Vente de médicaments sur Internet : la chasse est ouverte !

Le par  |  29 commentaire(s) Source : AFP
Christian Estrosi

Le gouvernement français entend s'occuper sérieusement du cas des sites Internet proposant en toute illégalité des médicaments.

Christian EstrosiBien que la vente de médicaments en ligne soit strictement interdite dans l'Hexagone et reste la chasse gardée des pharmaciens pour d'assez évidentes raisons de protection du consommateur, bon nombre de sites Internet la pratiquent tout de même.

Cette situation est inacceptable pour le ministre de l'Industrie Christian Estrosi, car en plus de risquer d'utiliser des médicaments inadaptés, le consommateur peut se retrouver face à des produits contrefaits et se mettre en danger.

medicamentsSans oublier le fait que l'argent qui va dans les poches des contrefacteurs ne sera pas investi par les laboratoires pour améliorer les véritables produits.

Christian Estrosi a ainsi demandé à ses services de recenser tous les sites Internet pratiquant la vente de médicaments et de les mettre en demeure de stopper leurs activités, voire de passer par la case justice si nécessaire.

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Vos commentaires Page 1 / 3

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patheticcockroach Hors ligne VIP 7663 points
Le #680981
"chasse gardée des pharmaciens pour d'assez évidentes raisons de protection du consommateur" =>ouais, la protection du consommateur comme quand vous venez pour acheter un médicament OTC et que le pharmacien vous réoriente vers un médicament similaire mais 2 fois plus cher... ou alors comme quand dès qu'un médicament n'a plus un tarif sécu ses prix s'envolent (et en plus pas moyen de regarder les prix sans demander au vendeur - un peu délicat mais après s'être fait plumé 2-3 fois on n'hésite plus, finalement). OK pour traquer la contrefaçon, carrément dangereuse dans ce domaine, par contre pas OK du tout pour le monopole des pharmaciens, au moins sur les médicaments non remboursés.
Le #681011
Et si on parlait aussi des médecins qui systématiquement vous prescrivent des médicaments d'une certaine marque, que ce soit antibiotique ou anti-douleur etc...

Mon médecin par exemple, je l'ai remis à sa place y'a quelques mois parce qu'il arrêtait pas de nous refourguer des médoc de marque Sandoz qui en plus étaient pas top pour mon cas personnel, en veux-tu en voila c'était impressionnant, tous les patients avaient obligatoirement cette marque.

Mais le summum c'est une fois il a osé me mentir dans les yeux comme quoi ma marque préféré d'anti-istaminique n'existait plus et donc je devait prendre la marque qu'il me proposait, je suis partie directement à la pharmacie et ils m'ont dit que pas du tout, il est toujours fabriqué et en vente.

Pour nous montrer du doigt niveau trou de la sécu là y'a pas de problème mais les médecins de ce genre y'en a beaucoup trop et ça gène pas plus que ça qu'ils soient engraisser par des marques.
patheticcockroach Hors ligne VIP 7663 points
Le #681021
@Sukebe: il marquait bien "non substituable" sur l'ordonnance? Parce qu'autrement le pharmacien peut te délivrer n'importe quel équivalent (et ils sont censés avoir pour consigne de te proposer systématiquement la substitution par un générique, au moins) - et à mon avis tu devrais même pouvoir choisir toi-même l'équivalent de ton choix (par équivalent j'entends même molécule). Cela dit, les médecins fonctionnent pas mal par habitude: impossible de connaître tous les médicaments, alors on en utilise en priorité 1 ou 2 par classe, qu'on connaît bien (en dehors de quelques cas particuliers, il n'y a pas de raison de s'amuser à alterner délibérément les molécules entre les patients, à part augmenter les chances de se planter en prescrivant un traitement qu'on n'a pas l'habitude de manipuler). Après, ouais, yen a aussi qui sont bornés parfois
Le #681041
En cas il parait qu'on peut se trouver le Vidal sur le net, sauf que c'est illicite aussi
Le #681051
+1 patheticcockroach.

Y'a du lobbying des labos chez les médecins, mais le généraliste n'a pas besoin du clavier sans fil en cadeau. Ce qui se passe généralement c'est la force de l'habitude lié à la connaissance du produit "on a moins d'emmerde avec ce médoc", plus que le fait d'être rincé.

Le #681071
"la protection du consommateur comme quand vous venez pour acheter un médicament OTC et que le pharmacien vous réoriente vers un médicament similaire mais 2 fois plus cher... "

Ce n'est pas exactement ça; vous allez à la pharmacie dans l'intention d'en ressortir avec un médicament sur ordonnance et le pharmacien vous propose un médicament équivalent OTC, donc qui ne nécessite pas d'ordonnance.

"Ou alors comme quand dès qu'un médicament n'a plus un tarif sécu ses prix s'envolent"

Certes, mais ils s'envolent aussi pour le pharmacien... qui dit déremboursement, dit chute drastique des ventes pour les laboratoires pharmaceutiques; plutôt que de fermer totalement les chaînes de production de ces médicaments, ils réduisent la cadence de production et les augmentent leur prix de vente au pharmacien.

"(et en plus pas moyen de regarder les prix sans demander au vendeur - un peu délicat mais après s'être fait plumé 2-3 fois on n'hésite plus, finalement)."

C'est très grave, l'affichage des prix est obligatoire. Le Conseil de l'Ordre se bat depuis des années pour que cette loi soit respectée dans de trop nombreuses pharmacies, de même que l'obligation de délivrer un ticket de caisse au patient.

"Par contre pas OK du tout pour le monopole des pharmaciens, au moins sur les médicaments non remboursés."

C'est éminemment discutable, d'autant qu'il y a des médicaments non remboursés qui ne sont délivrables que sur ordonnance car pas du tout anodins.

"Mon médecin par exemple, je l'ai remis à sa place y'a quelques mois parce qu'il arrêtait pas de nous refourguer des médoc de marque Sandoz"

C'est peut-être Sandoz qui lui a payé son matos informatique ou du moins son logiciel de rédaction d'ordonannces, auquel cas la marque du générique qu'il choisit est systématiquement Sandoz.

"et à mon avis tu devrais même pouvoir choisir toi-même l'équivalent de ton choix (par équivalent j'entends même molécule)"

Ben tiens! Vous savez, si pour vous les médocs sont "gratuits", le pharmacien, lui, les paye aux labos et aux grossistes. De là, vous comprendrez qu'il n'est ni sérieux ni même imaginable de s'attendre à ce que votre pharmacien ait en stock tous les génériques de tous les laboratoires. Quand vous allez à la FNAC, vous n'y trouvez pas toutes les imprimantes de tous les constructeurs d'imprimantes du monde... la pharmacie, c'est pareil.
patheticcockroach Hors ligne VIP 7663 points
Le #681081
@Spyhard "Ben tiens! Vous savez, si pour vous les médocs sont "gratuits", le pharmacien, lui, les paye aux labos et aux grossistes. De là, vous comprendrez qu'il n'est ni sérieux ni même imaginable de s'attendre à ce que votre pharmacien ait en stock tous les génériques de tous les laboratoires."
=>certes il ne l'a pas forcément en stock, mais disponible à la commande il a quand même un certain choix (ou alors c'est ma pharmacie du coin qui est géniale ). Bon ok j'aurais dû être plus clair: libre de choisir *parmi ceux disponibles* (directement ou à la commande).

"Ce n'est pas exactement ça; vous allez à la pharmacie dans l'intention d'en ressortir avec un médicament sur ordonnance et le pharmacien vous propose un médicament équivalent OTC"
=>l'exemple que j'avais en tête: je viens acheter de la pommade au calendula (tarif réglementé ), je repars avec de l'homeoplasmine (tarif escroc). Forcément comme j'étais sonné j'ai pas trop cherché à réfléchir (et bon, c'est pas des sommes énormes non plus, faut dire ). J'ai comparé les prix ensuite: c'est tout simplement 2 fois plus cher. C'est pas dans une pharmacie Leclerc que ça me serait arrivé...

"d'autant qu'il y a des médicaments non remboursés qui ne sont délivrables que sur ordonnance car pas du tout anodins"
=>ceux-là faudrait peut-être revoir leur taux de remboursement ou leur AMM alors... parce que s'ils sont suffisamment inefficaces pour être déremboursés et suffisamment dangereux pour être uniquement sur ordonnance, il doit y avoir un souci au niveau du SMR...

"Certes, mais ils s'envolent aussi pour le pharmacien."
=>Ca n'explique pas pourquoi les prix varient énormément d'une officine à l'autre sur les médicaments déremboursés. Il doit bien y en avoir qui se font (bien) plus de marge que d'autres.

"C'est très grave, l'affichage des prix est obligatoire"
=>Le problème c'est aussi qu'un certains nombre de médicaments OTC ne sont justement pas sur le comptoir, mais au fond des tiroirs. Là autant en tant que patient c'est ch**nt de pas avoir le prix, autant en tant que pharmacien j'imagine qu'il est difficile de réussir à afficher les prix de tous les produits, faute tout simplement de place dans les rayons. Faudrait un truc comme qq catalogues des prix consultables librement je pense.

@Catfax: http://www.vidal.fr/ ?
Anonyme
Le #681091

Protection du consommateur.... et mon Q, c'est du poulet ?


Le #681101
(et en plus pas moyen de regarder les prix sans demander au vendeur - un peu délicat mais après s'être fait plumé 2-3 fois on n'hésite plus, finalement)."

C'est très grave, l'affichage des prix est obligatoire. Le Conseil de l'Ordre se bat depuis des années pour que cette loi soit respectée dans de trop nombreuses pharmacies, de même que l'obligation de délivrer un ticket de caisse au patient.

STOP !
Les médicaments remboursés même seulement à 15% ne sont pas en vitrine ou en rayons ouverts accessibles aux clients
Ceux-ci sont la plupart du temps rangés en rayonnages fermés derrière le comptoir, donc l’affichage n'est pas obligatoire puisque non visibles
Le #681111
"Bon ok j'aurais dû être plus clair: libre de choisir *parmi ceux disponibles* (directement ou à la commande)."

Ah oui, dans cette configuration c'est tout-à-fait le cas, si ça ne vous gêne pas de faire les allers-retours maison-pharmacie pour "rien". Ceci dit j'ai l'impression que votre pharmacien n'est pas doué dans la relation commerciale (hou le vilain mot) avec ses clients.

"=>l'exemple que j'avais en tête: je viens acheter de la pommade au calendula (tarif réglementé ), je repars avec de l'homeoplasmine (tarif escroc)."

D'autant que ce n'est pas vraiment la même chose. Certes, c'est pour les mêmes indications, mais bon...

"=>ceux-là faudrait peut-être revoir leur taux de remboursement ou leur AMM alors... parce que s'ils sont suffisamment inefficaces pour être déremboursés et suffisamment dangereux pour être uniquement sur ordonnance, il doit y avoir un souci au niveau du SMR..."

Vous confondez tout parce que vous simplifiez à l'extrême. L'assertion "remboursé = SMR suffisant et non remboursé = SMR insuffisant" est fausse. N'oubliez pas que les prix des médicaments remboursés sont fixés par la Sécu, qui a intérêt à ce que leur prix soit le plus bas possible, et les labos, qui ont l'intérêt inverse, et que ces négociations dépendent essentiellement du nombre de personnes touchées par la maladie et du coût journalier du traitement. De fait, il peut être bien plus rentable pour un labo, sur un marché de niche, de sciemment refuser le remboursement d'un médicament très performant car il récupère en marge sur le prix libre ce qu'il perd en nombre de prescriptions remboursées.

"=>Ca n'explique pas pourquoi les prix varient énormément d'une officine à l'autre sur les médicaments déremboursés. Il doit bien y en avoir qui se font (bien) plus de marge que d'autres."

L'explication est simple. Grosse pharmacie, beaucoup de clients, beaucoup de boîtes vendues, besoin de beaucoup de boîtes, grosses commandes, grosses remises sur les prix grossistes. Petite pharmacie, peu de clients, peu de boîtes vendues, pas de gros besoin de stock, pas de grosse commande, pas de remise sur les prix grossistes.
On peut aussi raisonner en gammes. Plusieurs labos, produits équivalents, tel je préfère tel labo pour une raison X ou Y, je commande de grosses quantités chez lui, j'ai des remises intéressantes, je revends ces produits moins cher que mon voisin, qui aura lui choisi un autre labo... et vice versa.
Concrètement, c'est un mélange des deux.

On peut discuter pendant des heures de tout ça, des prix, de la concurrence, etc. mais notez simplement ceci: d'après vous, qu'est-ce qui ressemble le plus à une concurrence saine et loyale: deux pharmacies dans lesquelles les prix varient du simple au double pour un même produit, ou deux grandes surfaces dans lesquels les prix sont absolument identiques (ou deux opérateurs de téléphonie mobile, ou FAI, ou concessionnaires automobiles, etc.)?
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Anonyme
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