Etats-Unis et Canada au secours de RIM au Moyen Orient
Alors que l'Arabie Saoudite prévoit de bloquer dès ce vendredi les services Blackberry sur son territoire, les gouvernements américain et canadien font pression pour tenter de trouver une solution.
La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a annoncé que des experts ont été réunis pour tenter de trouver une réponse à la menace de blocage des services Blackberry en Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis, affirmant le soutien des gouvernements américain et canadien envers le fabricant Research in Motion.
Si l'on reconnaît le droit de s'interroger autour des questions de sécurité, on ne laissera pas passer le " droit légitime à un accès et une utilisation sans entraves " des services Blackberry. Ce n'est donc pas uniquement un débat sur les seuls aspects sécuritaires qui se jouent mais bien aussi sur celui de la censure dans ces pays.
Cependant, le Moyen Orient n'est pas seul à demander un accès aux flux de données chiffrées des Blackberry ou à s'inquiéter des questions de sécurité. L'Inde, l' Indonésie, l'Algérie et désormais le Liban, qui vient d'annoncer qu'il allait évaluer le risque pour la sécurité nationale de l'utilisation des terminaux Blackberry, veulent également changer les règles du jeu, sans forcément aller jusqu'à la menace d'un blocage.
RIM joue les équilibristes
Selon des sources officieuses, le dialogue entre le gouvernement américain et l'Arabie Saoudite, qui constitue le cas le plus urgent, aurait progressé sur plusieurs points ce vendredi matin, RIM ayant apparemment accepté d'assouplir ses positions malgré les répliques cinglantes de l'un de ses dirigeants ces derniers jours.
Et même si le Moyen Orient ne représente qu'une faible part de ses clients, sa position stratégique concernant les activités professionnelles internationales constitue un point qui ne peut être écarté par le refus de transiger...même si l'aspect sécurité est précisément le premier argument de RIM auprès de ses clients.
Mais pour beaucoup d'observateurs, il sera difficile de revenir en arrière et de fournir le type de surveillance étroite dont rêvent beaucoup de gouvernements. Il reste que ces pressions sur RIM arrivent à un mauvais moment, celui du lancement de Blackberry OS 6 qui doit faire la démonstration du dynamisme de la société et de sa capacité à faire face à une concurrence qui mise beaucoup sur l'ergonomie de l'interface.
- Le fabricant canadien enquête sur des problèmes de retard d'acheminement de messages rencontré par certains utilisateurs, le spectre d'une panne des services étant toujours vivace.
- C'était couru d'avance : des consommateurs en Amérique du Nord se regroupent pour monter une plainte collective contre Research in Motion, après la panne de trois jours des services BlackBerry.


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