Stéphane Liminet à Saintes, la nuit, tout un hiver
Le
J.P. & D. Dubarry
SAINTES. --Le photographe Stéphane Liminet a arpenté pendant un hiver la
ville. Une exposition en rend compte
www.sudouest.com/090208/vil_chm_saintes.asp?Article 0208aP1866948.xml
Une nuit lumineuse :David Briand
Stéphane Liminet ne sera pas resté à Saintes longtemps. Deux ans. Pourtant,
derrière ses petites lunettes aux montures ovales, il aura su saisir ce que
bien des Saintais, empêtrés dans le regard bienveillant autant que
confortable qu'ils ont sur leur ville de coeur, ne voient pas. Pendant
l'hiver 2004- 2005, celui qui était alors laborantin photo à Shop Photo,
cours National, n'aura de cesse de parcourir la ville. Le soir. « C'est
seulement à ce moment-là que l'on voit les choses importantes, estime-t-il.
L'oeil va à l'essentiel, il n'est pas perturbé par la circulation
automobile, les bruits environnants ».
Rolleifleix en main. La saison choisie - l'hiver - ne l'a pas été par
hasard. « Au printemps par exemple, ce n'est pas possible : les feuilles
dissimulent des bâtiments ».
Le rituel de ces processions nocturnes était bien défini. Il débutait par un
repérage pédestre sans appareil. Puis il effectuait les soirs suivants une
première série d'images. « Soit je les exploitais, soit je les refaisais »,
indique Stéphane.
« L'oeil va à l'essentiel »
Fidèle compagnon de ces virées nocturnes, un Rolleifleix à moyen format,
équipé de films argentiques lumière du jour. Après avoir scanné le support,
il le soigne à l'ordinateur, sans apporter de modifications esthétiques ou
chromatiques.
Il a divisé la ville en huit quartiers. De ses pérégrinations, il a gardé 40
photos pour chaque quartier. Soit 320 photographies. Dix tableaux sont
accrochés à la librairie Le Croît Vif (1). Un choix cornélien effectué en
compagnie d'amis.
Au final, ces tableaux nous offrent des vues insolites de la ville, de ses
monuments, qui apparaissent douces, harmonieuses et équilibrées. La lumière
des lanternes publiques, loin de faire éclater l'obscurité de la nuit,
l'enveloppe dans un songe rassurant. « Il arrive à capter des lumières que
l'on ne voit pas », souffle la responsable de la librairie.
Maintenant La Rochelle ? Aujourd'hui installé à La Rochelle, il envisage de
renouveler l'expérience. Mais avec une approche différente. « Je diviserai
la ville en deux. D'un côté, la ville nouvelle, c'est-à-dire les Minimes, et
de l'autre, l'ancienne. J'essaierai de montrer le contraste entre les
deux ».
Changement de taille : Stéphane va passer à l'ère du numérique. Il vient
tout juste de réceptionner un appareil performant pour capter les hautes et
basses lumières. Il épargnera aussi à son propriétaire le passage par le
scan.
À tout juste 40 ans, l'homme employé à Mizo, le laboratoire de référence à
La Rochelle, fourmille de projets. Une galerie sur les graffs envisagée à la
médiathèque Michel-Crépeau. Il a également réservé le Carré Amelot pour une
exposition prévue lors de la saison 2008-2009. Sur un tout autre sujet : la
vie sous-marine. En cherchant bien, il doit certainement y avoir quelques
points communs avec une ballade nocturne à Saintes. La tranquille sérénité
des lieux par exemple.
(1) « Une nuit à Saintes ». À la librairie Le Croît vif, 2 ruelle de
l'Hospice, à Saintes jusqu'au 14 février. Les photographies sont à vendre au
prix unitaire de 100 euros. Un « book » recensant une trentaine de clichés
est proposé au prix de 60 euros. Tél 05 46 97 46 52. Ouvert les jeudis et
vendredis de 14 heures à 19 heures, le samedi de 10 heures à 19 heures.
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ville. Une exposition en rend compte
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Une nuit lumineuse :David Briand
Stéphane Liminet ne sera pas resté à Saintes longtemps. Deux ans. Pourtant,
derrière ses petites lunettes aux montures ovales, il aura su saisir ce que
bien des Saintais, empêtrés dans le regard bienveillant autant que
confortable qu'ils ont sur leur ville de coeur, ne voient pas. Pendant
l'hiver 2004- 2005, celui qui était alors laborantin photo à Shop Photo,
cours National, n'aura de cesse de parcourir la ville. Le soir. « C'est
seulement à ce moment-là que l'on voit les choses importantes, estime-t-il.
L'oeil va à l'essentiel, il n'est pas perturbé par la circulation
automobile, les bruits environnants ».
Rolleifleix en main. La saison choisie - l'hiver - ne l'a pas été par
hasard. « Au printemps par exemple, ce n'est pas possible : les feuilles
dissimulent des bâtiments ».
Le rituel de ces processions nocturnes était bien défini. Il débutait par un
repérage pédestre sans appareil. Puis il effectuait les soirs suivants une
première série d'images. « Soit je les exploitais, soit je les refaisais »,
indique Stéphane.
« L'oeil va à l'essentiel »
Fidèle compagnon de ces virées nocturnes, un Rolleifleix à moyen format,
équipé de films argentiques lumière du jour. Après avoir scanné le support,
il le soigne à l'ordinateur, sans apporter de modifications esthétiques ou
chromatiques.
Il a divisé la ville en huit quartiers. De ses pérégrinations, il a gardé 40
photos pour chaque quartier. Soit 320 photographies. Dix tableaux sont
accrochés à la librairie Le Croît Vif (1). Un choix cornélien effectué en
compagnie d'amis.
Au final, ces tableaux nous offrent des vues insolites de la ville, de ses
monuments, qui apparaissent douces, harmonieuses et équilibrées. La lumière
des lanternes publiques, loin de faire éclater l'obscurité de la nuit,
l'enveloppe dans un songe rassurant. « Il arrive à capter des lumières que
l'on ne voit pas », souffle la responsable de la librairie.
Maintenant La Rochelle ? Aujourd'hui installé à La Rochelle, il envisage de
renouveler l'expérience. Mais avec une approche différente. « Je diviserai
la ville en deux. D'un côté, la ville nouvelle, c'est-à-dire les Minimes, et
de l'autre, l'ancienne. J'essaierai de montrer le contraste entre les
deux ».
Changement de taille : Stéphane va passer à l'ère du numérique. Il vient
tout juste de réceptionner un appareil performant pour capter les hautes et
basses lumières. Il épargnera aussi à son propriétaire le passage par le
scan.
À tout juste 40 ans, l'homme employé à Mizo, le laboratoire de référence à
La Rochelle, fourmille de projets. Une galerie sur les graffs envisagée à la
médiathèque Michel-Crépeau. Il a également réservé le Carré Amelot pour une
exposition prévue lors de la saison 2008-2009. Sur un tout autre sujet : la
vie sous-marine. En cherchant bien, il doit certainement y avoir quelques
points communs avec une ballade nocturne à Saintes. La tranquille sérénité
des lieux par exemple.
(1) « Une nuit à Saintes ». À la librairie Le Croît vif, 2 ruelle de
l'Hospice, à Saintes jusqu'au 14 février. Les photographies sont à vendre au
prix unitaire de 100 euros. Un « book » recensant une trentaine de clichés
est proposé au prix de 60 euros. Tél 05 46 97 46 52. Ouvert les jeudis et
vendredis de 14 heures à 19 heures, le samedi de 10 heures à 19 heures.
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Poser une question


( 47ad6f1c$0$2721$ )
Euh... si ses clichés sont aussi banals que celui-ci, hein...
Absolument. Tout le reste ne sert à rien, vision du matin chagrin, etc.
Sûr. Et ça laisse la possibilité à un photographe matinal de nous offrir un
magnifique ouvrage sur l'éclosion d'une nature trop souvent ramenée à la
portion congrue tout ça.
Il marchait à la queue leu leu de lui même.
La voix basse pour ne pas troubler les pénombres j'imagine...
Au moins l'«information» et le business font bon ménage, c'est déjà ça.
C'est curieux, je m'attendais plutôt à ce que vous ayez eu un avis sur
les gouttes d'eau du fil "comment font les insectes pour voler sous la
pluie ?".
si tu nous fait un copié collé, tu mets pas le lein ou le contraire, au delà
de trnete lignes sur usenet, personne ne s'y attaque, enfi puisque tu
considères que tu fais aoffie de servive public et surtout ne daigne jamais
répondre
--
Ricco
on se demande qui te répond, le courageux du tiret du 6 :=)
--
--
Ricco
( fojvh7$bl0$ )
Effectivement, c'est curieux.