Maison de retraite médicalisée et sclérose en plaques

Le
Patrice
Bonjour,

mon père est handicapé: il a une sclérose en plaques. Il est à l'heure
actuelle totalement invalide, et a besoin de soins constants. Ma mère ne
pouvant plus s'en occuper, il a été placé en maison de retraite médicalisée,
à une huitaine de km de leur logis. Il occupe cette "résidence" depuis 9
ans, et a 69 ans à l'heure actuelle. Le prix actuel de l'hébergement est de
l'ordre de 2000 euros/mois, ce qui constitue toute la retraite de mon père.
Ma mère vit avec ses retraites (pas très élevées car elle a quitté assez tôt
son travail pour être femme au foyer) et surtout grâce à la pension de
"tierce personne", à laquelle elle a droit, précisément à cause du handicap
de mon père.

Depuis peu (2 semaines), il a été décidé en conseil de "virer" les occupants
coûtant trop cher - probablement à cause de la crise - , ce dont mon père,
ainsi que 2 autres personnes, a fait les frais. IL semblerait à ce qu'ils
disent que cette décision ne peut être effective qu'à la condition qu'ils
trouvent une maison médicalisée équivalente publique, et ce, dans un rayon
proche. Cette recherche est totalement à leur charge, et j'ai cru comprendre
qu'on n'avait pas à interférer avec (donc ni ma mère, ni moi, ni une
assistante sociale ne pourraient avoir notre mot à dire, sinon d'accepter
leur souhait ou de le refuser).

Ma première question: ont-ils le droit de faire une chose pareille? Une
maison médicalisée peut-elle se débarrasser de la sorte d'un grand malade
pour des raisons de gros sous?

Il se trouve qu'ils ont effectivement trouvé une maison médicalisée, mais
privée, avec un tarif exorbitant (grosso-modo, l'hébergement passerait de
2000 euros à 3000 euros/mois). De plus, à ce que j'ai compris, le caractère
privé de cette résidence médicalisée ne permettrait pas l'obtention d'une
aide au logement. Mon père et ma mère ont refusé, prétextant évidemment le
prix trop élevé de l'hébergement.

Est-ce que les dirigeants de l'actuelle maison de retraite médicalisée
peuvent nous forcer à accepter, prétextant en particulier l'urgence de la
décision (mon père devrait être contraint, d'après eux, de quitter la maison
sous 3 mois)?

D'avance, je vous remercie d'avoir lu ce long texte et surtout d'y apporter
des réponses, si vous les avez.

Bien à vous,

PC
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kyrios
Le #18982781
"Patrice" 49caad23$0$21747$
Bonjour,

mon père est handicapé: il a une sclérose en plaques. Il est à l'heure
actuelle totalement invalide, et a besoin de soins constants. Ma mère ne
pouvant plus s'en occuper, il a été placé en maison de retraite
médicalisée,
à une huitaine de km de leur logis. Il occupe cette "résidence" depuis 9
ans, et a 69 ans à l'heure actuelle. Le prix actuel de l'hébergement est
de
l'ordre de 2000 euros/mois, ce qui constitue toute la retraite de mon
père.
Ma mère vit avec ses retraites (pas très élevées car elle a quitté assez
tôt
son travail pour être femme au foyer) et surtout grâce à la pension de
"tierce personne", à laquelle elle a droit, précisément à cause du
handicap
de mon père.

Depuis peu (2 semaines), il a été décidé en conseil de "virer" les
occupants
coûtant trop cher - probablement à cause de la crise - , ce dont mon père,
ainsi que 2 autres personnes, a fait les frais. IL semblerait à ce qu'ils
disent que cette décision ne peut être effective qu'à la condition qu'ils
trouvent une maison médicalisée équivalente publique, et ce, dans un rayon
proche. Cette recherche est totalement à leur charge, et j'ai cru
comprendre
qu'on n'avait pas à interférer avec (donc ni ma mère, ni moi, ni une
assistante sociale ne pourraient avoir notre mot à dire, sinon d'accepter
leur souhait ou de le refuser).

Ma première question: ont-ils le droit de faire une chose pareille? Une
maison médicalisée peut-elle se débarrasser de la sorte d'un grand malade
pour des raisons de gros sous?

Il se trouve qu'ils ont effectivement trouvé une maison médicalisée, mais
privée, avec un tarif exorbitant (grosso-modo, l'hébergement passerait de
2000 euros à 3000 euros/mois). De plus, à ce que j'ai compris, le
caractère
privé de cette résidence médicalisée ne permettrait pas l'obtention d'une
aide au logement. Mon père et ma mère ont refusé, prétextant évidemment le
prix trop élevé de l'hébergement.

Est-ce que les dirigeants de l'actuelle maison de retraite médicalisée
peuvent nous forcer à accepter, prétextant en particulier l'urgence de la
décision (mon père devrait être contraint, d'après eux, de quitter la
maison
sous 3 mois)?

D'avance, je vous remercie d'avoir lu ce long texte et surtout d'y
apporter
des réponses, si vous les avez.

Bien à vous,

PC



Simple application d'un programme de droite.
Le programme social, c'est la gauche.

Cette froide et lucide constatation n'empêche pas
la compassion et n'exprime pas un cynisme quelconque,
vous n'êtes pas le seul, làs, mais le choix de la majorité des
français nous a conduit là.
--
K
cet
Le #18982861
"kyrios" news:49cb2c81$0$12613$

"Patrice" 49caad23$0$21747$
Bonjour,

mon père est handicapé: il a une sclérose en plaques. Il est à l'heure
actuelle totalement invalide, et a besoin de soins constants. Ma mère ne
pouvant plus s'en occuper, il a été placé en maison de retraite
médicalisée,
à une huitaine de km de leur logis. Il occupe cette "résidence" depuis 9
ans, et a 69 ans à l'heure actuelle. Le prix actuel de l'hébergement est
de
l'ordre de 2000 euros/mois, ce qui constitue toute la retraite de mon
père.
Ma mère vit avec ses retraites (pas très élevées car elle a quitté assez
tôt
son travail pour être femme au foyer) et surtout grâce à la pension de
"tierce personne", à laquelle elle a droit, précisément à cause du
handicap
de mon père.

Depuis peu (2 semaines), il a été décidé en conseil de "virer" les
occupants
coûtant trop cher - probablement à cause de la crise - , ce dont mon
père,
ainsi que 2 autres personnes, a fait les frais. IL semblerait à ce qu'ils
disent que cette décision ne peut être effective qu'à la condition qu'ils
trouvent une maison médicalisée équivalente publique, et ce, dans un
rayon
proche. Cette recherche est totalement à leur charge, et j'ai cru
comprendre
qu'on n'avait pas à interférer avec (donc ni ma mère, ni moi, ni une
assistante sociale ne pourraient avoir notre mot à dire, sinon d'accepter
leur souhait ou de le refuser).

Ma première question: ont-ils le droit de faire une chose pareille? Une
maison médicalisée peut-elle se débarrasser de la sorte d'un grand malade
pour des raisons de gros sous?

Il se trouve qu'ils ont effectivement trouvé une maison médicalisée, mais
privée, avec un tarif exorbitant (grosso-modo, l'hébergement passerait de
2000 euros à 3000 euros/mois). De plus, à ce que j'ai compris, le
caractère
privé de cette résidence médicalisée ne permettrait pas l'obtention d'une
aide au logement. Mon père et ma mère ont refusé, prétextant évidemment
le
prix trop élevé de l'hébergement.

Est-ce que les dirigeants de l'actuelle maison de retraite médicalisée
peuvent nous forcer à accepter, prétextant en particulier l'urgence de la
décision (mon père devrait être contraint, d'après eux, de quitter la
maison
sous 3 mois)?

D'avance, je vous remercie d'avoir lu ce long texte et surtout d'y
apporter
des réponses, si vous les avez.

Bien à vous,

PC



Simple application d'un programme de droite.
Le programme social, c'est la gauche.

Cette froide et lucide constatation n'empêche pas
la compassion et n'exprime pas un cynisme quelconque,
vous n'êtes pas le seul, làs, mais le choix de la majorité des
français nous a conduit là.
--
K



Mouais.
Mais jusqu'à présent y a jamais eu de gauche au pouvoir.
Si ? Ah bon on n'en a rien ressenti...
Treblig Star
Le #18983071
"cet"


Mouais.
Mais jusqu'à présent y a jamais eu de gauche au pouvoir.



Si ! 8 jours entre 1981 et 1981. Après qu'Alain Bombard ait été viré, ç'a
été fini (Ils ont remis ça avec Schwartzenberg quelques temps après).

Si ? Ah bon on n'en a rien ressenti...





Pas d'accord ! On a trinqué :( moins qu'avec le Nanoprésident mais quand
même !

:)

--
C'est nouveau, ça vient de sortir ©
(Coluche)
koumac
Le #18983961
>> Mouais.
Mais jusqu'à présent y a jamais eu de gauche au pouvoir.



Si ! 8 jours entre 1981 et 1981. Après qu'Alain Bombard ait été viré, ç'a
été fini (Ils ont remis ça avec Schwartzenberg quelques temps après).

Si ? Ah bon on n'en a rien ressenti...



Pas d'accord ! On a trinqué :( moins qu'avec le Nanoprésident mais quand
même !


Vous avez trinqué , cela veut dire vous avez eu mal , ou pour célébrer cette
venue de la gauche , vous avez bu un coup , peut étre plusiuers avec vos
amis . deux interprétations bien différente.
Treblig Star
Le #18984721
"koumac" news:49cb5101$0$12661$:


Mouais.
Mais jusqu'à présent y a jamais eu de gauche au pouvoir.



Si ! 8 jours entre 1981 et 1981. Après qu'Alain Bombard ait été viré,
ç'a été fini (Ils ont remis ça avec Schwartzenberg quelques temps
après).

Si ? Ah bon on n'en a rien ressenti...



Pas d'accord ! On a trinqué :( moins qu'avec le Nanoprésident mais
quand même !


Vous avez trinqué , cela veut dire vous avez eu mal , ou pour célébrer
cette venue de la gauche , vous avez bu un coup , peut étre plusiuers
avec vos amis . deux interprétations bien différente.






Non ! J'ai sauté de joie à l'annonce de l'élection de 1981.

Mais j'ai vite déchanté comme pas mal d'autres. Après il a fallu faire
avec.

Trinqué, si ça veut dire choquer les verres, ça peut vouloir dire en
prendre plein la tronche, au moins dans ma région (Haute Normandie).

Là, c'est le cas.

--
C'est nouveau, ça vient de sortir ©
(Coluche)
Patrice Chevée
Le #18985181
kyrios wrote:
....




Simple application d'un programme de droite.
Le programme social, c'est la gauche.

Cette froide et lucide constatation n'empêche pas
la compassion et n'exprime pas un cynisme quelconque,
vous n'êtes pas le seul, làs, mais le choix de la majorité des
français nous a conduit là.



c'est intéressant toute cette discussion, sauf que ça ne répond pas à ma
question. Si personne ne connaît les réponses, pourriez-vous m'indiquer vers
qui je pourrais éventuellement m'orienter? Maitre Eolas? Julien Courbet? En
ce moment j'en suis à frapper à toutes les portes, alors une de plus, une de
moins....
koumac
Le #18985921
"Treblig Star" news:
"koumac" news:49cb5101$0$12661$:


Mouais.
Mais jusqu'à présent y a jamais eu de gauche au pouvoir.



Si ! 8 jours entre 1981 et 1981. Après qu'Alain Bombard ait été viré,
ç'a été fini (Ils ont remis ça avec Schwartzenberg quelques temps
après).

Si ? Ah bon on n'en a rien ressenti...



Pas d'accord ! On a trinqué :( moins qu'avec le Nanoprésident mais
quand même !


Vous avez trinqué , cela veut dire vous avez eu mal , ou pour célébrer
cette venue de la gauche , vous avez bu un coup , peut étre plusiuers
avec vos amis . deux interprétations bien différente.






Non ! J'ai sauté de joie à l'annonce de l'élection de 1981.



A chaque fois que je pense au 10 mai 1981 , je pense à la ville de val de
reuil , ville de gauche depuis toujours , crée sous la présidence de
pompidou. Cette derniére à une rue apellé :"rue du 10 mai 1981" , pour ne
facher personne cette rue méne à la décheterie . Je trouve ce maire plein
d'humour .
Drannob
Le #18986291
Bonjour
Trouvez et prenez connaissance du contrat de sejour qui est obligatoire de
par la Loi 2002-2 du 2 janvier 2002
Voyez le paragraphe rupture de contrat .
il y a probablement une ligne : inadaptation de l'état de santé aux
possibilité d'acceuil
avec la procedure de rupture .

--
Drannob
Treblig Star
Le #18986391
"koumac" news:49cb83eb$0$12632$:



A chaque fois que je pense au 10 mai 1981 , je pense à la ville de val
de reuil , ville de gauche depuis toujours , crée sous la présidence de
pompidou. Cette derniére à une rue apellé :"rue du 10 mai 1981" , pour
ne facher personne cette rue méne à la décheterie . Je trouve ce maire
plein d'humour .






:-D

--
C'est nouveau, ça vient de sortir ©
(Coluche)
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