue française Vu, puis l'américaine Life lui emboîteront
le pas. Grâce au Leica, on saisit désormais des actions de plus en plus
rapides, des mouvements et des expressions de plus en plus fugaces. Fini les
prises de vues dans les éclairs aveuglants de magnésium, fini les poses
compassées. On découvre des expressions de visages fugaces, inconnues, qui
trahissent mieux la vérité de l'être, pense-t-on alors. On épingle le
naturel, on traque l'instantané.

La redécouverte du monde par l'instantané révèle aussi de grands artistes.
Une fois acquis son premier Leica, en 1932 - il le considère comme "?le
prolongement de [son] oeil?" -, Henri Cartier-Bresson ne s'en sépare plus.
Toute la journée, il est en quête de ses fameux "instants décisifs" qui
consistent à capter au vol une scène à son apogée, comme s'il saisissait le
bouquet d'un feu d'artifice au moment où il éclate parfaitement en corolle.
Leica en bandoulière, Henri Cartier-Bresson arpente les rues et cherche à
prendre des photos comme "?des flagrants délits?".

La légende Leica est en marche. La guerre d'Espagne, avec les premiers
instantanés du conflit - telle cliché de ce républicain fauché par une
balle, pris par Robert Capa -, en écrit les premières pages sanglantes. La
notoriété de l'appareil s'envole avec le photographe allemand Paul Wolff.
Son livre My experience with the Leica déclenche en 1934 un incroyable
engouement au Japon. Paul Wolff devient aussi le photographe le plus célèbre
du IIIe Reich. Son esthétique symbolise une vigueur et un optimisme qui
plaisent aux responsables nazis. En 1937, pour garantir "?des images plus
vivantes?", un arrêté du ministère de la Propagande rend même obligatoire
l'usage du petit appareil pour les reportages sur les cérémonies du Parti et
de l'Etat. Légende noire ou dorée, le Leica s'est révélé le plus formidable
instrument pour raconter l'histoire du XXe siècle.

Dans l'entrée des ateliers de Solms, le visiteur suit les évolutions des
appareils à travers les décennies. De la copie du " Ur?" - l'original dort
dans un coffre-fort - jusqu'aux plus récents modèles. L'arbre généalogique
est ainsi composé de deux branches principales. L'une montre l'évolution
récente des reflex (ce que l'on voit dans le viseur est relié à l'objectif)
mis au point pour tenter de contrer l'industrie japonaise. Et l'autre, la
plus prestigieuse, l'aristocratique, l'unique, l'inégalée, celle des M, qui
ont fait la gloire de la marque à partir de 1954 avec viseur décentré et
visée télémétrique (M étant la première lettre du mot allemand Messsucher,
"?calcul de la distance?"). Si son mécanisme n'a jamais cessé de se
sophistiquer avec les évolutions techniques, la forme de son boîtier est
quasi inchangée avec ses lignes pures, simples et fonctionnelles.

Les plus grands photographes de la planète l'auront utilisé. D'André Kertész
à Eugene Smith, de William Klein à Sebastiao Salgado. Ils en sont les
meilleurs ambassadeurs. Jeanloup Sieff assure que ce fameux M signifie qu'il
est la " maman?" de tous les photographes. Nan Goldin va encore plus loin.
Très longtemps, l'artiste américaine a considéré que vanter les
caractéristiques techniques d'un appareil est un travers typiquement
masculin : " Les hommes adorent parler de leurs lentilles, de leurs
objectifs, spécialement les longs objectifs. Quand j'ai commencé à gagner de
l'argent, au début des années 90, j'ai acheté un Leica. J'en ai perdu
quelques-uns. Aujourd'hui, j'adore mon Leica. L'an dernier, sur un tournage
de film, je suis tombée dans une piscine vide profonde de 3,50 m. Je n'avais
pourtant rien bu. []. Quand je suis tombée, j'ai vraiment eu le sentiment
d'avoir un bébé dans les bras. C'est mon appareil que je protégeais" (Dans
Le Monde du 14 octobre 2001).

Ce Leica qui envoûte ses possesseurs est pourtant en passe d'être détrôné
par la jeune génération des appareils numériques. Les comptes de la firme
allemande, qui a vendu jusqu'à un million de boîtiers par an en 1960, contre
à peine 10 000 actuellement, sont dans le rouge : 10 millions d'euros de
perte sur l'exercice 2004-2005 ! Contrairement aux Japonais, Leica n'a en
effet pas investi dans la recherche coûteuse du numérique. La marque
allemande a pris un retard sur ses concurrents qui sera bien difficile à
combler. Son actionnaire majoritaire, Hermès, n'a toutefois pas baissé les
bras. Et Leica tente de s'adapter en proposant son tout nouveau " dos
numérique ". Ingénieux, le système permet d'intégrer à la place de la
pellicule un boîtier électronique qui transforme en quelques secondes
l'appareil classique en numérique.

Cela sera-t-il suffisant ? Dernière marque européenne d'appareils photo,
Leica ne souffre-t-elle pas aussi d'un comportement économique anachronique
dans nos sociétés de consommation adeptes du jetable ? Un Leica est conçu
pour durer toute une vie. Son prix peut monter jusqu'à 10 000 euros. Sans
compter les objectifs ; un 50 millimètres peut valoir 1 500 euros. Pas à la
portée de toutes les bourses, et les acheteurs se raréfientD'autant que
ces appareils sont si solides qu'on en trouve à bien meilleur prix
d'occasion. Leica n'aurait donc pas retenu la leçon de sa propre histoire.
Elle qui avait envoyé aux rayons des antiquités tous les appareils de son
temps risque de les rejoindre à son tour, faute d'avoir compris les
innovations de notre époque.

Luc Desbenoit.

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higgs158
Le #22919051
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Tél. : 05 46 93 43 37
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Agréé "M à la carte"
Ghost-Rider
Le #22919041
Le 12/12/2010 22:59, higgs158 a écrit :
Marques de légende Leica

Télérama n° 2901, 17 août 2005

"?Le Leica, C'est un refus du fini. C'est un volume, une ambiance, une
atmosphère qui se décèlent au premier coup d'oeil.?"



....

d'occasion. Leica n'aurait donc pas retenu la leçon de sa propre histoire.
Elle qui avait envoyé aux rayons des antiquités tous les appareils de son
temps risque de les rejoindre à son tour, faute d'avoir compris les
innovations de notre époque.

Luc Desbenoit.




Seul défaut de cet admirable panégyrique, le plus célèbre des
leicaïstes, Claude Palmer pour ne pas le nommer, n'est pas cité.

--
Ghost Rider

"Aimez-vous les uns les autres".
Jésus-Christ
efji
Le #22919031
On 12/12/2010 10:59 PM, higgs158 wrote:
Marques de légende Leica

Télérama n° 2901, 17 août 2005

Pages 28, 29 et 31.



Je me pose une question. higgs et ses avatars a-t-il un
bon scanner/OCR ou retape-t-il tout à la main ?
Quand va-t-il passer à la retranscription du botin ??

--
F.J.
higgs158
Le #22919021
merci de l'info, a-t-il un site ?
Ofnuts
Le #22919121
On 12/12/2010 11:19 PM, higgs158 wrote:
merci de l'info, a-t-il un site ?



Pris à ton propre piège... si au lieu de poster des trucs copiés/collés
d'ailleurs sans chercher à savoir si ça intéressse quelqu'un, tu
*participais* un peu aux forums, tu saurais 1) qui est Claude Palmer et
2) que GR adore faire de l'humour.

Pour rappel, ici c'est un forum de discussion, et ton comportement, pour
l'instant, se rapproche d'un type qui beugle des pubs en plein milieu
d'un cocktail mondain (ou même du bistrot du coin).
--
Bertrand
Ghost-Rider
Le #22919531
Le 12/12/2010 23:19, higgs158 a écrit :
merci de l'info, a-t-il un site ?



Oui, bien sûr, je suis sûr qu'il ne m'en voudra pas de le dévoiler :
http://frala.chez-alice.fr/articles.php?lng=fr&pg&

Je ne veux pas accabler Claude Palmer, dont l'oeuvre reste intacte, mais
sa trahison envers Leica, dont il possède pourtant une des plus belles
collections de son village, et son passage à Canon, ont laissé ici dans
nos yeux un goût de cendres. On espère encore un sursaut de sa part.

--
Ghost Rider

"Aimez-vous les uns les autres".
Jésus-Christ
delestaque
Le #22919771
Le 12/12/2010 23:10, Ghost-Rider a écrit :
Le 12/12/2010 22:59, higgs158 a écrit :
Marques de légende Leica

Télérama n° 2901, 17 août 2005



"?Le Leica, C'est un refus du fini. C'est un volume, une ambiance, une
atmosphère qui se décèlent au premier coup d'oeil.?"



....

d'occasion. Leica n'aurait donc pas retenu la leçon de sa propre
histoire.
Elle qui avait envoyé aux rayons des antiquités tous les appareils de son
temps risque de les rejoindre à son tour, faute d'avoir compris les
innovations de notre époque.

Luc Desbenoit.




Seul défaut de cet admirable panégyrique, le plus célèbre des
leicaïstes, Claude Palmer pour ne pas le nommer, n'est pas cité.



par contre une petite pub pour son bouclard au copieur colleur

--
Ricco
delestaque
Le #22919751
Le 12/12/2010 23:19, efji a écrit :
On 12/12/2010 10:59 PM, higgs158 wrote:
Marques de légende Leica

Télérama n° 2901, 17 août 2005

Pages 28, 29 et 31.



Je me pose une question. higgs et ses avatars a-t-il un
bon scanner/OCR ou retape-t-il tout à la main ?
Quand va-t-il passer à la retranscription du botin ??



bof, c'est le même posteur qui nous en cloque des 300 lignes

--
Ricco
delestaque
Le #22919741
Le 12/12/2010 23:41, Ofnuts a écrit :
On 12/12/2010 11:19 PM, higgs158 wrote:
merci de l'info, a-t-il un site ?



Pris à ton propre piège... si au lieu de poster des trucs copiés/collés
d'ailleurs sans chercher à savoir si ça intéressse quelqu'un, tu
*participais* un peu aux forums, tu saurais 1) qui est Claude Palmer et
2) que GR adore faire de l'humour.

Pour rappel, ici c'est un forum de discussion, et ton comportement, pour
l'instant, se rapproche d'un type qui beugle des pubs en plein milieu
d'un cocktail mondain (ou même du bistrot du coin).


spammeur, ça s'appelle

--
Ricco
Ofnuts
Le #22920461
On 12/13/2010 09:29 AM, Ghost-Rider wrote:
Le 12/12/2010 23:19, higgs158 a écrit :
merci de l'info, a-t-il un site ?



Oui, bien sûr, je suis sûr qu'il ne m'en voudra pas de le dévoiler :
http://frala.chez-alice.fr/articles.php?lng=fr&pg&

Je ne veux pas accabler Claude Palmer, dont l'oeuvre reste intacte, mais
sa trahison envers Leica, dont il possède pourtant une des plus belles
collections de son village, et son passage à Canon, ont laissé ici dans
nos yeux un goût de cendres.



Tu as les papilles drôlement placées... tu salives beaucoup dans ton viseur?

--
Bertrand
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