Jean-François CopéIl y a peu, la Commission Copé pour la Nouvelle Télévision Publique, présidée par Jean-François Copé et chargée de réfléchir aux nouveaux moyens de financement de la télévision publique, s'est réunie pour aborder la question des contenus et de l'identité des chaînes, mais aussi celle de la gouvernance de France Télévisions. Jean-François Copé dresse un bilan de cette réunion.

La Commission Copé souhaite tout d'abord renforcer l'identité des chaînes de France Télévisions. France 2 restera ainsi la chaîne de télévision généraliste telle que nous la connaissons déjà avec des émissions de divertissement, des séries, des films et des documentaires. France 3 évoluera dans le sens inverse et ne sera plus une chaîne nationale avec des décrochages régionaux, mais une chaîne régionale avec des coupures nationales. À noter à ce sujet, qu'il ne devrait plus y avoir 13 antennes régionales, mais 7. France 4 sera la chaîne de l'innovation, des nouvelles générations et des nouvelles écritures. France 5 continuera d'être la chaîne du savoir et du décryptage, tandis que France Ô conservera son statut de chaîne des cultures et de la diversité. La Commission Copé prévoit également la mise en place de chaînes thématiques notamment axées autour de l'information, de la santé et des sciences.

Concernant la gouvernance de France Télévisions, la Commission Copé préconise que les 49 sociétés qui composent actuellement le service public ne fassent plus qu'une seule et même entité avec un conseil d'administration comprenant 12 membres : un commissaire du gouvernement, un représentant de l'État, deux représentants des salariés et huit personnalités qualifiées issues du monde de l'entreprise. Le conseil d'administration élira le PDG pour cinq ans, parmi les 3 à 5 candidats présentés par le CSA ( Conseil Supérieur de l'Audiovisuel ).

Une prochaine réunion aura lieu le 16 juin prochain, en présence de Patrick de Carolis, l'actuel président de France Télévisions. La suivante du 18 juin permettra de compiler le rapport qui sera rendu le 25 juin à Nicolas Sarkozy. Jean-François Copé espère bien avoir bouclé le dossier d'ici la fin de l'année 2008.