Sigfox : une société française mise sur l'Internet des objets et entraîne les investisseurs dans son aventure

Le par  |  0 commentaire(s) Source : Les Echos
Ludovic Le Moan

Une jeune société française mise sur l'Internet des objets, un secteur où elle souhaite écraser la concurrence. Son discours a trouvé écho chez les investisseurs, qui viennent de mettre 100 millions d'euros sur la table.

Désirant se développer en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Asie notamment, après s'être implantée en Europe, Sigfox a récemment sollicité les investisseurs.

Elle est ainsi parvenue à lever 100 millions d’euros auprès du fonds d’investissement américain Elliott Management, de l’opérateur télécom espagnol Telefonica, des industriels français Air Liquide / GDF Suez, de l’opérateur de satellites français Eutelsat, de la banque française Bpifrance, de l’opérateur télécom japonais NTT Docomo et de l’opérateur télécom sud-coréen SK Telecom.

Le montant aurait même pu aller jusqu’à 130 millions d’euros si la société n’avait pas décidé de poser une limite. Un nouvel appel du pied n’est donc pas à exclure au cours des prochains mois.

Ludovic Le Moan 
Ludovic Le Moan, à l'origine de Sigfox ( crédit FrenchWeb ; cliquer pour agrandir )

Créé en 2009 par l’homme d’affaires Ludovic Le Moan et comptant aujourd’hui 80 salariés, Sigfox est une société française qui s’est spécialisée dans les réseaux sans-fil à faible consommation énergétique et à bas coûts permettant de faire communiquer entre eux les objets. La nouvelle levée de fonds, qui est la troisième, sera par conséquent consacrée à ce domaine, que l’on connaît également sous le nom " Internet des objets ", et permettra une présence dans une soixantaine de pays d’ici cinq ans. De leur côté, les investisseurs espèrent un retour lorsque viendra le moment d’entrer en Bourse. Le secteur est en effet prometteur puisqu’on parle de 20 à 30 milliards d’objets connectés en 2020.

Chez Sigfox, on vise les 100 millions voire plus d’objets connectés grâce à la technologie maison d’ici 2020 contre quelques millions en 2014, sachant que chaque objet connecté rapporte un euro. La société indique d’ailleurs qu’elle pourrait facturer plus cher, mais que " l’enjeu c’est d’aller vite pour écraser la concurrence avant qu’elle apparaisse ".

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