Sac de nœuds

Le
luc bernard
Le service de l’état civil de Nouméa a été assailli d’appels
téléphoniques d’électeurs se demandant s’ils pouvaient voter ou non aux
législatives. La mairie a dû organiser en urgence une campagne pour
assurer que tout le monde pouvait voter

L’origine du pataquès est le récent envoi par les services de l’état
civil d’un courrier informant les électeurs arrivés dans l’archipel
après 1998 ou qui, arrivés avant cette date, ne sont pas résidents
depuis dix ans, qu’ils ne pourront pas voter aux élections provinciales,
prévues en 2009. Cette procédure a lieu chaque année, avec la révision
des listes électorales. Mais cette fois c’est mal tombé et les gens ont
tout mélangé, explique-t-on à la mairie.

Il y a en effet trois corps électoraux en Nouvelle-Calédonie : le corps
« spécial » pour les élections provinciales, le corps « général » pour
les législatives, présidentielles et municipales, et le corps relatif au
référendum d’autodétermination prévu entre 2014 et 2018 (pour lequel il
faudra justifier de vingt ans de résidence).

Si l’Etat français avait simplement respecté les règles élémentaires de
la démocratie, et non inventé un apartheid à géométrie variable, le
problème ne se poserait pas.
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