Propagande : Charles Enderlin fait Chevalier de la Legion d'honneur
Le
Yoki
X-No-Archive: Yes
Le Journal Officiel de la République française mentionne que Charles
Enderlin a été fait chevalier de la Légion d'honneur à l'occasion de la fête
nationale de cette année.
Certains diront qu'il n'y a pas lieu de s'émouvoir, qu'il s'agit d'une
recommandation du Quai d'Orsay, dont l'inimitié pour Israël s'inscrit dans
la tradition, et que la responsabilité de Nicolas Sarkozy est limitée.
Mais dans un monde où tout est affaire de symboles, il va de soi que notre
approche est fort différente : l'Etat français a voulu, par son geste,
contrebalancer, en instrumentalisant la Légion d'honneur, les preuves
accablantes, amassées par Shahaf et la Ména, de la culpabilité du reporter
de FR2 dans la fabrication d'un crime rituel juif contre un enfant arabe.
=> Lire l'éditorial de Stéphane Juffa :
http://www.menapress.com/article.php?sid$38
Enderlin, "journaliste, chef du bureau d'une chaîne de télévision à
Jérusalem ; 27 ans d'activités professionnelles".
Au sommet de l'Etat tricolore, on a ainsi décidé de décorer de la plus haute
distinction de la nation celui qui figure en première ligne, face à la Ména
et à Israël, de la Controverse de Nétzarim, en pleine discussion.
Un choix qui montre le peu de cas qu'on fait, à l'Elysée, de la sensibilité
de millions de personnes, des Israélites et des Israéliens en particulier,
persuadées que le reporter de FR2 a participé à la confection de la plus
grande imposture de l'histoire de l'audiovisuel.
Une décision pour le moins étrange, qui intervient alors que la Cour de
cassation du Tribunal de Paris doit encore se prononcer sur une décision de
la Cour d'appel, touchant à la Controverse, et qui est défavorable à
Enderlin.
N'aurait-on pas fait preuve de plus de tact en différant, de quelques mois
au moins, la remise de la Légion à ce confrère ? Qu'est-ce qui pressait à ce
point ?
L'exécutif français place ainsi les juges de cassation dans une situation
délicate, où ils doivent apprécier la conduite d'un personnage que l'Etat
vient d'élever au rang de héros national.
Y a-t-il en l'espèce ingérence d'un pouvoir dans un autre ? Probablement.
Même si elle s'exerce plus indirectement que par la remise d'une lettre
apologétique de l'"ouvre" d'Enderlin au Tribunal de première instance,
signée de la main de Jacques Chirac, pendant que le dernier cité occupait
encore les plus hautes fonctions de la République.
La Ména, qui a rendu publiques des dizaines de preuves des contrevérités
colportées par le nouveau chevalier dans le cadre de l'affaire Mohamed
A-Dura, qui a démontré que l'attitude de l'intéressé battait en brèche le
comportement normatif d'un journaliste, et que le faux reportage, commenté
par Enderlin, avait participé à allumer l'Intifada, s'étonne.
Et rappelle qu'une commission juridique officielle israélienne attribue au
film de FR2 le rôle d'élément déclencheur dans les émeutes d'octobre 2000,
qui ont fait plusieurs morts parmi la population arabe israélienne.
Le document, à la fabrication et à la diffusion duquel le nouvel héros de la
nation française a participé, suit l'architecture des procès rituels
intentés aux Juifs par la police tsariste ; il s'agit d'adultes israélites
(ou assimilés), en position de force, qui décident, de sang froid, d'assassiner
un enfant non-juif, en tirant - en l'occurrence - des rafales de
mitraillettes dans sa direction, sans discontinuer, pendant quarante-cinq
minutes.
Ces indications apparaissent dans le témoignage judiciarisé, que le
co-auteur de l'imposture a déposé sous serment, le 3 octobre 2000, devant un
avocat palestinien, et que Charles Enderlin a qualifié d'"interview",
choisie par la Ména parmi une multitude d'interviews, dans l'hebdomadaire
Télérama.
Le choix de décerner la Légion d'honneur à ce collègue, tandis que le CRIF
et la direction de la chaîne publique concernée tentent de s'entendre afin
de procéder, sur la base d'un protocole commun, à l'examen de l'authenticité
du reportage de septembre 2000, a de quoi indisposer les individus à la
recherche de la vérité.
Cela a cependant permis à David Pujadas, au 20 heures d'hier, de féliciter
publiquement le chevalier Enderlin.
Et aux quelques dizaines de journalistes franciliens, doués de double vue,
qui ont signé, sur l'Obs, "avoir vu les soldats israéliens assassiner
Mohamed", de s'auto-congratuler.
Ils se sont encore un peu plus émancipés du "lobby juif omniprésent". Dans
la France d'aujourd'hui, il est tout à la fois possible de critiquer Israël,
d'inventer des crimes qu'elle n'a pas commis, de les rendre publics, de
témoigner qu'on les a vus et de se voir récompenser pour ces activités.
Enorme victoire.
Même M'bala M'bala et Youssouf Fofana ont eu une bonne raison de fêter le 14
juillet. La fête nationale rapproche tout le monde. Sauf les Juifs, qu'elle
vient d'exclure un peu plus de la France.
La Légion d'honneur, pour la mise en scène d'un crime rituel juif, sous la
présidence de Nicolas Sarkozy ?
Comment cela cohabite-t-il avec l'affirmation du Président selon laquelle la
création de l'Etat d'Israël est l'événement le plus important du XXème
siècle ?
Comment ne pas voir en cela une contradiction irréductible ? Décidément, ce
Monsieur Sarkozy est de plus en plus chiraquien. Ce doit être la sagesse qui
lui vient avec l'exercice du pouvoir.
Le Journal Officiel de la République française mentionne que Charles
Enderlin a été fait chevalier de la Légion d'honneur à l'occasion de la fête
nationale de cette année.
Certains diront qu'il n'y a pas lieu de s'émouvoir, qu'il s'agit d'une
recommandation du Quai d'Orsay, dont l'inimitié pour Israël s'inscrit dans
la tradition, et que la responsabilité de Nicolas Sarkozy est limitée.
Mais dans un monde où tout est affaire de symboles, il va de soi que notre
approche est fort différente : l'Etat français a voulu, par son geste,
contrebalancer, en instrumentalisant la Légion d'honneur, les preuves
accablantes, amassées par Shahaf et la Ména, de la culpabilité du reporter
de FR2 dans la fabrication d'un crime rituel juif contre un enfant arabe.
=> Lire l'éditorial de Stéphane Juffa :
http://www.menapress.com/article.php?sid$38
Enderlin, "journaliste, chef du bureau d'une chaîne de télévision à
Jérusalem ; 27 ans d'activités professionnelles".
Au sommet de l'Etat tricolore, on a ainsi décidé de décorer de la plus haute
distinction de la nation celui qui figure en première ligne, face à la Ména
et à Israël, de la Controverse de Nétzarim, en pleine discussion.
Un choix qui montre le peu de cas qu'on fait, à l'Elysée, de la sensibilité
de millions de personnes, des Israélites et des Israéliens en particulier,
persuadées que le reporter de FR2 a participé à la confection de la plus
grande imposture de l'histoire de l'audiovisuel.
Une décision pour le moins étrange, qui intervient alors que la Cour de
cassation du Tribunal de Paris doit encore se prononcer sur une décision de
la Cour d'appel, touchant à la Controverse, et qui est défavorable à
Enderlin.
N'aurait-on pas fait preuve de plus de tact en différant, de quelques mois
au moins, la remise de la Légion à ce confrère ? Qu'est-ce qui pressait à ce
point ?
L'exécutif français place ainsi les juges de cassation dans une situation
délicate, où ils doivent apprécier la conduite d'un personnage que l'Etat
vient d'élever au rang de héros national.
Y a-t-il en l'espèce ingérence d'un pouvoir dans un autre ? Probablement.
Même si elle s'exerce plus indirectement que par la remise d'une lettre
apologétique de l'"ouvre" d'Enderlin au Tribunal de première instance,
signée de la main de Jacques Chirac, pendant que le dernier cité occupait
encore les plus hautes fonctions de la République.
La Ména, qui a rendu publiques des dizaines de preuves des contrevérités
colportées par le nouveau chevalier dans le cadre de l'affaire Mohamed
A-Dura, qui a démontré que l'attitude de l'intéressé battait en brèche le
comportement normatif d'un journaliste, et que le faux reportage, commenté
par Enderlin, avait participé à allumer l'Intifada, s'étonne.
Et rappelle qu'une commission juridique officielle israélienne attribue au
film de FR2 le rôle d'élément déclencheur dans les émeutes d'octobre 2000,
qui ont fait plusieurs morts parmi la population arabe israélienne.
Le document, à la fabrication et à la diffusion duquel le nouvel héros de la
nation française a participé, suit l'architecture des procès rituels
intentés aux Juifs par la police tsariste ; il s'agit d'adultes israélites
(ou assimilés), en position de force, qui décident, de sang froid, d'assassiner
un enfant non-juif, en tirant - en l'occurrence - des rafales de
mitraillettes dans sa direction, sans discontinuer, pendant quarante-cinq
minutes.
Ces indications apparaissent dans le témoignage judiciarisé, que le
co-auteur de l'imposture a déposé sous serment, le 3 octobre 2000, devant un
avocat palestinien, et que Charles Enderlin a qualifié d'"interview",
choisie par la Ména parmi une multitude d'interviews, dans l'hebdomadaire
Télérama.
Le choix de décerner la Légion d'honneur à ce collègue, tandis que le CRIF
et la direction de la chaîne publique concernée tentent de s'entendre afin
de procéder, sur la base d'un protocole commun, à l'examen de l'authenticité
du reportage de septembre 2000, a de quoi indisposer les individus à la
recherche de la vérité.
Cela a cependant permis à David Pujadas, au 20 heures d'hier, de féliciter
publiquement le chevalier Enderlin.
Et aux quelques dizaines de journalistes franciliens, doués de double vue,
qui ont signé, sur l'Obs, "avoir vu les soldats israéliens assassiner
Mohamed", de s'auto-congratuler.
Ils se sont encore un peu plus émancipés du "lobby juif omniprésent". Dans
la France d'aujourd'hui, il est tout à la fois possible de critiquer Israël,
d'inventer des crimes qu'elle n'a pas commis, de les rendre publics, de
témoigner qu'on les a vus et de se voir récompenser pour ces activités.
Enorme victoire.
Même M'bala M'bala et Youssouf Fofana ont eu une bonne raison de fêter le 14
juillet. La fête nationale rapproche tout le monde. Sauf les Juifs, qu'elle
vient d'exclure un peu plus de la France.
La Légion d'honneur, pour la mise en scène d'un crime rituel juif, sous la
présidence de Nicolas Sarkozy ?
Comment cela cohabite-t-il avec l'affirmation du Président selon laquelle la
création de l'Etat d'Israël est l'événement le plus important du XXème
siècle ?
Comment ne pas voir en cela une contradiction irréductible ? Décidément, ce
Monsieur Sarkozy est de plus en plus chiraquien. Ce doit être la sagesse qui
lui vient avec l'exercice du pouvoir.

Poser une question


C'est scandaleux ! La France connaît, en ce moment, une période des
plus glauques de son histoire, avec, entre autre, une presse minable.
C'est le résultat du nivellement par le bas.
Pour moi, Sarko a cédé à un chantage du syndicat national des
journalistes parce qu'il sait qu'une campagne de diffamation
calomnieuse détruit la personne ou le groupe qu'elle vise.
Ni très digne, ni très courageux, c'est vraiment dommage...
--
"Affirmer son amitié au peuple juif vous expose aujourd'hui à la
vindicte de groupes musulmans." (Dalil Boubakeur, recteur de la mosquée
de Paris)
C'est rendre hommage aux nazislamistes de tous bords; Enderlin est un vendu
à la politiquement correcte de la presse française antisémite et
pro-térroriste;
c'était qui qui aboyait 'lobby juif' encore ici il y a quelque temps ?
Enderlin est une grosse merde qui vit, personnellement et
professionnellement, sur le dos de ce conflit.
--
Cet attentat odieux qui voulait frapper les Israélites qui se rendaient
à la
synagogue et qui a frappé des Français innocents...
Raymond Barre (au lendemain de l'attentat de la rue de Copernic).
Il va bien y avoir un abruti qui va tenter d'assassiner Enderlin comme l'a été
Isaac Rabin après une campagne de calomnies auxquelles vous êtes
habitués.
Pourquoi n'y allez pas vous même plutôt que d'échauffer l'esprit
des personnes simples ? Vous êtes lâche à ce point ?
--
JD.
de rôle, par les dingues extrémistes de chacun des deux camps, j'en déduis
que c'est un excellent journaliste....