Test Aliens Colonial Marines
- 1 - Un scénario bourré d'incohérences
- 2 - Gameplay aux fraises
- 3 - Frayeurs techniques, ambiance à plat
Fruit d'un développement de longue haleine, Aliens : Colonial Marines est finalement arrivé dans une version définitive. Si d'expérience, nous savons qu'une conception qui dure trop longtemps se solde par une déception, le studio Gearbox – à qui l'on doit Borderlands – tente de nous faire avaler la pilule en jouant avec le fan service de la licence de Ridley Scott. Force est de constater que le résultat est bien au-dessous de nos espérances. Téléchargement sécurisé : Google Chrome (sponsorisé)
La licence Aliens, qui a précédemment fêté ses 25 ans, est appréciée par de nombreux cinéphiles. Si elle est culte dans sa nature initiale, la série n'a pas souvent été présentée sous ses meilleurs traits dans le domaine du jeu vidéo, à l'instar de rares exceptions telles que le tout premier Aliens Vs Predator il y a plusieurs années maintenant. Le studio Gearbox Software, à qui l'on doit l'excellente franchise Borderlands et qui a marqué la sortie ultra-tardive de Duke Nukem Forever, a essayé une nouvelle fois d'adapter l'oeuvre de Ridley Scott en jeu vidéo avec Aliens : Colonial Marines. Le résultat s'est vraiment fait attendre, puisque le jeu était en développement depuis 2006, cumulant des retards et changements en termes de développement. En définitive, il se dit que c'est surtout TimeGate Studios ( Section 8, Prejudice ) qui s'est chargé de la conception du jeu, tout du moins pour sa campagne solo.
Et ce choix se ressent dès les premiers instants de jeu, tant ils sont décevants au regard de la première démo présentée à l'E3 2012. L'ambiance assurée par la partie graphique a été réduite à peau de chagrin, offrant un rendu très en dessous des attentes des joueurs sur les configurations actuelles. Au-delà de l'aspect technique sur lequel nous reviendrons plus tard, l'un des principaux soucis de ce Alien : Colonial Marines se situe au niveau de son scénario que les fans pourront qualifier d'incohérent. En effet, le jeu tente d'introduire une histoire inédite qui se situe juste après le long-métrage Aliens : Le Retour ( le second film ). Des marines de l'USS Sephora serons amenés à retourner sur la planète LV-426 suite à un appel de détresse du caporal Hicks. Seulement, le message transmis a également alerté des mercenaires de la Weyland-Yutani.
Pour les fans, c'est donc l'occasion de retourner dans des lieux cultes tels que la colonie Hadley's Hope, quand bien même elle a été complètement réduite par Ripley dans le premier film Aliens. Les incohérences se poursuivront au fil du jeu, avec l'apparition de personnages totalement inattendus, ainsi qu'une interprétation des motivations des marines de bien mauvaise manière. Ils sont en effet démontrés dans le jeu comme des brutes qui fonceront systématiquement tête baissée, sous l'unique prétexte de ne pas abandonner d'alliés. En bref, on sent clairement que le scénario du jeu n'a pas été réalisé de main de maître, ce qui fera hurler au scandale les plus grands fans. Pour les autres, le cheminement ne sera guère intéressant, voire même soporifique en raison d'une mise en scène d'un autre temps et d'objectifs finalement restreints à suivre les niveaux étriqués du jeu.
Malheureusement pour Aliens : Colonial Marines, ce n'est pas que le scénario qui ne va pas, mais aussi de nombreux aspects du gameplay. Cela commence par une prise en main grossière qui rappelle clairement que le jeu était en développement depuis belle lurette. Les déplacements sont plutôt mous, les armes manquent vraiment de sensations et les ennemis disposent d'une intelligence artificielle quasi-inexistante. Et pourtant, des éléments partaient d'un bon principe, notamment l'intégration du fameux détecteur de xenomorphes qui permet de faire monter la pression à chaque recoin sombre, ou encore des armes ( pas nombreuses ) qui peuvent être customisées au fil de votre progression.





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C'est comme Far Cry 3, les tests sont géniaux sur le net mais quand tu y joues, disons qu'on est quand même pas mal déçu (en tout cas moi