Thomson et la protection digitale

Le par  |  4 commentaire(s) Source : InformationWeek

Thomson confirme son réalignement dans le domaine du multimédia, en annonçant la sortie prochaine d'une suite logicielle destinée à la protection des droits digitaux, les fameux DRM.

Thomson confirme son réalignement dans le domaine du multimédia, en annonçant la sortie prochaine d'une suite logicielle destinée à la protection des droits digitaux, les fameux DRM.

La firme française Thomson, par le biais de sa puissante filiale multimédia, présentera à la prochaine conférence NAB (National Association of Broadcasters) une suite de quatre applications de protection de la propriété intellectuelle des oeuvres artistiques et logicielles.

Baptisé NexGuard, ce nouvel outil permettra de chiffrer, déchiffrer, et marquer les fichiers numériques à protéger ; il aura aussi pour mission d'interdire leur lecture et leur copie, sauf à satisfaire à certaines conditions, variables d'un support et d'un produit à l'autre. Par rapport aux logiciels existants, NexGuard présente l'avantage, selon Thomson, de pouvoir s'appliquer à un grand nombre de sujets, comme la presse écrite et en ligne, mais également la post-production de films, l'acheminement d'oeuvres artistiques vers divers intermédiaires légaux dans le cadre de leur diffusion, et bien d'autres usages encore.

Une technologie originale, propre à Thomson, et baptisée "watermark" (tâche/niveau d'eau), permet d'inclure dans chaque image protégée un repère quasi-invisible—et qui ne dégrade donc pas le contenu—qu'un lecteur adapté sera capable de détecter ; l'appareil de lecture saura alors qu'il a affaire à une copie légale, et poursuivra le visionnage. En cas d'absence de cette "watermark", au contraire, la lecture cessera, avec apparition d'un message d'alerte à l'écran.

Un cran plus haut dans la chaîne de distribution, Thomson et son NexGuard prévoient la possibilité de filtrer tous les contenus non assortis de cette fameuse "watermark", interdisant de fait le téléchargement de fichiers protégés via les réseaux de peer-to-peer, mais également la lecture de DVD pirates.

NexGuard comprendra aussi une fonction d'authentification, sous la forme d'une clé USB chargée de paramètres personnels, et qui supprimera la recours aux lecteurs biométriques, pas encore tout à fait fiables. Ce système pourrait en outre interdire totalement l'accès à un PC en l'absence de son propriétaire légitime, et non simplement aux fonctions d'administration. Avantage supplémentaire, lié au fait qu'une connexion Internet est nécessaire pour l'activation de cette authentification : en cas de perte de cette clé USB, un message est propagé, indiquant que les paramètres figurant sur le support égaré ou volé ne sont plus valides. Il est ainsi possible, non seulement de verrouiller efficacement l'accès au PC protégé, mais également de repérer géographiquement celui ou celle qui essaie de s'en servir de manière frauduleuse.

Ecrit essentiellement en C et C++, et affublé d'une interface en Java, NexGuard sera compatible avec la plupart des programmes existants de DRM., dont ceux de Grass Valley, une filiale de Thomson.

Il intéresse déjà les principaux studios hollywoodiens, puisque la 20th Century Fox, Walt Disney, Paramount, Universal Pictures et Warner Bros ont déjà manifesté leur souhait de l'utiliser. Des firmes spécialisées dans l'animation ou les effets spéciaux, comme Dream Works ou Industrial Light & Magic, se sont également montrés vivement intéressés.



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Vos commentaires

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Le #90871
Ils feraient mieux de lire le blog de Francois Pellegrini, maître de conférences en informatique à l'Université de Bordeaux.
Cela leur donnera à réfléchir
http://www.temps-reels.net/blogs/dadvsi/index.php/2006/03/03/10-note-sur-le-numerique-le-p2p-les-mtp-et-dadvsi
Le #90879
Salut,
"watermark" ça veut dire "filigrane"
Le #90886
Sortez les claviers et les portables les gars, va falloir coder...
Le #90925
phoenix38 : "watermark" SE TRADUIT OCCASIONNELLEMENT par filigrane, nuance... Ainsi, dans l'imprimerie de billets de banque, on ne parle pas de "watermarks" outre-Atlantique, mais de "ghost prints"... Qui plus est, il s'agit là de marquer un document de façon INVISIBLE, de manière à éviter le piratage et les contre-façons ; un filigrane est visible...

Cependant, l'idée est la même...
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Anonyme
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