Pixel intelligent cocorico

Le
CYCLONE
Le 34e prix ingénieur général Chanson, décerné par l'association de l'armement
terrestre (AAT), a récompensé le 25 avril 2007 quatre ingénieurs et
chercheurs pour Caladiom, un capteur optique unique au monde, pavé de pixels
intelligents.

Une première mondiale

Mené pour le compte du ministère de la Défense, le projet Caladiom est une
caméra intégrant une rétine artificielle - programmable en technologie
CMOS - dont chaque pixel contient un processeur de 45 bits. Une telle
densité de calcul miniaturisé et intégré dans chaque pixel - au plus près de
la captation des photons - constitue une première mondiale et une avancée
technologique majeure.

Une sentinelle dotée d'une grande autonomie

Avec une telle rétine, aucun mouvement n'échappe à la vigilance des pixels.
Ainsi Caladiom détecte un piéton à 350 mètres et un véhicule à un kilomètre,
sans avoir besoin de fabriquer ni de transmettre la moindre image. Le cortex
électronique qui pilote la rétine réalise des traitements de haut niveau d'analyse
de situation et ne transmet que l'alerte et les informations synthétiques
issues de ces analyses. Ainsi la présence dans une zone, le franchissement d'une
limite, la reconnaissance entre un piéton et un véhicule, le sens de
circulation, le comptage, etc. sont autant de critères d'alarme
programmables à distance. De telles analyses sont réalisées au prix d'une
très faible consommation d'énergie qui ne dépasse pas 1,8 W, car aucune
image n'est nécessaire pour les mener à bien. Une fois l'alerte donnée, la
caméra peut passer en mode imageur si nécessaire.

Un champ d'applications immense

Disposant d'une autonomie de plusieurs semaines, Caladiom est le capteur
idéal pour la surveillance et le renseignement nomade de longue durée, dans
les zones isolées ou à hauts risques. Il peut également être embarqué sur
robots, drones ou dans un autodirecteur de missile. Enfin, parmi les
nombreuses applications civiles, on peut citer la détection des incendies de
forêt, la surveillance d'installations sensibles (aéroport, centrale, etc.)
ou encore l'aide à la conduite sur voiture de série. S'appuyant sur la
technologie bolométrique - technologie émergente dans le domaine de l'imagerie
infrarouge -, des études sont en cours pour réaliser un Caladiom à
infrarouge thermique, pour la vision de nuit.

Les lauréats du programme d'étude amont Caladiom, qui appartiennent à une
équipe étatique et industrielle, sont :

- Thierry Bernard de l'ENSTA ;

- Jean-Luc Maillart de Bertin Technologies ;

- Éric Stiée de la DGA ;

- Jean-Jacques Yon du CEA/LETI.

À propos du groupe Bertin

Focalisé sur l'expertise et l'innovation technologique, le groupe Bertin,
répond avec ses clients aux enjeux de compétitivité industrielle de défense,
de santé, de développement durable et de sécurité.

Son chiffre d'affaires prévu pour 2006 est de 43 millions d'euros dont un
tiers dans le secteur de la défense.

Son effectif en forte croissance, est aujourd'hui de 450 personnes dont plus
de 360 ingénieurs.

Bertin Technologies est maître d'ouvre sur le projet Caladiom, apporte ses
connaissances en optronique et traitement d'image et son expertise dans la
mise en ouvre de systèmes de surveillance.

À propos du CEA Leti

Laboratoire du CEA implanté à Grenoble, le Leti est l'un des principaux
centres européens de recherche appliquée en micro et nanotechnologies : plus
de 85 % de son activité est consacrée à des recherches finalisées pour l'industrie.

L'activité du Leti est structurée autour de deux axes complémentaires :

- la miniaturisation des technologies sur silicium pour la microélectronique
et les microsystèmes ;

- le développement de technologies et d'applications dans les domaines des
télécommunications, de la biologie et de la santé ainsi que de l'optique et
des multimedias.

Grâce à ses plates-formes technologiques de rang mondial, le Leti est le
principal acteur du pôle Minatec pour la recherche finalisée.

À propos de la DGA

La délégation générale pour l'armement est chargée d'équiper les forces
armées et de préparer la défense de demain. Dans ce domaine de la
préparation de l'avenir, la DGA investit 2 millions d'euros par jour dans la
recherche et les études amont, dont une grande partie débouche sur la
réalisation de démonstrateurs technologiques. Premier investisseur de l'État
avec 10 milliards d'euros de commandes annuelles passées à l'industrie, la
DGA est également un acteur majeur de la recherche en France, à laquelle
elle consacre en tout 1,4 milliards d'euros par an. Maître d'ouvrage sur le
projet Caladiom, la DGA apporte également son expertise et ses moyens d'essais
pour l'évaluation du démonstrateur.

À propos de l'ENSTA

L'école nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA), une des plus
anciennes écoles d'ingénieurs françaises, diplôme chaque année environ 170
ingénieurs polyvalents aptes à assurer la conception, la réalisation et la
direction de systèmes industriels complexes. La recherche comprend cinq
laboratoires (mathématiques appliquées, electronique-informatique,
mécanique, chimie et procédés, optique appliquée) qui étudient l'ensemble
des domaines de formation de l'ingénieur ENSTA.



Réflexion : quant certains mettent 2 processeurs DIGIC III dans un fabuleux
boîtier, les Français en mettent 1 par pixel.

Si seulement Angénieux faisait partie du projet, on aurait tout pour faire
un système APN performant.

source :

http://www.defense.gouv.fr/dga
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Ricco
Le #1800016

Le 34e prix ingénieur général Chanson, décerné par l'association de
l'armement terrestre (AAT), a récompensé le 25 avril 2007 quatre
ingénieurs et chercheurs pour Caladiom, un capteur optique unique au
monde, pavé de
pixels intelligents.

Une première mondiale

Mené pour le compte du ministère de la Défense, le projet Caladiom
est une caméra intégrant une rétine artificielle - programmable en
technologie
CMOS - dont chaque pixel contient un processeur de 45 bits. Une telle
densité de calcul miniaturisé et intégré dans chaque pixel - au plus
près de la captation des photons - constitue une première mondiale et une
avancée technologique majeure.

Une sentinelle dotée d'une grande autonomie

Avec une telle rétine, aucun mouvement n'échappe à la vigilance des
pixels. Ainsi Caladiom détecte un piéton à 350 mètres et un véhicule à un
kilomètre, sans avoir besoin de fabriquer ni de transmettre la moindre
image. Le
cortex électronique qui pilote la rétine réalise des traitements de
haut niveau d'analyse de situation et ne transmet que l'alerte et les
informations synthétiques issues de ces analyses. Ainsi la présence dans
une zone, le
franchissement d'une limite, la reconnaissance entre un piéton et un
véhicule, le sens de circulation, le comptage, etc. sont autant de
critères d'alarme
programmables à distance. De telles analyses sont réalisées au prix
d'une très faible consommation d'énergie qui ne dépasse pas 1,8 W, car
aucune image n'est nécessaire pour les mener à bien. Une fois l'alerte
donnée, la caméra peut passer en mode imageur si nécessaire.

Un champ d'applications immense

Disposant d'une autonomie de plusieurs semaines, Caladiom est le
capteur idéal pour la surveillance et le renseignement nomade de longue
durée, dans les zones isolées ou à hauts risques. Il peut également être
embarqué
sur robots, drones ou dans un autodirecteur de missile. Enfin, parmi les
nombreuses applications civiles, on peut citer la détection des
incendies de forêt, la surveillance d'installations sensibles
(aéroport, centrale, etc.) ou encore l'aide à la conduite sur voiture de
série. S'appuyant sur la
technologie bolométrique - technologie émergente dans le domaine de
l'imagerie infrarouge -, des études sont en cours pour réaliser un
Caladiom à infrarouge thermique, pour la vision de nuit.

Les lauréats du programme d'étude amont Caladiom, qui appartiennent à
une équipe étatique et industrielle, sont :

- Thierry Bernard de l'ENSTA ;

- Jean-Luc Maillart de Bertin Technologies ;

- Éric Stiée de la DGA ;

- Jean-Jacques Yon du CEA/LETI.

À propos du groupe Bertin

Focalisé sur l'expertise et l'innovation technologique, le groupe
Bertin, répond avec ses clients aux enjeux de compétitivité industrielle
de
défense, de santé, de développement durable et de sécurité.

Son chiffre d'affaires prévu pour 2006 est de 43 millions d'euros
dont un tiers dans le secteur de la défense.

Son effectif en forte croissance, est aujourd'hui de 450 personnes
dont plus de 360 ingénieurs.

Bertin Technologies est maître d'ouvre sur le projet Caladiom,
apporte ses connaissances en optronique et traitement d'image et son
expertise dans la mise en ouvre de systèmes de surveillance.

À propos du CEA Leti

Laboratoire du CEA implanté à Grenoble, le Leti est l'un des
principaux centres européens de recherche appliquée en micro et
nanotechnologies
: plus de 85 % de son activité est consacrée à des recherches finalisées
pour l'industrie.
L'activité du Leti est structurée autour de deux axes complémentaires
:
- la miniaturisation des technologies sur silicium pour la
microélectronique et les microsystèmes ;

- le développement de technologies et d'applications dans les
domaines des télécommunications, de la biologie et de la santé ainsi
que de l'optique et des multimedias.

Grâce à ses plates-formes technologiques de rang mondial, le Leti est
le principal acteur du pôle Minatec pour la recherche finalisée.

À propos de la DGA

La délégation générale pour l'armement est chargée d'équiper les
forces armées et de préparer la défense de demain. Dans ce domaine de la
préparation de l'avenir, la DGA investit 2 millions d'euros par jour
dans la recherche et les études amont, dont une grande partie
débouche sur la réalisation de démonstrateurs technologiques. Premier
investisseur de
l'État avec 10 milliards d'euros de commandes annuelles passées à
l'industrie, la DGA est également un acteur majeur de la recherche en
France, à
laquelle elle consacre en tout 1,4 milliards d'euros par an. Maître
d'ouvrage
sur le projet Caladiom, la DGA apporte également son expertise et ses
moyens
d'essais pour l'évaluation du démonstrateur.

À propos de l'ENSTA

L'école nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA), une des
plus anciennes écoles d'ingénieurs françaises, diplôme chaque année
environ 170 ingénieurs polyvalents aptes à assurer la conception, la
réalisation et la direction de systèmes industriels complexes. La
recherche comprend cinq laboratoires (mathématiques appliquées,
electronique-informatique, mécanique, chimie et procédés, optique
appliquée) qui étudient
l'ensemble des domaines de formation de l'ingénieur ENSTA.



Réflexion : quant certains mettent 2 processeurs DIGIC III dans un
fabuleux boîtier, les Français en mettent 1 par pixel.

Si seulement Angénieux faisait partie du projet, on aurait tout pour
faire un système APN performant.

source :

http://www.defense.gouv.fr/dga


tres interessant, merci
bien faible mot d'ailleurs, je ne sais même pas comment le dire :=)

--
Ricco
d.francoise32[NO-SPAM]@aliceadsl.fr

Daniel Rocha
Le #1799998
CYCLONE wrote:
(...)
Réflexion : quant certains mettent 2 processeurs DIGIC III dans un
fabuleux boîtier, les Français en mettent 1 par pixel.


Mais bien sur... Quelle très juste comparaison... Et le prix il est de
combien pour ce système ??? Un processeur par photosyste.
10 millions de processeurs... Mouarf....

--
<> Daniel Rocha | Photographie <>
http://www.monochromatique.com

MJK
Le #1799975
Bravo à l'équipe....on peut rêver à nos futurs apn !!!!!
Merci pour cette info
Eric PETIT
Le #1799953
Dans le message :f1f0m8$3di$,
Daniel Rocha a écrit:
CYCLONE wrote:
(...)
Réflexion : quant certains mettent 2 processeurs DIGIC III dans un
fabuleux boîtier, les Français en mettent 1 par pixel.


Mais bien sur... Quelle très juste comparaison... Et le prix il est de
combien pour ce système ??? Un processeur par photosyste.
10 millions de processeurs... Mouarf....


Je doute FORT qu'il s'agisse d'un système capable de sortir une image de
plus d'un million de pixels (et encore !), d'ailleurs ils le disent ce
système ne fournit pas d'image, il l'analyse ;-)

Pour intéressant qu'il doit être, le produit en question n'a certainement
pas grand à voir avec nos apn. Et il ne faut pas non plus se bourrer le mou,
des processeurs annoncés comme 45 bits (rien que le chiffre est bizarre,
même pas un multiple de deux et encore moins un facteur !) et le tout pour
une consommation finale de 1.8W (à peine la puissance d'un pda)... même pas
sûr que le terme "processeur" soit adapté !

Tout ce texte sens le poisson d'Avril, pourtant la date ne correspond pas et
si l'on excepte quelques bizarreries sans doute dû au rédacteur c'est tout à
fait plausible.....

Ce que l'on demande n'est pas forcément un accroissement de la puissance de
calcul des processeurs dans les apn, mais plutôt un accroissement de la
taille des pixels ou de leur rapport signal/bruit pour réduire le bruit
notamment ;-))
--
Eric
Reply-to valide, laissez tel quel !
Texte brut vivement conseillé !!


Daniel Rocha
Le #1799947
Eric PETIT wrote:

Je doute FORT qu'il s'agisse d'un système capable de sortir une image
de plus d'un million de pixels (et encore !), d'ailleurs ils le
disent ce système ne fournit pas d'image, il l'analyse ;-)


Oui effectivement... Ca va être génial... Un APN qui ne prend pas
de photo.... :]

Ce que l'on demande n'est pas forcément un accroissement de la
puissance de calcul des processeurs dans les apn, mais plutôt un
accroissement de la taille des pixels ou de leur rapport signal/bruit
pour réduire le bruit notamment ;-))


Que le dieu du processeur et de l'apn t'entende... :o)

--
<> Daniel Rocha | Photographie <>
http://www.monochromatique.com

Olivier B.
Le #1799940
On Fri, 4 May 2007 21:54:43 +0200, "Eric PETIT"

Ce que l'on demande n'est pas forcément un accroissement de la puissance de
calcul des processeurs dans les apn, mais plutôt un accroissement de la
taille des pixels ou de leur rapport signal/bruit pour réduire le bruit
notamment ;-))


personnellement le seul interet que je vois c'est de pouvoir traiter
directement voire en temps reel chaque photosite, ainsi on peut
imagiiner exposer de maniere diférentes certaines zones pour que la
dynamique globale soit importante.

Ou alors il ne s'agit pas de "bits" mais de neurones, mais la question
est ailleur, pourquoi l'armée fanfarone-t-elle ses secrets ;-)


--
http://olivier.2a.free.fr/
pas de turlututu. apres l'@robase

Ricco
Le #1799925

.

Ou alors il ne s'agit pas de "bits" mais de neurones, mais la question
est ailleur, pourquoi l'armée fanfarone-t-elle ses secrets ;-)


ca doit pas etre tres génant, il est difficile d'imaginer le prix
pharamineux d'un truc comme ca, on risque pas de voir une application civile
abordable, du reste pour quoi faire ?
et puis les militaires aiment bien se faire mousser un peu, vu ce à quoi ils
servent, ils ont du temps libre, ils ont même un service communication, le
SCGM
le " Service de Communication de la Grande Muette "pas trop crevant comme
boulot
--
Ricco
d.francoise32[NO-SPAM]@aliceadsl.fr

et...pas trop de bêtises !

Philippe LAGARDE
Le #1799753

À propos de l'ENSTA


C'est rigolo d'entendre des nouvelles :-)

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