Le temps s'écoulant entre la demande pour un nouveau service informatique et sa fourniture dans un délai moyen de cinq mois est une source de difficultés pour l'entreprise, selon une étude donnant la parole aux DSI français menée par le cabinet Vanson Bourne.

Les deux tiers des personnes interrogées estiment que cela crée une inertie néfaste pour la productivité de l'entreprise en freinant les capacités d'innovation (36% des réponses), en risquant de faire basculer les clients vers des concurrents plus réactifs (35%) ou en affaiblissant la productivité du personnel (24%).

Etude DSI Ce délai tend à créer une forte pression de la part de la hiérarchie qui oriente principalement les projets vers la réduction des coûts informatiques (51%), la mise en place d'un cloud hybride (37%) ou encore un passage de l'infrastructure de l'entreprise dans le cloud (48%).

Les DSI sont également de plus en plus concernés par les questions de sécurité des données et de leur localisation, thématiques devenues sensibles.

Le délai moyen de cinq mois s'accorde mal avec les évolutions rapides des structures informatiques et la moitié des DSI interrogés reconnaissent craindre la percée d'un concurrent de moindre envergure mais qui aura su déployer plus vite ses ressources informatiques.

Pour s'adapter, les investissements supplémentaires restent un pilier pour accélére le déploiement des projets informatiques (pour 68% des DSI interrogés) mais un plus grande cohérence des demandes avec les objectifs métier est également nécessaire (63%).

Ils sont prêts de 60% à estimer que le recrutement de talents peut permettre de réduire les temps de mise en service des projets et 31% à penser que le DSI devrait disposer de plus de pouvoir par rapport au conseil d'administration.