Il est bien plus difficile de terminer proprement une série et d'écrire le mot "FIN" à tout jamais que de commencer une nouvelle aventure. Combien de séries télévisuelles ou cinématiques et combien de jeux vidéo ont tenté par le passé cette périlleuse bascule d'un monde à l'autre pour des résultats souvent médiocres. Cette fois-ci, c'est au tour d'une des sagas les plus célèbres de l'ère moderne du jeu vidéo que nous sommes invités à la mise à mort. Et avant de placer la dernière banderille, il fallait bien que le taureau se défende un peu.

Ce sont donc les dernières heures vidéoludiques de Snake qu'il nous est donné de contempler tout autant que d'y prendre part. Car si ce jeu est un des seuls à utiliser autant de données sur un Blu-Ray, à savoir une cinquantaine de gigas (!) il doit cette caractéristique à un nombre incalculable de cinématiques et autres cut-scènes disséminées au cours de l'aventure. Autant être franc tout de suite, si Snake mérite une statue dans les yeux de son créateur à la vue de ce volet, la « panthéonisation » de Kojima reste en suspens après cet épisode épique mais aussi frustrant.