Puisque le jeu vidéo et la monotonie font souvent bon ménage lorsque l'on parle de plusieurs parutions récentes (nous pensons à tous les jeux pouraves auquel on a eu droit depuis quelques temps: Spiderman 3, Pirates des Caraïbes 3 ou tous les autres), les quelques autres occasionnant de la surprise, de l'intérêt ou même de l'attrait deviennent une rareté qu'il convient de savoir apprécier. Overlord, de chez nos amis de Codemasters, rentre tout à fait dans cette catégorie. Prenant le parti de nous faire incarner un mort réveillé à l'acide, ils optent pour une saga en contre pied total avec les héros lisses et bienpensants.

Mais bon, le tout n'est souvent pas de vouloir mais de pouvoir et de mettre les moyens à hauteur de ses ambitions. On les attendait donc au tournant sur le charisme du dit Lord puisque le succès de ce titre devait ne reposer que sur ses frêles épaules de mort vivant courbaturé. De la même façon, il lui fallait des aptitudes hors normes pour pouvoir prétendre au rang de Maitre suprême et qui devait lui permettre d'assouvir ses ambitions. Enfin, comme tout bon seigneur, il lui fallait une cour à sa botte qui le serve sans broncher.
C'est donc un peut tous ces éléments que l'on voulait retrouver dans ce soft. Mais le mal n'est jamais aussi bon que lorsqu’il est sadique. Et pour faire passer la pilule des crasses les plus noires, ils ont osé nous arroser tout cela d'humour et de dérision. Le résultat est cet Overlord, pas tellement original dans sa conception puisqu'il rappelle un peu quelques autres tel Pimkin, mais à l'identité très affirmée.