Cela fait un moment qu'il existe des suspicions concernant le fait que Google paierait afin d'éviter que le module Adblock Plus ne bloque aveuglément ses publicités en ligne. Un point qui avait été démenti à l'été 2013.

Mais dans un article, le Financial Times revient à la charge et assène que Google mais aussi Amazon, Microsoft (Bing) ou encore le réseau publicitaire Taboola rémunèrent l'éditeur allemand Eyeo dans ce but.

InternetDans les faits, Eyeo - qui propose Adblock Plus - ne fait nul mystère d'autoriser par défaut les publicités dites non intrusives via des accords. " Nous travaillons par contrat avec des sites et réseaux de publicité. Ils nous ont promis que leurs annonces publicitaires n'étaient pas intrusives. Ils doivent alors garantir que ces annonces publicitaires vont continuer à respecter nos critères ", peut-on lire dans une FAQ.

Si la gratuité prévaut pour les sites de taille moyenne ou petite, il est précisé " une rémunération par des fonds privés œuvrant pour des publicités non intrusives " et participant à une initiative pour des annonces publicitaires dites acceptables.

Ces accords pour une mise en liste blanche de publicités acceptables sont confidentiels. Le Financial Times cite une entreprise qui a voulu garder l'anonymat. Elle indique que Eyeo a demandé l'équivalent de 30 % des revenus générés en rapport avec l'absence de blocage.

Cette pratique est assimilée à de l'extorsion par certains éditeurs qui veulent attaquer Eyeo en justice. Une initiative outre-Rhin qui a semble-t-il trouvé un écho en France.

Rappelons qu'un utilisateur peut décider de mettre manuellement un site en liste blanche dans Adblock Plus afin de ne pas le priver des revenus publicitaires qui sont parfois pour lui son unique source de revenus, lui permettant de proposer du contenu gratuit pour les internautes.

Selon une étude Opinionway pour Mozoo, le prix d'un Web sans publicité en France a été évalué à 65 € par an pour un internaute. Une somme ne prenant pas en compte le coût de l'abonnement à un fournisseur d'accès à Internet et se basant sur le montant total des dépenses publicitaires en ligne en 2013 (en France).

D'après cette même étude, c'est une somme que les internautes ne sont très majoritairement pas disposés à débourser.

Source : Financial Times