Qui ne connait pas Silent Hill ? Pas grand monde nous supposons, tant le champ s'est encore un peu plus élargi avec la sortie pas si ancienne que cela de la transposition cinématographique de la célèbre série vidéoludique. Radha Mitchell étant passée par là pour donner corps à l'avatar jusqu'ici pixélisé avec à peu près autant de succès qu'Angelina Jolie/Pitt et la plus glamour Lara Croft, pratiquement personne ayant vécu sur notre belle planète bleue ne peut ignorer le lieu qu'est Silent Hill. Mais voila, le tout n'est pas de connaitre mais bien plus de reconnaitre.

En effet, outre les affres des années passées et des sorties qui commençaient à ne plus ressembler à grand chose ni, et surtout, à l'original, transposer un jeu basé avant tout sur la peur et la solitude sur un support qui pousse souvent à jouer entouré de dizaine de péquins était un vrai défi. Tout aussi important d'ailleurs que faire passer la pilule d'une jouabilité souvent absente des rendez-vous avec les jeux du même genre sur une console qui se prête décidément mal à l'exercice de la vue à la troisième personne.
Des écueils nombreux, une suite à ne pas galvauder, un univers bien connu, des fans nombreux et demandeurs : tout comme le Canada dry, cela ressemble à une saga cinématographique, ça a l'odeur et le goût d'une saga cinématographique mais cela n'est pas une saga cinématographique. Non, c'est
Silent Hill Origins, opus dédié à la PSP, saga vidéoludique parmi les plus terrifiantes de ces dernières années. Et l'on espérait bien retrouver tout cela dans notre UMD...