On ne va pas y aller par quatre chemins de croix pour vous dresser le bilan du scénario. Nous nous glissons donc de nouveau dans la peau de Desmond Miles, jeune écervelé sans histoire mais dont un ancêtre plus que célèbre, Altaïr, avait écrit l'Histoire avec un grand H ou plutôt de grandes dagues. Car pratiquement mille années plus tôt, le jeune homme fort se trouvait être un Assassin, quasiment au sommet de la confrérie à laquelle il appartient. Mais si puissant et ingénieux fusse-t-il, il fit avant tout preuve d'un égo surdimensionné qui le conduisit à commettre plusieurs erreurs. Trop sans doute.

Ainsi passe de vie à trépas celui que l'on était censé incarner. Mais pour un temps seulement car le subterfuge utilisé par Al Mualim visant en fait à "simuler" la mort du héros nous permet de reprendre ses traits afin qu'il puisse se racheter en accomplissant le sale boulot du maître. Pendant ce temps, Desmond lui dort. Enfin presque, car l'exploration du passé de son ancêtre devra l'amener vers des points de plus en plus distants de celui du départ, ce qui est une évidence, jusqu'au point final vers lequel tendent des scientifiques aux objectifs pas si flous que cela.

Les ressorts sont donc les mêmes que pour la version précédente de ce jeu et il ne fallait pas s'attendre à autre chose. Sinon, aurions-nous eu droit à un volet "2" et non à la même dénomination. Toujours est-il que ce scénario bipolaire possède encore le bon goût de nous faire redécouvrir un univers captivant, où de nombreux nantis maîtrisent les destinées du plus grand nombre dans une main de fer et dont la démence n'a d'égale que la soif de pouvoir. Mais tel le super héros moyen, Altaïr revient pour mettre le souk dans tout cet ordonnancement. Enfin, un super héros c'est vite dit...