L'exercice militaire de grande envergure AsterX vient de débuter ce lundi 4 mars au Commandement de l'espace (CDE) localisé dans la ville de Toulouse. L'exercice durera jusqu'au vendredi 15 mars prochain et il rassemble les armées de 15 pays qui s'engageront dans un scénario de guerre spatiale fictif.

AsterX 2024

Le nom de l'exercice fait référence directe au tout premier satellite français lancé dans l'espace en 1965, baptisé Astérix d'après l'oeuvre de Goscinny et Uderzo. Il s'agit là de la 4e édition de l'exercice qui gagne un peu plus en ampleur et en complexité chaque année.

Un exercice international unique

Plus de 140 participants vont ainsi simuler une guerre spatiale à plusieurs niveaux selon un scénario géopolitique complexe mettant en avant des menaces actuelles et futures. Une grande variété de corps d'armée sont présents : armée de Terre, Marine, cyberdéfense, mais aussi des acteurs du secteur privé comme ArianeGroup ou encore Safran.

Les 15 pays participants ne se limitent pas à l'Europe puisque l'on peut compter le Japon, les États-Unis ou encore les Émirats arabes unis dans la liste. Le CDE commente : "Ensemble, ces acteurs issus d’horizons divers se confronteront aux menaces émergentes pour développer une culture commune des opérations spatiales militaires, fondement d’une solidarité stratégique renforcée."

AsterX 4 proposera 23 événements spatiaux différents et devrait simuler plus de 4000 objets spatiaux pour correspondre à 14 types de menaces identifiées. Il s'agira ainsi pour les équipes de mettre en place des mesures de tir antisatellite, de réaliser des manoeuvres spécifiques dans l'espace, de s'exercer au maniement d'armes à énergie dirigée ou de contrer des cyberattaques.

Le commandement de l'espace précise : "L'objectif, c'est d'abord d'entraîner nos unités spatiales, les unités du commandement. C'est aussi de mettre en œuvre tous nos processus opérationnels internes au commandement de l'espace, mais aussi avec tous nos partenaires extérieurs parce que nous en avons beaucoup".