Apple ayant accusé Samsung d'avoir copié le design de son iPhone pour les terminaux de la gamme Galaxy, le groupe coréen s'est employé à montrer que le groupe de Cupertino n'avait pas la primauté du design et ne pouvait donc en faire un argument offensif.

Pour tenter de frapper un grand coup, le fabricant coréen a accusé Apple de s'être inspiré d'idées présentées par les designers de Sony Takashi Ashida et Yujin Morisawa dans un article de BusinessWeek en 2006.

La défense de Samsung affirme que l'article a donné lieu à une modélisation du designer d'Apple Shin Nishibori d'un appareil " à la Sony " allant jusqu'à porter la mention " Sony " sur sa représentation et qui a été choisi par rapport à d'autres projets en concurrence.

iPhone Sony concept Ce qui permet à Samsung d'affirmer que l'iPhone ne peut prétendre à une originalité en vertu du " prior act "  et qu'Apple ne peut donc en revendiquer une paternité. L'argumentation porte en grande partie sur une interprétation des explications des designers de Sony dans l'article.

Et il semble que le tout soit un peu trop tiré par les cheveux pour être pris en compte dans le procès opposant les deux sociétés. Shin Nishibori a refusé d'être présent au procès en tant que témoin malgré une citation à comparaître demandée par le groupe coréen.

Quant à la juge Lucy Koh, qui supervise le procès venant de débuter aux Etats-Unis, elle a fait savoir que cette argumentation ne serait pas présentée au juy chargé de trancher l'affaire. Le blog All Things Digital rapporte la réaction des représentants de Samsung qui se disent très déçus de ne pouvoir développer ce point et qui vont faire appel de la décision, estimant que " les membres du jury ont le droit d'entendre toute l'histoire derrière le développement du design d'Apple ".