Maintenant que Facebook est entré en bourse et que le cours s'est largement retrouvé sous le prix d'introduction, les indicateurs de croissance du réseau social sont scrutés à la loupe. Et avec ce départ mitigé, chaque élément peut se transformer en accusation à charge.

Il y a eu l'enquête Reuters / Ipsos suggérant un moindre intérêt d'une partie des utilisateurs, il y a aussi les chiffres issus de Comscore qui suggèrent que la croissance du nombre de nouveaux abonnés aux Etats-Unis n'a été que de 5% sur un an en avril (ce qui représente tout de même 158 millions d'utilisateurs), la plus basse depuis le suivi lancé en 2008.

_facebook_logo Par ailleurs, le temps passé par mois sur le site atteint désormais six heures (toujours aux Etats-Unis), en croissance de 16% sur un an, mais le rythme de progression décroît rapidement d'une année sur l'autre. Cela reste de très bons chiffres au regard d'autres sites à forte affluence mais cela suggère aussi l'approche d'un stade de maturité du réseau social, alors que Facebook a promis de la croissance aux investisseurs pour vendre son entrée en bourse.

Et si les investisseurs étaient bien présents au moment de l'IPO, permettant d'atteindre une valorisation de plus de 100 milliards de dollars ( tombée à moins de 75 milliards de dollars depuis ), c'était aussi avec en tête l'idée que Facebook maintiendrait à terme une belle croissance.

Et si Facebook tire le plus gros de ses revenus du marché US, c'est sans doute sur les marchés internationaux que le réseau social peut espérer tirer le plus de croissance sur le long terme, ainsi que sur les accès mobiles.

Ce dernier élément surtout sera particulièrement suivi par les analystes. D'autre part, certains observateurs estiment que la croissance de Facebook ne se joue plus seulement sur la hausse du nombre d'utilisateurs mais plutôt sur la façon de créer des interactions entre annonceurs et abonnés.

L'exploitation des données personnelles reste cette mine d'or capable de créer des schémas de comportements sur lesquels appliquer des modèles publicitaires mais qu'il faut manier avec prudence si l'on ne veut pas les voir se transformer en motifs pour aller sur des réseaux sociaux concurrents.