Semiconducteurs : plusieurs usines à l'arrêt au Japon

Le par  |  0 commentaire(s) Source : Financial Times
Wafer NAND logo pro

Plusieurs fabricants de semiconducteurs ont vu leurs sites de production touchés par le séisme et le tsunami de vendredi dernier au Japon. Certains ont déjà repris leurs opérations tandis que d'autres mettront des semaines ou des mois pour être relancés.

Wafer 300 mm gravé 45 nmLe Japon est un marché clé pour l'électronique et la fabrication de semiconducteurs, avec de nombreux sites de production sur son territoire. Les catastrophes naturelles ayant frappé le pays vendredi ont créé un chaos général, avec un retentissement plus ou moins important par secteur et selon l'implantation des sites de production.

Le fondeur Texas Instruments a indiqué que plusieurs de ses usines ont été affectées et que les dégâts sont en cours d'évaluation. Son site de Miho, au nord-est de Tokyo, a souffert de dégradations consécutives au tremblement de terre, de même que son usine d' Aizu-wakamatsu, obligeant à l'arrêt des opérations, tandis que l'usine de Hiji, beaucoup plus au Sud, fonctionne normalement.

A Miho, le retour à la normale n'interviendra pas avant le mois de septembre, voire plus tard en fonction des coupures de courant et des capacités d'approvisionnement. Le fondeur prévoit en attendant de transférer jusqu'à 60% de la capacité de production sur d'autres sites. Le site d' Aizu-wakamatsu devrait quant à lui pouvoir redémarrer à partir du mois d'avril.


Une relance qui prendra des semaines ou des mois selon les sites

L'usine de Miho produit des composants DLP (  projection ) et analogique et a compté pour 10% des ventes de Texas Instruments en 2010. La société s'attend donc à une perte de chiffre d'affaires au premier trimestre et plus encore au deuxième trimestre.

Un autre fondeur, Freescale, possède un site de production à Sendai, dont les employés ont été évacués, tandis que les groupes japonais Fujitsu et Renesas ont plusieurs usines à l'arrêt. D'autres groupes d'électronique japonais ( Panasonic, Toshiba, Sony.... ) ont connu des fortunes diverses, selon l'emplacement de leurs usines, celles situées à l'ouest et au sud du pays ayant relativement peu souffert.

Pour les fabricants de semiconducteurs, une partie des pertes de capacités de production pourrait être compensée par la hausse des prix des composants, associée à la crainte d'une pénurie, les prix de la DRAM et de la mémoire Flash étant en train de grimper rapidement.

Complément d'information

Vos commentaires

Gagnez chaque mois un abonnement Premium avec GNT : Inscrivez-vous !
Suivre les commentaires
Poster un commentaire
Anonyme
:) ;) :D ^^ 8) :| :lol: :p :-/ :o :w00t: :roll: :( :cry: :facepalm:
:andy: :annoyed: :bandit: :alien: :ninja: :agent: :doh: :@ :sick: :kiss: :love: :sleep: :whistle: =]