drapeau Europe UELa Commission européenne se montre aussi circonspecte à l'égard de l'acquisition de Tele Atlas par TomTom que de celle de Navteq par Nokia. Avant de donner son approbation à ce rapprochement, elle en étudie les modalités et évalue l'impact sur la libre concurrence provoquée par le risque d'un quasi-monopole.

Elle a ainsi demandé à TomTom de clarifier un certain de nombre de points garantissant que le marché de la cartographie GPS ne sera pas verrouillé à son seul profit, ce qui va décaler l'approbation de la transaction au mois de mai 2008.


Mêmes contraintes pour Navteq et Nokia

La même problématique se pose pour le rachat de Navteq par Nokia pour plus de 5 milliards d'euros et la Commission européenne a demandé une investigation supplémentaire avant de fournir son précieux aval. Avec seulement deux acteurs sur le marché de la cartographie GPS, un rapprochement avec des fabricants de matériel fait craindre à la Commission une situation défavorable pour la concurrence et une montée des prix.

Les représentants de Nokia ont jusqu'au 28 mars 2008 pour apporter les éclaircissements demandés, sans quoi la Commission européenne lancera une enquête qui retardera d'autant l'acquisition. Contrairement aux autorités américaines qui ont rapidement donné leur feu vert, l'Europe s'inquiète des conséquences de ces deux rapprochements intervenant quasiment au même moment et ne laissant guère de recours aux différents acteurs du marché du GPS.