Racisme et médias...
Le
Pierre Maurette
La langue de bois générale sur nos médias autour des incidents à
contenu raciste me gonfle prodigieusement. Je suis convaincu que c'est
à terme contre productif. C'est simplement confortable pour nos
journalistes, éditorialistes, billetistes, politiques, donneurs
professionnels de leçons, etc.
Là, je suis sur le cas du crétin qui gueulait du "Négro !" dans une
enceinte de football, et pour lequel on peut regretter qu'il n'y ait
pas eu un Cantona pour réellement le châtier, culotte baissée si
possible.
La majorité d'entre nous, l'immense majorité, trouvons ce comportement
crade, débile, inexcusable. Ou alors connement pitoyable, je ne sais
pas trop devant tant de bêtise.
Mais que gagnons-nous à aligner les évidences, voire les
contre-vérités. Je viens d'entendre un aréopage d'intellectuels du
sport, sous la houlette de Pierre-Louis Bass, sur Europe 1 (bonjour,
Elephant Man), entendre puis abonder à "Il y en a marre que le racisme
se banalise". Je n'ai de leçon à recevoir de personne, j'ai ma morale,
je l'ai transmise à mes enfants au mieux, cette morale est inquiète de
la haine et du racisme, y compris et avant tout de celui que nous
pourrions avoir en nous. Mais il est FAUX de dire que le racisme se
banalise. N'y voyez aucune provocation, mais les proches du parti qui
certainement serait le plus proche de la xénophobie, du racisme, de
l'antisémitisme - le Front National - assument très rarement ces
comportements. On peut éventuellement avoir des doutes sur leur
sincérité, mais ce refus est une réalité rassurante.
Le racisme ne se banalise pas. Il y a même une chasse stérile au
dérapage raciste, qui commence à m'inquiéter. Tout comme les valeurs
traditionnellement et consensuellement empathiques, "la Planète",
l'antiracisme, le social, sont de moins en moins porteuses d'amour, et
de plus en plus de rejet, d'exclusion, d'ostracisme, de partition.
On ne gagne pas une cause juste avec des conneries. Il faut se
reprendre, mettre en préalable la rigueur intellectuelle.
Je pardonne à cette pauvre Mme Bachelot, obligée par sa fonction à
affirmer des évidences. Quand un ministre éprouve le besoin d'exprimer
qu'un acte est inacceptable, cela signifie qu'on aurait pu dire le
contraire. On ne devrait pas avoir besoin de l'affirmer.
Je pense sincèrement qu'il faudrait cesser de qualifier certains actes
de "racistes", ou de parler de "néonazisme", c'est à dire à leur
accorder un vague contenu idéologique, nonobstant la nullité en
histoire de leurs auteurs, au profit de la qualification de "connerie
aggravée". Sans que nécesairement la justice, qui doit rester sereine,
soit plus indulgente, bien au contraire.
--
Pierre Maurette
contenu raciste me gonfle prodigieusement. Je suis convaincu que c'est
à terme contre productif. C'est simplement confortable pour nos
journalistes, éditorialistes, billetistes, politiques, donneurs
professionnels de leçons, etc.
Là, je suis sur le cas du crétin qui gueulait du "Négro !" dans une
enceinte de football, et pour lequel on peut regretter qu'il n'y ait
pas eu un Cantona pour réellement le châtier, culotte baissée si
possible.
La majorité d'entre nous, l'immense majorité, trouvons ce comportement
crade, débile, inexcusable. Ou alors connement pitoyable, je ne sais
pas trop devant tant de bêtise.
Mais que gagnons-nous à aligner les évidences, voire les
contre-vérités. Je viens d'entendre un aréopage d'intellectuels du
sport, sous la houlette de Pierre-Louis Bass, sur Europe 1 (bonjour,
Elephant Man), entendre puis abonder à "Il y en a marre que le racisme
se banalise". Je n'ai de leçon à recevoir de personne, j'ai ma morale,
je l'ai transmise à mes enfants au mieux, cette morale est inquiète de
la haine et du racisme, y compris et avant tout de celui que nous
pourrions avoir en nous. Mais il est FAUX de dire que le racisme se
banalise. N'y voyez aucune provocation, mais les proches du parti qui
certainement serait le plus proche de la xénophobie, du racisme, de
l'antisémitisme - le Front National - assument très rarement ces
comportements. On peut éventuellement avoir des doutes sur leur
sincérité, mais ce refus est une réalité rassurante.
Le racisme ne se banalise pas. Il y a même une chasse stérile au
dérapage raciste, qui commence à m'inquiéter. Tout comme les valeurs
traditionnellement et consensuellement empathiques, "la Planète",
l'antiracisme, le social, sont de moins en moins porteuses d'amour, et
de plus en plus de rejet, d'exclusion, d'ostracisme, de partition.
On ne gagne pas une cause juste avec des conneries. Il faut se
reprendre, mettre en préalable la rigueur intellectuelle.
Je pardonne à cette pauvre Mme Bachelot, obligée par sa fonction à
affirmer des évidences. Quand un ministre éprouve le besoin d'exprimer
qu'un acte est inacceptable, cela signifie qu'on aurait pu dire le
contraire. On ne devrait pas avoir besoin de l'affirmer.
Je pense sincèrement qu'il faudrait cesser de qualifier certains actes
de "racistes", ou de parler de "néonazisme", c'est à dire à leur
accorder un vague contenu idéologique, nonobstant la nullité en
histoire de leurs auteurs, au profit de la qualification de "connerie
aggravée". Sans que nécesairement la justice, qui doit rester sereine,
soit plus indulgente, bien au contraire.
--
Pierre Maurette

Poser une question


le racisme ordinaire, si. Celui de tous les jours, celui de la télé où, ô
surprise, tous les visages sont blancs archi-blancs, celui à l'embauche, au
logement, etc. Des années de lepénisation des esprits et voilà le résultat.
Remarquez que ce matin, avec cette intervention policière de 1000 hommes
pour arrêter 33 personnes, ce qui fait une moyenne de 30 policier par
personne arrêtée, sans compter le cirque médiatique qui lui était associé,
tout cela participe du mépris contre une certaine partie de la population,
les prémisses du racisme pur et crétin.
Le racisme, le caractère intolérant en général est bel et bien présent
autour de nous, simplement nous y sommes tellement habitués que nous ne le
voyons plus très bien.
[pourquoi pas]
Je réponds une fois, puisqu'ensuite je pense avoir été suffisamment
verbeux dans mon message initial pour que chacun puisse se faire son
opinion.
J'écris "Le racisme ne se banalise pas", et vous répondez assez
longuement. Vous montrez de par là que justement le racisme ne se
banalise pas. Il interpelle.
--
Pierre Maurette
qui déconne sur votre TV
et y a presque plus de blancs sur TV5 Monde......
"Julien" fpcsu2$703$
Dans le cas des journalistes sportifs, c'est encore pire.
A noter la disparition des écrans de l'excellent Rachid Arhab, qui a
souvent démontré qu'il savait parfaitement traiter ce genre de sujets,
depuis sa nomination "surprenante" au CSA ...
Mais avec la marque du sponsor bien visible quand même sur le côté de
la capote.
Hein ? Comment ? Un aréopage de quoi ???
Il faut lutter sur tous les fronts. Réprimer sévèrement les actes et
insultes racistes volontairement perpétrés ou prononcées mais aussi
changer les mentalités de tous en jouant réellement le jeu à tous les
niveaux. L'étranger, le nègre, le bougnoule ne sont pas différents des
blancs face au respect naturel qui leur est dû. Il y a des différences
culturelles mais au final pas plus qu'entre blancs ou même entre
Français. Par contre, dans la manière dont ils sont traités par ceux-là
même qui voudraient imposer qu'on les respecte, il y a du boulot ! Et
je ne fais pas de pub pour telle ou telle marque de nettoyeur à haute
pression, bien entendu.
La parole d'une ministre a toujours moins de poids que ses actes. Et
là, on attend encore ...
Le galvaudage médiatique des mots les affaiblit. Le racisme n'est pas
"forcément" lié à la race. On devrait plutôt parler de ségrégationnisme
ou au moins de discrimination mais le mot apparaît peut-être trop
compliqué pour porter son vrai sens.
Cette discrimination est l'affaire des minables qui jouent sur
l'émotion plus que sur la raison, puisque la raison démontre facilement
qu'ils ont des arguments faux.
C'est encore pire car plus facile, lorsqu'il s'exerce sur les
apparences. On a donc plusieurs racismes : contre les Noirs, les
Jaunes, les Blancs, les Arabes, les gros, les femmes, les nains, les
roux, les barbus, les Juifs, les aficionados de corridas, les
anorexiques, le PSG, l'OM, les "blondes", les "estrangers" ... contre
tous ceux qui ne sont pas "dans la norme" admise par le raciste
discriminatoire !
--
Christine BOUTIN a la moutarde qui lui monte au nez
quand elle entend parler Fadela AMORA.
Le Mon, 18 Feb 2008 22:22:10 +0100, Julien a écrit :